L’enjeu du récit est de dépasser ses propres traumas pour assouvir une soif de vivre plus forte que le sentiment de rejet. Un premier très beau film, à fleur de peau, qui ne manquera pas de se faire remarquer.

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L’enjeu du récit est de dépasser ses propres traumas pour assouvir une soif de vivre plus forte que le sentiment de rejet. Un premier très beau film, à fleur de peau, qui ne manquera pas de se faire remarquer.
L’auteure interprète elle-même avec brio cette mère perdue et harcelée par ce monde trop conformiste. Un portrait de la folie féminine des plus réussis qui donne cette lumière et ce ton si singulier au film.
Dans un style un peu classique, la réalisatrice signe un film sombre et captivant d’une mise en scène impeccable et d’une esthétique splendide.
La grâce juvénile de la comédienne Noée Abita dévore avec hâte et ardeur l’instant présent. Une interprétation remarquable qui n’aura pas échappé au jury du dernier festival de Cannes.
Si le réalisateur force le spectateur à sortir de la passivité, il le pousse à entrevoir une série de violences psychologiques favorisant une spiritualité bâtie sur un jugement plus personnel de l’œuvre.
Juste et audacieux, le film reste sobre, loin de la démagogie des extrêmes qu’il dénonce. Une œuvre formidable et libératrice !
Les habituelles ficelles de la comédie de mariage sur fond de trio amoureux sont volontairement abandonnées pour laisser place à plus de modernité dans l’écriture et la mise en scène.
À travers le regard aigue du cinéaste qui scrute son personnage, c’est bien la pensée et l’argumentaire du parti d’extrême droite qui sont visés.
Loin d’une démonstration d’acting, la talentueuse Déborah François incarne ici une Fleur de tonnerre multiple et complexe, traumatisée, malmenée, mais aussi sensible, dévouée, machiavélique et angoissante.
Les qualités que l'on connaît et reconnaît de Sara Forestier dans tous ses rôles sans exception ne suffisent à effacer les traits caricaturaux de cette histoire un peu trop fouillie.