In the fade - Fatih Akin

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Si la fin est quelque peu inattendue, le film est une œuvre fracassante et puissante qui oblige les acteurs à être complètement dévoué à leurs rôles.
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De nos jours, Katja et Nuri vivent le grand amour dans la ville de Hambourg où ils élèvent leurs fils Rocco. D’origine kurde, Nuri travaille dans une petite agence d’un quartier multiculturel. Pour Katja, tout s’effondre lorsque son fils et son mari sont pulvérisés lors d’un attentat à la bombe sur le lieu de travail de ce dernier.

L’effroi est terrible et la douleur insupportable. Bien décidée à comprendre et à faire payer aux responsables le prix de l’assassinat de son mari et de son fils, Katja devra faire face à une procédurale et insidieuse justice. Même si tout rend coupable et semblent désigner sans équivoque comme auteurs du crime les deux accusés, ces derniers seront acquittés par le jury.

De là naîtra l’injustice et l’amertume de devoir vivre avec la certitude que les meurtriers de sa famille n’auront pas à assumer leurs actes. La volonté de vengeance de la femme anéantie fera naître une obsession de réparation à la fois conscientisée et instinctive. Inspiré par la série de crimes racistes qui ont eu lieu en Allemagne entre 2000 et 2009, Fatih Akin présente une œuvre crépusculaire et sans issue.

Si la première partie du film procède comme un thriller, la seconde raisonne de manière beaucoup plus émotionnelle et impose à Diane Kruger qui interprète Katja, une envergure dramatique féminine impériale et une posture de veuve vengeresse très persuasive. Si la fin est quelque peu inattendue, le film est une œuvre fracassante et puissante qui oblige les acteurs à être complètement dévoué à leurs rôles.

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The Florida project - Sean Baker

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De ce film se dégagent une féminité guerrière, une rage intrinsèque et un parfum d’apocalypse imminente. Une chronique sociale très charismatique.
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Derrière la belle carte postale de Disney World Florida, il y a ces pauvres et démunis qui peuplent les motels du coin. L’Amérique des déclassés, victimes de la crise des Subprimes, est ici représentée par les enfants des ces adultes qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Ici on entrevoit l’envers du décor décrépi de la fantasque et luminescente Orlando.

Halley, peu concernée par l’éducation de sa fille Moonie, vit au jour le jour ou plutôt au rythme des vendredi où le loyer du motel doit être payé. La jeune fille, encouragée par les frasques et arnaques en tout genre de sa mère, passe ses journées à traîner avec d’autres gamins des motels environnants.

Derrière la réalité sociale du mal logement le film aborde le sujet de l’enfance avec un rhétorique trash et annonciatrice. Si au travers des enfants on y décèle les défaillances des adultes, ils sont le cœur du récit et incarnent là l’Amérique de demain. Willem Dafoe est extraordinaire en manager concerné. Il veille avec compassion et humanité sur les habitants des lieux mais doit aussi parfois jouer au gendarme lorsque les choses dégénèrent.

Brooklyn Prince dans le rôle de Moonie, en devient, par son jeu éblouissant, le moteur du récit et la pièce maîtresse. Le monde merveilleux de Mickey et Donald prend une droite en pleine face. De ce film se dégagent une féminité guerrière, une rage intrinsèque et un parfum d’apocalypse imminente. Une chronique sociale très charismatique qui lui aura valu une sélection à la quinzaine des réalisateurs du festival de Cannes 2017.

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Le brio - Yvan Attal

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La prestation du duo d’acteurs principaux, Camélia Jordana et Daniel Auteuil, est assez brillante. Au delà de l’aspect caricatural, la comédie demeure intelligente et armée de quelques fantaisie.
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Neïla vit avec sa mère à Créteil. La jeune fille de 20 ans rêve d’une carrière d’avocate et suit ses études de droits à l’illustre université d’Assas de Paris. Dès son arrivée elle se confronte au professeur Pierre Mazard, réputé pour ses provocations et ses dérapages. L’homme est cinglant et sans compassion pour ses étudiants qui le voient comme un homme sadique et cruel.

Menacé d’exclusion par le conseil de discipline pour l’une de ses fameuses humiliations, il devra se racheter et acceptera, pour ce faire, de coacher la jeune étudiante pour le très prestigieux concours d’éloquence. Si la tâche s’annonce ardue, l’obstination et le courage de Neïla n’auront d’égaux que le cynisme et l’exigence de son professeur.

