Mars 2020

Writers: 
Marine Combe
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Marine Combe
Text: 

Qu’est-ce qu’il est bon d’avoir la nouvelle BD de Mirion Malle entre les mains et de former une bulle autour de soi pour profiter de la lecture de C’est comme ça que je disparais, publié en janvier dernier aux éditions La ville brûle. L’autrice et dessinatrice partage ici un sujet peu traité ou mal traité, celui de la dépression.

Cette femme qui sur la couverture du bouquin n’a pas de jambes et de visage, c’est Clara, attachée de presse à mi-temps, installée à Montréal. Petit à petit s’installent l’ennui et la fatigue, surviennent les pleurs incontrôlés et incontrôlables et se creuse un fossé entre elle et ses amies. L’incompréhension, l’inquiétude, la pression de l’entourage pèsent sur ses épaules alors qu’elle-même ne parvient pas à identifier et à comprendre ce qui l’entraine chaque jour un peu plus vers ce flottement léthargique.

Ce que nous montre Mirion Malle, c’est la complexité et les paradoxes de chaque état émotionnel traversé par son héroïne. C’est très puissant ce mélange opéré par l’artiste féministe qui n’émet pas de jugement sur ses personnages et transmet des messages hyper importants, avec douceur et force.

Elle n’hésite pas à zoomer, à envahir l’espace de la page et à nous montrer le quotidien ordinaire d’une jeune femme en proie à la souffrance et au désespoir de perdre le goût d’exister, oscillant entre trop plein et vide, sans parvenir à échanger véritablement avec ses proches, tant elle devient à leurs yeux une personne réduite à un statut qu’ils/elles ne saisissent pas. Bouleversant, captivant, salvateur !

Text: 

« Je ne peux pas m’empêcher, c’est plus fort que moi, de compter le nombre de noir-e-s dans la salle. » Le 28 février dernier, le discours de l’actrice Aïssa Maïga aux Césars instaure le malaise dans la salle Pleyel.

« Je sais qu’on est en France et qu’on n’a pas vraiment le droit de compter mais j’ai fait les comptes et on est à peu près 12. C’est un peu le chiffre magique ce soir, je vais pas revenir dessus, tout le monde a compris. » Ah, la salle se détend un peu, osant même quelques rires. Oui, la référence à Polanski, ça amuse toujours (tant qu’on a espoir qu’il ne sera pas primé).

La comédienne, qui en 2018 avait initié l’essai collectif Noire n’est pas mon métier, poursuit : « On refuse d’être les bons noirs, les bons asiatiques, les bons arabes ». White washing, blackface, rôles de dealer, de femmes de ménage, de terroristes, de filles hypersexualisées, les acteur-ice-s noir-e-s sont cantonné-e-s à des rôles stéréotypés et réducteurs. Aïssa Maïga parle d’inclusion et de la responsabilité des blanc-he-s à engendrer de l’inclusion.

« Faisons une maison au lieu d’une vitrine. Une maison qui soit fière d’inclure toutes les différences. Fière pour que les jeunes qui nous regardent soient eux-mêmes fiers de la recevoir en héritage. », conclut-elle. Dans la salle, silence et embarras. Pas de soutien, pas de solidarité. C’est incroyable ce que nous, les personnes blanches qui aimons user et abuser des termes « diversité », « mixité », « vivre ensemble », etc., on est coincées du cul et bornées dans notre connerie de mauvaise foi et d’ignorance. La honte. 

 

 

Posts section: 
Title: 
Pah ! Mirion Malle crève le silence autour de la dépression !
Title: 
La honte, le silence dans la salle
Summary: 
Qu’est-ce qu’il est bon d’avoir la nouvelle BD de Mirion Malle entre les mains et de former une bulle autour de soi pour profiter de la lecture de "C’est comme ça que je disparais", publié en janvier dernier aux éditions La ville brûle.
Summary: 
C’est incroyable ce que nous, les personnes blanches qui aimons user et abuser des termes « diversité », « mixité », « vivre ensemble », etc., on est coincées du cul et bornées dans notre connerie de mauvaise foi et d’ignorance. La honte.

Janvier 2020

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
Text: 

En mars 2017, Paulin.e Goasmat, réalisateur.e de fictions courtes et de clips, nous plongeait dans un futur proche dans lequel la société interdisait – officiellement – l’espace urbain aux filles et aux femmes une fois la nuit tombée. C’était dans Conquérantes et c’était en compétition pour le Nikon Film Festival.

Fin 2019, c’est pour le même concours qu’on retrouve Paulin-e Goasmat qui propose cette fois un retour dans le passé. Dix ans X.Y.Z commence en octobre 1975. Sur le bureau d’une enfant de dix ans qui dessine, la télé est allumée et un micro-trottoir sur les violences conjugales est diffusé. Elle éteint. Les violences continuent, résonnant dans une autre pièce de l’appartement. Ces voix-là, elle ne peut pas les arrêter grâce à un bouton.

« En Septembre dernier, à l'ouverture du grenelle contres les violences conjugales, l'INA a diffusé un micro-trottoir sur le sujet datant de la fin des années 70, et comme beaucoup j'ai été choqué·e par les propos, mais je me suis aussi hélas rendu compte que même si aujourd'hui aucun homme n'accepterait de répondre ainsi à visage découvert, dans l'intimité du couple les violences existent toujours. », explique Paulin.e Goasmat dans son mail.

