Écumes - Ingrid Chabbert et Carole Maurel

Posts section: 
List image: 
Summary: 
Si Écumes navigue dans les eaux troubles d’une problématique doublement taboue, l’auteure et la dessinatrice nous bercent dans les vagues apaisantes de la résilience et de l’humanité.
Text: 

Ça y est, elles vont enfin avoir l’enfant désiré depuis si longtemps. Malheureusement, ce bonheur sera de courte durée. Elles ne connaitront jamais cet enfant. Va alors s’en suivre une longue période de reconstruction, de doutes et de douleurs, qui vont remplir de nombreux carnets.

Inspirée par son histoire personnelle, Ingrid Chabbert livre ici un roman graphique aussi poétique que haletant, tant la situation nous saisit. Au fil des pages, les émotions se multiplient et se décuplent, le choix du noir et blanc ponctué de quelques couleurs mettant en relief les ressentis et les étapes du deuil.

La bande dessinée nous interroge de par tous les détails implicites : quel parcours les couples lesbiens doivent-ils affronter pour accéder à la parentalité ? Quand mettra-t-on réellement le sujet de la procréation médicalement assistée pour les homosexuelles sur le tapis en France ?

Si Écumes navigue dans les eaux troubles d’une problématique doublement taboue – homoparentalité / perte d’un enfant – l’auteure et la dessinatrice nous bercent dans les vagues apaisantes de la résilience et de l’humanité.

Main image: 

Une vie avec Alexandra David-Néel - Fred Campoy et Mathieu Blanchot

Posts section: 
List image: 
Summary: 
Un double portrait parfaitement orchestré, un hommage au courage et au dépassement, ce diptyque est un régal dont il ne faut absolument pas se passer.
Text: 

Intellectuelle, auteure, orientaliste et exploratrice, Alexandra David-Néel est la première femme européenne à avoir séjourné dans la cité interdite de Lhassa, au Tibet, en 1924, après avoir passé 14 ans à s’aventurer sur les chemins, connus et inconnus, dégagés ou extrêmement dangereux, des terres et cimes asiatiques.

En février 2016, les éditions Grand Angle publiaient le premier tome de la BD Une vie avec Alexandra David-Néel, raconté par Marie-Madeleine Peyronnet, au chevet et au service de l’exploratrice durant les 10 dernières années de sa vie. On se ravit de découvrir cette année, la suite et fin des aventures de ce duo de feu.

Au-delà des voyages, Fred Campoy, auteur, et Mathieu Blanchot, dessinateur, nous invitent à découvrir le tempérament tumultueux, intrépide et sensible de l’aventurière et la relation affectueuse qui va l’unir à tout jamais à sa dame à tout faire, qui aujourd’hui se bat pour continuer de faire vivre l’âme de son mentor.

Un double portrait parfaitement orchestré, un hommage au courage et au dépassement ainsi qu’une invitation à l’évasion et à la réalisation de nos rêves, ce diptyque est un régal dont il ne faut absolument pas se passer.

Main image: 

Comment va le monde ? - Laure Flavigny – Jessie Magana – Aurélie Boissière – Séverine Assous

Posts section: 
List image: 
Summary: 
Un véritable guide ludique qui accompagne les enfants tout au long de leur construction personnelle et de leur apprentissage. Et les adultes trouveront également leur compte !
Text: 

L’atlas imaginé et rédigé par Laure Flavigny et Jessie Magana, cartographié par Aurélie Boissière et illustré par Séverine Assous est un véritable guide ludique qui accompagne les enfants tout au long de leur construction personnelle et de leur apprentissage. Et les adultes trouveront également leur compte au fil des 22 cartes que l’on scrute, détaille et observe un long moment, avant de refermer le bouquin et d’y revenir plus tard.

