Sa voix tantôt grave, tantôt aigue, mais toujours chaude et maitrisée, soul et blues, résonne et donne la profondeur et l’intensité qui constituent le talent de Monika.

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Sa voix tantôt grave, tantôt aigue, mais toujours chaude et maitrisée, soul et blues, résonne et donne la profondeur et l’intensité qui constituent le talent de Monika.
On se laisse volontiers guider par sa voix et les notes presque pincées de la guitare folk dans l’exploration d’un monde réaliste et emprunt d’émotions palpables et de plaies ouvertes.
L’énergie est brute, l’univers sombre, comme on l’aime chez elle. Son EP s'inscrit dans la même lignée onirique et dark où elle poursuit d’explorer son obsession pour le thème de l’amour. Transcendant.
En gardant son côté aérien, elle quitte peu à peu le monde féérique qu’elle avait bâti et s’ouvre à un espace plus en relief dans lequel elle absorbe joie, mélancolie et douleur. Tout prend sens.
La voix de la musicienne, légèrement rocailleuse, chaude et authentique guide et accompagne les 10 chansons qui nous racontent, sans jugement, l’Amérique modeste.
Le frisson nous saisit, envahit le corps, enivre et transcende. Son disque sonne comme un voyage initiatique et hypnotique, entre musique expérimentale et folk psychédélique.
Si on appréciait ponctuellement son rock survolté, on s’avoue séduits par le virage radical opéré par la jeune chanteuse qui semble n’avoir pas encore complètement exploré toute la profondeur de sa fragilité. Une bonne nouvelle pour la suite.
Homeland est de ceux que l’on écoute pour danser, rêver, voyager, par une chaude nuit d’été ou lors d’une soirée conviviale autour d’un apéro qui s’éternise.
La musique de la jeune artiste rappeuse est rafraichissante, pêchue et entrainante, et transmet généreusement force et esprit vainqueur.
Résolument rock, l’album nous tire de toute monotonie, attire notre pleine attention, concentrée sur les textes autobiographiques, et nous subjugue. Une merveille.