YEGG Magazine

Le féminin rennais nouvelle génération

Sautes d'humeur

Coup de cœur

Le retour du Roi Arthur

Bonne nouvelle ! En 2013, le festival du Roi Arthur revient à Bréal-sous-Montfort après un an d’absence. En effet, l’édition 2011 avait mal commencé, la pluie ayant fait des ravages sur le site de l’événement (50 mm d’eau en 48h, soit l’équivalent de ce qui tombe au mois d’octobre, nous a précisé Sylvain Guilloteau, président de l’association du festival du Roi Arthur). Forcés d’annuler la première soirée par sécurité, les organisateurs ont accusé un déficit de 100 000 euros, cette année-là, même si 12 000 festivaliers étaient présents le jour suivant. En 2012, l’épée était donc replantée dans son rocher, endormie, mais pas pour très longtemps. Bonne nouvelle donc pour les adeptes du festival qui vont retrouver les 30 et 31 août prochains un événement tout neuf, en intérieur cette fois, dans le centre culturel de Bréal. Changement radical de décor mais obligatoire pour remettre le compte de l’association à flots et pouvoir espérer retrouver la manifestation en plein air dans les années à venir. Le budget s’élève à environ 70 000 euros pour 2013, contre 450 000 euros en 2011, expliquant ainsi les modifications de cette édition pour laquelle il faudra se bousculer, la jauge étant limitée à 1 200 entrées. Pourtant, réjouissons-nous, la proposition restera quasiment identique : deux soirs de concerts aux mêmes prix (15 euros la soirée, 25 euros le week-end) et l’accès gratuit au Village vous réservant de nombreuses animations au long de la journée. La programmation pourrait connaitre quelques bouleversements. Pour Sylvain Guilloteau, peu d’espoir d’avoir des groupes internationaux mais pas de doutes que des groupes nationaux et locaux viendront se rallier à la cause du Roi Arthur. Pour nous, l’espoir d’un festival qui se relève malgré les difficultés !

Coup de gueule

Dernière tournée

Rennes ville rock. Argument maintes et maintes fois entendu dans la bouche des rennais pour qui le Mur de Berlin n’est pas encore tombé. Propos également tenus par ceux qui promeuvent l’esprit jeune, rebelle et bohème de la cité. L’adjectif est sans doute aujourd’hui dépassé. À la limite de l’anachronisme. Pour l’étu­diant des années 70-80 qui revient errer dans les rues de la capitale bretonne, les choses ont bien changé. Trop changé ? “Vieux réac’”, “conser­vateur”, direz-vous. Mais ce mois de février fut triste pour les (nombreux) pilliers de comptoir qui aiment (aussi) profiter de la musique. Annulations de concerts, fermeture d’établissements… la norme serait à l’assagissement. Finis les allers-retours entre la Salle de la Cité et le bistrot du même nom rue Saint-Louis. Jusqu’à l’hiver pro­chain, aucune représentation pour cause de tra­vaux ! Les anciens locaux de la CGT, qui touchent les murs de La Cité vont s’effacer au profit d’une crèche. Surement nécessaire, mais pourquoi dans ce lieu ? L’établissement sera désormais ouvert sur la rue Saint-Louis. Finis aussi les murs crades à l’odeur douteuse qui protègent La Cité. Esprit rock es-tu là ? En tout cas, il n’est pas non plus rue Paul Bert : on a appris lundi 25 février que La Quincaillerie générale était menacée de ferme­ture administrative. Ce bistrot qui accueille aussi des concerts a fait l’objet de plaintes du voisinage pour nuisances sonores. Ils sont dorénavant inter­dits. “La Quincaillerie générale sommée de la fer­mer” comme l’écrit Rodrigues Pailhes, patron du bar, sur la page Facebook de son établissement. “Nous nous retrouvons au commissariat (…) parce que quelqu’un a joué de la guitare ou du piano. Que voulons-nous ? Une ville silencieuse ?” poursuit-il. Ce n’est pas le premier troquet qui ferme pour ce motif, ce ne sera surement pas le dernier non plus. Quelle tristesse !