YEGG Magazine

Le féminin rennais nouvelle génération

Sautes d'humeur

Coup de cœur

Place aux livres

La place Hoche va-t-elle devenir the place to be à Rennes ? En tout cas que ce qui s'apparente aujourd'hui à un vague terrain minéral sans identité, abritant 777 places de parking, devrait (enfin) prendre de la couleur. Depuis le 26 août, la vingtaine de bouquinistes et le carrousel de la voisine Sainte-Anne ont migré, travaux pour la deuxième ligne de métro obligent, à quelques mètres en direction du nord. Si les vendeurs craignent fortement et légitimement ce déménagement forcé dans un espace où les pavés et les arbres ne sont pas rois et surtout le passage moins important, on peut toutefois se réjouir de ce changement. La place Hoche, jusqu'à présent sans réel esprit ni visage va devenir plus conviviale, plus animée... plus jolie ! Elle ne sera plus seulement l'apanage des étudiants en Économie, des banques ou encore des auto-écoles. On imaginerait presque y voir fleurir les terrasses et commerces de proximité qui avaient décidé de se faire la malle. Hoche pourrait finalement être la réelle bénéficiaire de la construction de la ligne B en développant ses activités, là où ses consœurs du centre ville Sainte-Anne et Saint-Germain risquent de s'endormir à petit feu en attendant 2019 et la fin des ouvrages. Une nouvelle page s'écrit pour la place Hoche. Sans rature cette fois ?

Coup de gueule

Des viols, un buzz...

Depuis le 30 août, un Tumblr agite la toile. Pauline, 27 ans, a créé « Je connais un violeur », un blog sur lequel les femmes victimes de viol peuvent décrire leur agresseur. Cet ami, ce proche, ce membre de la famille, ce garçon aux allures de gendre idéal… L’objectif étant de dresser un portrait du violeur « ordinaire ». Loin de l’image des « types louches dans des parkings sombres », explique la créatrice du Tumblr, sur le site de 20 Minutes. Sur la page d’accueil, elle s’appuie sur les chiffres : « Dans 67% des cas, le viol a lieu au domicile de la victime ou de l’agresseur, qui est un ami ou un proche. Dans 80% des cas, l’agresseur était connu de la victime ». En quelques jours, les témoignages s’accumulent, les articles se multiplient et les réactions fusent, côté réseaux sociaux. Le blog percute par la puissance de son initiative. Sur Twitter, on peut même voir des messages de prévention, comme ceux de Sophie Barel, étudiante à Lisaa Rennes : « Au fait les rennaises, faites attention aux renfoncements de portes dans les rues, le soir. J’me demande si y a pas un mec qui s’amuse à choper des nanas en les attrapant au moment où elles passent. Il lui fout la gueule dans un mur pour la calmer et attouchement ». Cet engouement ne peut être que positif pour les femmes mais la prise de conscience doit-elle et peut-elle se susciter uniquement au détour d’un buzz ? Pas sûr. C’est un début, paraît-il…