À la fois scandalisée et charmée par son nouveau mentor, elle se dépassera et éblouira ce dernier et l’ensemble des jurés du concours en passant un à un les tours d’élimination. Le film aborde de manière innovante le dépassement de soi de ces jeunes nés de l’autre coté du périphérique. Le brio ou l’histoire de 2 individus que tout oppose et que l’amour du mot va réunir.

Si le long métrage d’Yvan Attal flirte avec le convenu et le politiquement correct, il nous offre de savoureux dialogues entre la banlieusarde et l’intellectuel. La prestation du duo d’acteurs principaux, Camélia Jordana et Daniel Auteuil, est assez brillante. Le troisième personnage du film étant la rhétorique. Au delà de l’aspect caricatural, la comédie demeure intelligente et armée de quelques fantaisie.

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M - Sara Forestier

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L’enjeu du récit est de dépasser ses propres traumas pour assouvir une soif de vivre plus forte que le sentiment de rejet. Un premier très beau film, à fleur de peau, qui ne manquera pas de se faire remarquer.
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Lila est une jeune fille bègue et timide. Lorsque le destin met sur sa route Mo, un homme très charismatique et ayant un fort goût pour l’adrénaline, c’est le coup de foudre entre les deux. Mo, inspirant la tendresse et le respect, va immédiatement la prendre sous son aile.

Si Lila combat son bégaiement et se fait violence pour se faire accepter telle qu’elle est auprès de ses congénères, Mo lui cache un secret inavouable, il ne sait ni lire ni écrire. Si le sujet sur le bégaiement pouvait laisser craindre une certaine sensiblerie, le film touche part l’efficacité de son écriture qui s’assujettie du handicap pour livrer une histoire d’amour des plus singulières.

Sara Forestier, pour son premier film, aura mis huit ans à accoucher de cette œuvre humaniste et brillante de sincérité qui révèle notamment la très remarquée prestation de Rédouanne Harjane. Si le fil rouge du film est le handicap et la marginalité c’est bien de l’acceptation de soi dont il s’agit.

Les personnages d’abord présentés comme réfugiés dans l’ombre et le silence s’accordent de nouveaux droits à travers cette histoire d’amour naissante qui les révèle à eux-mêmes. L’enjeu du récit est de dépasser ses propres traumas pour assouvir une soif de vivre plus forte que le sentiment de rejet. Un premier très beau film, à fleur de peau, qui ne manquera pas de se faire remarquer.

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Demain et tous les autres jours - Noémie Lvosky

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L’auteure interprète elle-même avec brio cette mère perdue et harcelée par ce monde trop conformiste. Un portrait de la folie féminine des plus réussis qui donne cette lumière et ce ton si singulier au film.
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Le film démarre comme une chronique d’une mère perdue sous les yeux de sa fille qui s’efforce de sauver les apparences et tenir à bout de bras cette mère un peu folle et en décalage avec la société qui l’entoure. Mais la mère et la fille s’aiment d’un amour un peu fou lui-même. Elles veillent l’une sur l’autre.

Assez vite la fiction s’imprègne de poésie avec cette chouette qui converse avec la jeune fille, faisant office de bonne fée rassurante. Si cette femme est fragile, elle n’en est que plus touchante dans sa perdition et son extravagance. Se succède de nombreuses scènes à la fois gênantes et émouvantes où cette mère, captivée par sa fille, se laisse aller à ses délires. Mathilde, âgée de 9 ans, se révèle alors être une jeune fille très débrouillarde et pleine d’imagination.

Elle aussi décide consciemment d’être en marge et de répondre à son imaginaire par des actes peu cohérents et adaptés à la situation. Dans cette fable suspendue, à la fois merveilleuse et inquiétante on retrouve là les thématiques chères à Noémie Lvovsky, la maternité, l’enfance, la solitude et une mère à la dérive. La réalisatrice bannît de manière très assumée le coté terre à terre et le rationalisme sans pour autant esquiver le désarroi et la dérive de ses personnages.

L’auteure interprète elle-même avec brio cette mère perdue et harcelée par ce monde trop conformiste. Une justesse dans ce registre qui la connaît bien. Un portrait de la folie féminine des plus réussis qui donne cette lumière et ce ton si singulier au film.

