Louis-Julien Petit signe un premier film ambitieux et inscrit dans un contexte de dureté économique et sociale. Le scénario aborde la crise sans pour autant proposer un réel point de vue.

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Louis-Julien Petit signe un premier film ambitieux et inscrit dans un contexte de dureté économique et sociale. Le scénario aborde la crise sans pour autant proposer un réel point de vue.
L’actrice se révèle être formidable et cache derrière le cambouis sur les joues une force indomptable. Une épopée maritime qui n’est autre qu’un transport amoureux.
Avec beaucoup de nuances et de sensibilités, elle garde face au chaos un regard humaniste et bienveillant. Si parfois la romance des faits est légèrement caricaturale, la réalisation reste sobre et épurée.
La question du rapport au corps est très présente et c’est bien là la force du discours car le film ne renouvelle pas le regard sur la banlieue et ne s’astreint pas à représenter une certaine authenticité.
Le rythme est bien mené, on ne s’ennuie pas et on adore le suspens tragicomique du dénouement. Un premier film percutant et audacieux.
Sans complaisance et dans l’instabilité permanente de l’émotion, Party Girl transpire le désir de romanesque.
Ken Loach reste maître de la poésie humaniste autour d’une justice sociale revendiquée et appuyée par les combats de l’histoire.
Si l’idée est simple - une sorte de mosaïque contemporaine et moderne de la féminité - ce qu’il en sort est nauséabond de clichés.
Alexandre Arcady pose les fondements du crime qui, selon lui et cette famille française et républicaine, relève d'un crime antisémite.
La galerie de personnages ne rattrapera pas la fragilité du discours et l’austérité du récit qui agace par son manichéisme.