Ainsi, c’est une invitation à de multiples voyages que nous lancent les quatre réalisatrices de l’ouvrage. On se balade avec joie, nostalgie, tristesse, terreur et espoir d’un pays à l’autre, d’un continent à l’autre, d’une problématique à une autre, d’un mode de vie à un autre. La migration, la mondialisation, la répartition des richesses, le travail des enfants, la parité au Parlement, mais aussi les langues, les habitudes alimentaires, les danses, les religions, etc.

Sans oublier la préservation de la planète et de ses ressources, en proposant un tour d’horizon des alternatives naissantes aux quatre coins de la planète. La preuve que l’on peut parler de tout aux enfants et faire résonner le discours sur les adultes. Un outil incontournable !

Main image: 

Bugaled Breizh 37 secondes - Pascal Bresson & Erwan Le Saëc

Posts section: 
List image: 
Summary: 
On retient notre souffle en suivant rigoureusement l’enquête mené par un journaliste local et on milite avec tou-te-s les protagonistes pour que la vérité soit révélée. Par respect des naufragés, des familles et de la Justice.
Text: 

« Serge, on chavire ! » Le 15 janvier 2004, le capitaine du Bugaled Breizh lance un appel de secours à un chalutier voisin. En 37 secondes, le bateau de pêche finistérien fait naufrage, entrainant la mort des 5 membres de l’équipage. La principale hypothèse : un sous-marin serait la cause de ce drame humain qui va tourner à l’affaire d’état et au secret Défense.

Veuves, sœurs et enfants des victimes se battent dans l’ombre depuis 12 ans pour faire éclater la vérité sur cette journée funeste. L’auteur malouin Pascal Bresson, fasciné depuis longtemps par les histoires liant l’humain à l’injustice, saisit une nouvelle fois sa plume pour réaliser le roman graphique Bugaled Breizh, 37 secondes, et faire rejaillir les zones d’ombre qui planent sur l’affaire.

Grâce à ses précisions et ses nombreuses recherches, et grâce aux dessins en noir et blanc de l’illustrateur brestois Erwan Le Saëc, on retient notre souffle en suivant rigoureusement l’enquête mené par un journaliste local, ancien ivrogne aliéné par la mort de sa femme dont il est à l’origine, et on milite avec tou-te-s les protagonistes pour que la vérité soit révélée. Par respect des naufragés, des familles et de la Justice.

Main image: 

Rien que la mer - Annick Geille

Posts section: 
List image: 
Summary: 
L’auteure fait brillamment retentir l’émotion et la brutalité des faits avec éclat et calme. Malgré la violence, une sorte de sérénité nous enveloppe jusqu’à trouver l’apaisement à la fin de l’œuvre.
Text: 

Son livre est déroutant. Bouleversant. Annick Geille est journaliste et écrivaine. Et fille de marin. Ce qui transparait tout au long du récit construit, ou plutôt déconstruit, autour de la mer. Autour de la relation d’un père et de sa fille, tous les deux submergés par la violence des événements de leur vie respective et commune.

Lui était embarqué à bord du Strasbourg en 1940 lorsque la marine britannique a orchestré le massacre de la flotte française mouillant dans le port de Mers el-Kébir (Algérie). Il a survécu mais sa vie a basculé face à l’ignominie et l’injustice de cet acte. Soixante ans plus tard, sa fille attend dans un hôtel bordant la côte bretonne, son mari qui ne reviendra plus.

Détruite par cet abandon justifié d’aucune explication, elle va pourtant trouver le courage d’avancer. L’auteure fait brillamment retentir l’émotion et la brutalité des faits avec éclat et un calme redoutable dans ses descriptions transcendantes. Malgré la violence, une sorte de sérénité nous enveloppe jusqu’à trouver l’apaisement à la fin de l’œuvre, main dans la main avec les protagonistes.

