YEGG Magazine

Le féminin rennais nouvelle génération

Février 2017

Coup de cœur

Aux petits soins, pour l’accompagnement des enfants sourds à l’hôpital

L’association rennaise des parents d’enfants déficients auditifs (APADEDA) a participé au prix Klesia Accompagnement handicap 2016 et a remporté le prix « Prévention ». L’initiative proposée : Aux petits soins, un livre en version papier et en version numérique sur le thème de l’hôpital « pour faire le lien entre les familles d’enfants sourds et les professionnels du milieu hospitalier », comme l’explique Olivia Le Divelec - fondatrice du projet et présidente de l’APADEDA Rennes - en Langue des Signes Française, dans une vidéo de présentation.

L’hôpital peut être une épreuve éprouvante pour les enfants, d’autant plus lorsque la communication entre le personnel et eux est altérée. Ainsi l’ouvrage, qui devrait être publié fin 2017 aux éditions Goater et réalisé avec l’aide de la compagnie rennaise 10 doigts, sera personnalisable et ludique – à l’aide d’autocollants, de jeux, d’activités, etc. - dans l’objectif d’aider les enfants sourds à comprendre précisément les étapes de leur parcours de soins et établir une communication et une relation de confiance avec les professionnel-le-s.

Dans la vidéo, à découvrir sur le site du prix Klesia ou sur le site de France 3 Bretagne, l’éditeur Jean-Marie Goater explique clairement les ambitions créatives et innovantes de ce projet qui intervient auprès de l’enfant dès sa préparation à l’entrée à l’hôpital et ce jusqu’à sa sortie. Une excellente initiative !

Coup de gueule

Paye ton sexisme omniprésent !

Depuis maintenant 7 ans, on assiste sur la toile à une déferlante des blogs dénonçant le sexisme de cette société toujours bercée par l’hétéropatriarcat. Que l’on ne se méprenne pas, la naissance de la famille Paye ta shnek, Paye ton utérus, Paye ta robe, Paye ta blouse, Paye ta fac, Paye ton taf ou encore Paye ton journal, nous ravit puisqu’elle suscite - par les nombreux témoignages décrivant des situations de sexisme vécues dans la rue, l’accès aux soins, le milieu hospitalier, l’université, le travail ou les rédactions – une prise de conscience et établit une preuve tangible que la misogynie n’est pas seulement l’apanage des classes populaires comme l’ont souvent sous-entendu les reportages sur le sujet ou les discours politiques…

Ses plateformes d’expression révèlent donc un sérieux problème d’éducation et les préjugés sexistes et de genre se répandent encore et toujours comme une trainée de poudre, dans tous les milieux de la société. Il est impensable en 2017 qu’un chargé de TD en cours d’histoire du droit lâche que « l’avantage des lois, c’est qu’on peut les violer sans qu’elles ne crient », qu’un infirmier demande à une stagiaire « Est-ce que tu aimes l’escalade ? C’est pour savoir si tu voulais bien me grimper dessus. », qu’un directeur ne regarde que la photo de CV et conclut un entretien d’embauche par « Et en plus vous êtes jolie ! » !

Le sexisme ordinaire est omniprésent et bien plus que pesant. Ras-le-bol !