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Les proies - Sofia Coppola

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Dans un style un peu classique, la réalisatrice signe un film sombre et captivant d’une mise en scène impeccable et d’une esthétique splendide.
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Si la guerre de sécession touche à sa fin, les yankees et les confédérés s’opposent toujours lors de féroces bataille en Caroline du Sud. Les quelques pensionnaires d’une maison de jeunes filles recueillent un soldat yankee blessé dans leur grande demeure. Alors que la directrice prend en charge les soins de l’homme assez mal en point, une atmosphère de tensions sexuelles et de rivalités apparait au sein des jeunes filles et des deux femmes de la maison.

Trop affaibli, l’homme ne peut se déplacer et reprendre la route. Martha Farnsworth, la propriétaire, décide de ne pas le remettre aux troupes des confédérés et lui donner refuge jusqu’à ce qu’il soit en mesure de repartir par ses propres moyens. La présence de cet homme sensible et éduqué n’aura de cesse que de pousser les esprits vers des confrontations jusqu’au jour où un incident provoquera un net changement du rapport de force. Sofia Coppola signe là une œuvre très féminine.

Si l’œuvre littéraire de Thomas Cullinan avait déjà été adaptée à l’écran par Clint Eastwood, celui si avait rendu compte du récit à travers le regard de l’homme recueilli. Tour à tour séductrices puis cibles, les héroïnes des Proies tombent sous le joug du soldat blessé qui vient perturber leur quotidien.

En ces temps difficiles et incontrôlables le cocktail de jalousie, vanité et orgueil construit un piège qui va se refermer sur ces femmes. Dans un style un peu classique la réalisatrice signe un film sombre et captivant d’une mise en scène impeccable et d’une esthétique splendide.

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Ava - Léa Mysius

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La grâce juvénile de la comédienne Noée Abita dévore avec hâte et ardeur l’instant présent. Une interprétation remarquable qui n’aura pas échappé au jury du dernier festival de Cannes.
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Ava est une jeune fille de 13 ans qui se cherche. Avec sa mère et sa petite sœur elles passent toutes trois des vacances au bord de l’océan. Un été assez banal si ce n’est qu’elle va apprendre qu’elle est atteinte d’une maladie dégénérative de la rétine et qu’elle va progressivement perde la vue. La nouvelle est un choc pour sa mère qui décide que ces vacances seront inoubliables pour la jeune fille.

Pour autant, Ava, observatrice et curieuse du monde qui l’entoure, cherche les émotions qui la feraient se sentir vivante. La jeune fille qui se sait en sursit sent en elle un vide. Le monde semble s’obscurcir avec l’arrivée de cette cécité. Pour Ava, l’évasion et le frisson se trouvent au coin d’un blockhaus et d’une dune de sable auprès d’un jeune gitan qui fuit les problèmes au sein de sa communauté. L’éveil sexuel, la folie douce de l’ivresse et du chahut rempliront ces dernières images de vacances.

Pour elle, l’aventure c’est maintenant ou jamais. Soudain, tout va vite pour la jeune insolente. Émouvante, l’adolescente deviendra cet été une jeune femme. Le premier film de Léa Mysius est un coup d’éclat. Elle fait preuve d’un sens aigu de la mise en scène. Fugue voluptueuse, fable allégorique et apocalyptique proposent une vision sophistiquée et sentimentale de l’apprentissage et de la découverte.

La grâce juvénile de la comédienne Noée Abita dévore avec hâte et ardeur l’instant présent. Une interprétation remarquable qui n’aura pas échappé au jury du dernier festival de Cannes.

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L'amant double - François Ozon

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Si le réalisateur force le spectateur à sortir de la passivité, il le pousse à entrevoir une série de violences psychologiques favorisant une spiritualité bâtie sur un jugement plus personnel de l’œuvre.
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Chloé, une jeune femme fragile et en proie à la dépression, entreprend une psychothérapie auprès de Paul son thérapeute dont elle tombera amoureuse. Installés ensemble et en apparence comblés, le couple est épanoui et Chloé semble aller beaucoup mieux. Très vite, la jeune et belle femme enfin heureuse en amour, se met à douter de la véritable identité de son amant.

Elle découvre que Paul a occulté des parties de son existence et l’aperçoit dans des lieux étranges. La jeune femme va alors se mettre en quête de découvrir la vérité sur son amant. Si le personnage de Chloé est comme rongée de l’intérieur par un mal, la thérapie ne la délivrera pas de son mal être.