Main image: 

Paris capitale underground - Jean-Claude Lagrèze

Posts section: 
List image: 
Summary: 
Au cours de soirées festives, de concerts ou de rencontres, il capte des moments sublimes et subtiles d’une grande pureté qui délivrent la sensation de goûter à la magie et l’effervescence d’une époque révolue.
Text: 

« Ce livre, tel que vous l’avez entre les mains, c’est plus qu’une vie, c’est la vie de quelqu’un qui a fait, c’est plus que la majorité des vies. », écrit, dans le préambule, Pascal Lagrèze qui co-dirige aux côtés de Sabine Morandini cet ouvrage dédié à son frère, Jean-Claude Lagrèze.

Paris capitale underground est une incroyable rétrospective des clichés de ce créatif décédé trop tôt – à 36 ans – qui, dans les années 80 et 90, a su saisir par le noir et blanc principalement, ce bouillonnement artistique impalpable qui caractérise cette période emblématique de l’après voguing et l’après pop et du temps venu du punk, la new wave, du hip hop ou encore de la techno.

On y côtoie alors des icones, comme Béatrice Dalle, Iggy Pop, Régine, David Bowie, Madonna, Bashung, Nina Hagen, Gainsbourg ou encore Julie Delpy… Au cours de soirées festives, de concerts ou de rencontres, il capte des moments sublimes et subtiles d’une grande pureté qui délivrent, au fil des 240 pages publiées aux Éditions de La Martinière, la sensation de goûter - ne serait-ce que du bout des yeux – à la magie et l’effervescence d’une époque révolue.

Main image: 

La révolution dans la peau - Serge Rubin

Posts section: 
List image: 
Summary: 
L’ouvrage se dévore, rappelant ainsi une partie de l’histoire de France et de ses colonies qu’il est bon de ne pas oublier. Une histoire de choix, de convictions et de liberté qui fait du bien, aux petit-e-s comme aux grand-e-s.
Text: 

1789. Lucile est une jeune femme Blanche qui vit en Guadeloupe. Elle s’enthousiasme à l’idée d’épouser son voisin Pierre, à la condition irréprochable. Ensemble, ils aspirent à une vie prospère entre le fruit de leur exploitation de canne à sucre et la maitrise de leurs esclaves nègres marrons, pour qui elle n’a pas d’empathie, si ce n’est pour Rose, sa nounou.

Petit à petit, Lucile, éduquée libre, se désole de l’obéissance qu’elle doit systématiquement à son époux. La même obéissance qu’un esclave doit à son maitre. Et lorsque, enceinte, elle découvre qu’elle est en réalité une femme Noire à la peau blanche, sa prise de conscience fera basculer son existence.

L’auteur se saisit de la collection pour enfants « Livres et égaux » de la maison d’édition Talents hauts, pour mettre en perspective, avec finesse et intelligence, l’égalité entre les femmes et les hommes ainsi que l’égalité entre les Noir-e-s et les Blanc-he-s.

Et l’ouvrage se dévore également lorsque l’on est adulte, rappelant ainsi une partie de l’histoire de France et de ses colonies qu’il est bon de ne pas oublier. Une histoire de choix, de convictions et de liberté qui fait du bien, aux petit-e-s comme aux grand-e-s.

Main image: 

Grâce à elles - Sophie Degano

Posts section: 
List image: 
Summary: 
Le livre renoue le lien entre celles que nous sommes et celles qu’elles ont été, dans un instant de grâce, à travers des portraits saisissants, inspirants et émouvants, parfaitement mis en mots et en traits.
Text: 

Grâce à elles, les femmes ont obtenu des droits. Grâce à elles, les femmes possèdent aujourd’hui une certaine liberté de penser. Grâce à elles, les femmes peuvent/doivent continuer le combat vers l’égalité des sexes. Elles, ce sont celles qui se sont battues pour la cause, pour leur statut, pour leur individualité, pour les autres, etc.