Paradoxalement, ce que le thérapeute fait de bien, il le déconstruit peu à peu pour livrer la jeune femme à des douleurs plus douloureuses et plus profondes. Ozon signe un film déconcertant et affabulateur. Au spectateur de décrypter les images et leur sens. À lui de faire face au mensonge narratif afin de se créer son propre jugement sur l’histoire du personnage de Chloé.

Comme souvent avec Ozon, on a presque toujours deux films, celui qu’il distille et celui qu’il dissimule. Si le réalisateur force le spectateur à sortir de la passivité, il le pousse à entrevoir une série de violences psychologiques comme pour favoriser une spiritualité plus consolidée et bâtie sur un jugement plus personnel de l’œuvre.

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Je danserai si je veux – Maysaloun Hamoud

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Juste et audacieux, le film reste sobre, loin de la démagogie des extrêmes qu’il dénonce. Une œuvre formidable et libératrice !
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Au cœur de Tel Aviv, deux jeunes femmes palestiniennes, qui partagent un appartement et un goût prononcé pour la vie nocturne, s’apprêtent à recevoir une nouvelle colocataire. Il y a Leila la travailleuse et indépendante, Salma barmaid et lesbienne et Nour une jeune étudiante en informatique.

Leila est une redoutable avocate qui fait chavirer les cœurs mais qui se désespère d’avoir à faire à des hommes non libérés du poids des traditions patriarcales. Salma elle, vit de petits boulots et mène une vie de plaisir mais doit faire face à une famille chrétienne très pieuse qui ne tolère pas son homosexualité. Nour est une musulmane très pratiquante promise à un mariage avec un homme qu’elle n’a pas choisi et qu’elle rejette.

Ces trois héroïnes pourraient être des personnes banales excepté qu’elles sont palestiniennes et qu’elles vivent dans une société rongée par le conservatisme. Elles ont toutes peine à se libérer d’une pression sociale, religieuse ou morale dans cette société israélienne machiste et sous tension permanente. Si leurs portraits vifs et évocateurs révèlent une envie d’être affranchie et désinvolte, elles ne sont pour autant pas des stéréotypes.

Le premier film de Maysaloun Hamoud joue la carte du féminisme et de la subversion. S’évader à travers la drogue dans les vapeurs alcoolisées de la bouillonnante Tel Aviv est un moyen de montrer les ambivalences et l’ambigüité de l’émancipation féminine. Juste et audacieux, le film reste sobre, loin de la démagogie des extrêmes qu’il dénonce. Une œuvre formidable et libératrice !

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Jour J - Reem Kherici

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Les habituelles ficelles de la comédie de mariage sur fond de trio amoureux sont volontairement abandonnées pour laisser place à plus de modernité dans l’écriture et la mise en scène.
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Matthias et Alexia sont en couple depuis des années, et pour la première fois, Matthias la trompe avec Juliette une wedding planer. Le lendemain à son retour au domicile, Alexia trouve la carte de Juliette. Matthias ne sait alors quoi inventer et se laissera porter par la supposition que ce dernier veut la demander en mariage. Au pied du mur, ce dernier ne la contredit pas.

Matthias et Alexia vont donc demander à Juliette d’organiser la cérémonie du mariage. Le temps des préparatifs et des nombreuses visites de lieux pour planifier l’évènement Matthias va se rapprocher de plus en plus de Juliette pour laquelle de réels sentiments naissent. Matthias se verra complètement embourbé dans une situation semi grotesque et joviale jusqu’à ce qu’il ait à prendre une décision pour les autres et lui-même.

Tous les ressorts de la comédie sont là. Après le joli succès de Paris à tout prix, Reem Kherici signe sont deuxième long métrage. On ne peut nier que la jeune réalisatrice maîtrise une certaine plume et le sens du gag. Les habituelles ficelles de la comédie de mariage sur fond de trio amoureux sont volontairement abandonnées pour laisser place à plus de modernité dans l’écriture et la mise en scène.

Le casting est lui assez scintillant avec en chef d’orchestre Nicolas Duvauchelle dans le rôle de l’éperdu amoureux indécis. Un choix ambitieux et caractéristique de Reem Kherici avec qui forcément il faudra compter sur la scène du cinéma français. Une comédie romantique générationnelle, bien visée et revigorante.

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