Celles que l’Histoire a choisi de ne pas retenir ou d’ériger en symbole, en légende. Dans les 60 portraits présentés en textes et en gravures en noir et blanc par l’artiste malouine Sophie Degano, aucun ne mérite d’être oublié ou relégué au second plan. Du XIIe au XXe siècle, elles ont été actrices de l’Histoire et de leurs histoires, qu’elles soient reine de France et d’Angleterre comme Aliénor d’Aquitaine, philosophe comme Gabrielle Suchon, militante comme Flora Tristan, communarde comme Nathalie Le Mel, journaliste comme Marguerite Durand, physicienne comme Marie Curie, réalisatrice comme Alice Guy, artiste comme Jeanne Malivel et on en passe.

Grâce à elles renoue le lien entre celles que nous sommes et celles qu’elles ont été, dans un instant de grâce, à travers des portraits saisissants, inspirants et émouvants, parfaitement mis en mots et en traits, avec justesse et sobriété. Grâce à elles et Sophie Degano, on en ressort plus militantes que jamais.

Main image: 

L'adoption / Qinaya - Zidrou & Arno Monin

Posts section: 
List image: 
Summary: 
Subtile et poétique, l'histoire livre avec une douce force un quotidien bouleversé par l’émotion d'une rencontre inattendue. L’intrigue se poursuit dans notre imaginaire, en attendant la suite des événements.
Text: 

Qinaya est le premier volume de L’adoption, une bande-dessinée signée par le scénariste Zidrou (L’élève Ducobu) et le dessinateur Arno Monin (L’envolée sauvage). C’est aussi le prénom d’une petite orpheline fictive du réel tremblement de terre qui dévasta la région d’Arequipa au Pérou en 2001.

À 4 ans, elle est adoptée par Alain et Lynette, couple de quadras vivant en France. Alors que toute la famille l’accueille à bras ouverts, Gabriel, le père d’Alain, résiste à l’amour qui émane de l’enfant. Petit à petit, celui qui a manqué à l’éducation de son fils, trop occupé à tenir sa boucherie, va à son tour adopter la nouvelle venue.

Comme une seconde chance de révéler et développer son côté paternel. Cette histoire axée sur la transmission, la filiation et le rôle du père est subtile et poétique, à l’image des ouvrages publiés par les éditions Grand Angle.

Elle livre avec une douce force un quotidien bouleversé par l’émotion de cette rencontre inattendue. Et la BD prend sur la fin un tournant surprenant qui fait haleter notre palpitant qui s’emballe subitement. L’intrigue se poursuit dans notre imaginaire, en attendant impatiemment la suite des événements.

Main image: 

Les portes du néant - Samar Yazbek

Posts section: 
List image: 
Summary: 
Un hommage à des résistant-e-s malgré eux/elles, qui vibre sous la plume fine, délicate et intelligente d’une femme admirable qui prend soin d’être claire et accessible.
Text: 

Le récit de Samar Yazbek est aussi brillant que terrifiant. La journaliste et romancière syrienne vit en exil à Paris depuis 2011. Avant cela, elle vivait seule avec sa fille et militait contre le régime de Bachar Al-Assad.

Une fois en France, elle ne peut rester à attendre la démolition de son pays d’origine et de la population, elle va retourner à trois reprises, clandestinement, en Syrie en se faufilant par la Turquie entre l’été 2012 et l’été 2013. L’ouvrage part de là.

L’auteure s’attache à raconter ce qu’elle voit, ce qu’elle sent, ce qu’elle entend, ce qu’elle ressent à travers le quotidien et les actions entreprises par celles et ceux qui tentent de survivre malgré les bombardements et les snipers qui leur prennent de sang froid leurs enfants. Elle nous nourrit d’une réalité jamais encore exprimée d’une manière aussi humaine, viscérale et sans concession.

Un hommage à des résistant-e-s malgré eux/elles, qui vibre sous la plume fine, délicate et intelligente d’une femme admirable qui prend soin d’être claire et accessible.

Main image: 

Pages