Et comme à son habitude, sa capacité à faire se confondre les époques, tant les actualités d’hier font encore écho à celles d’aujourd’hui, est latente et efficace. La réalité claque à la gueule. Les femmes subissent toujours des violences sexistes, physiques et sexuelles et les enfants en sont également les victimes. Directement et/ou indirectement. Un court-métrage à voir et à soutenir ! 

Text: 

Etonnant non ? Non, évidemment, ça ne nous surprend pas. L’étude, publiée le 7 janvier 2020 dans la revue Sex Roles, a été menée par des chercheuses et des chercheurs de l’Institut des Sciences Cognitives Marc Jeannerod (CNRS, université Lyon 1) en collaboration avec les universités d’Oslo (Norvège), de Lausanne et de Neufchâtel (Suisse) auprès de 900 filles et garçons, âgé-e-s de 3 à 6 ans.

Le constat de cette enquête : dès l’âge de 4 ans, les enfants associent pouvoir et masculinité, de la même façon en Norvège, au Liban ou en France. Et dans certains cas, cette association ne se manifeste pas chez les filles. Ainsi, différentes expériences indiquent que les garçons identifient davantage le personnage dominant comme une figure masculine. Sur le site du CNRS, on peut lire, en conclusion :

« Ces résultats montrent une sensibilité précoce des enfants à une hiérarchie entre les genres, bien que les filles, dans certaines situations, n’associent pas pouvoir et masculinité. Les scientifiques s’attachent maintenant à savoir quelles formes de pouvoir ils attribuent aux figures féminines et s’ils légitiment l’expression d’un pouvoir genré. »

Les clichés de genre agissent dès la petite enfance. Parce qu’on va préjuger d’activités et de qualités différentes pour les petites filles et les petits garçons à qui on va attribuer des couleurs et des intérêts distincts dès leur plus jeune âge. Sans oublier que les enfants sont aussi de fins observateurs et tendent à reproduire les modèles qu’ils voient et intègrent. D’où l’importance de lutter contre le sexisme dans sa globalité. Et l’éducation en fait partie intégrante. 

Posts section: 
Title: 
Les violences conjugales, retour vers le futur
Title: 
Les petits garçons associent davantage le pouvoir au masculin
Summary: 
Les femmes subissent toujours des violences sexistes, physiques et sexuelles et les enfants en sont également les victimes. Directement et/ou indirectement. Un court-métrage à voir et à soutenir !
Summary: 
Le constat de l'enquête : dès l’âge de 4 ans, les enfants associent pouvoir et masculinité, de la même façon en Norvège, au Liban ou en France.

Décembre 2019

Writers: 
Marine Combe
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Marine Combe
Text: 

Début décembre, une initiative attire notre attention. Son nom est prometteur. « Aux oubliées ». L’idée : envoyer un livre, en y apposant un petit mot sur la première page, à une femme détenue en France. Il y a un an, Maria Rufilanchas lance le projet en Espagne. Immense succès. Laure Gomez-Montoya, Debora Kahn-Sriber et Karine Vincent décident de concrétiser cette démarche solidaire et féministe dans l’Hexagone.

Sur leur site, on lit : « Quel livre, offririez-vous à une femme en prison ? C’est par cette question que commence l’aventure de collecte de livres avec message pour faire oublier leur réalité aux femmes incarcérées, le temps d’une lecture, mais également pour générer une réflexion et un débat autour d’un collectif de personnes oubliées de la société : les femmes détenues. »

Intégrées à des quartiers pour femmes dans des prisons d’hommes, elles sont souvent isolées et éloignées des activités proposées. La seule prison pour femmes, elle est ici, à Rennes. Alors le trio, engagé pour l’émancipation des femmes, souhaite créer du lien, une respiration, et partager des livres qu’elles voient comme « un baume pour l’âme ».

Dans le choix du bouquin, tout est permis, sauf de ne pas écrire un mot. La première collecte a commencé et sera distribuée le 9 mars 2020 à Fleury-Merogis. On aime le projet, alors on laisse vagabonder notre esprit sur les étagères de notre bibliothèque pour savoir ce que l’on va envoyer « Aux oubliées » (Karine Vincent - L’iconoclaste - c/o Aux oubliées - 26 rue Jacob - 75006 Paris) !

Text: 

Aux abords des vacances de décembre, un coup de gueule retentit sur les réseaux sociaux. Ça concerne Rennes, sa gentrification et sa politique culturelle. Organisateur.rice.s de concerts amateurs, musicien.ne.s et spectateur.rice.s s’indignent face à la menace planante de l’effondrement de « l’écosystème musical » rennais.

Ielles dénoncent : « Quand Rennes brandit la démocratie culturelle et se gargarise d’être une « ville-rock » pour faire joli dans ses dépliants destinés aux parisien.ne.s, en réalité, elle entreprend un travail méthodique de destruction culturelle et de muséification de son centre-ville. »

Les bistrots et les cafés-concerts seraient de plus en plus régulièrement la cible de fermetures administratives pour soi-disant nuisances sonores (début décembre, le café librairie Le Papier Timbré a subi une fermeture de 16 jours, avant que le recours devant le tribunal administratif ne lui permette de rouvrir ses portes, ndlr) ou mises aux normes de plus en plus strictes.

Le texte rappelle avec force et justesse que « pour avoir une scène musicale vivante, il faut disposer de tout le panel : de la salle à grande capacité jusqu’à l’arrière-salle de bistrot en passant par la salle intermédiaire. » Sinon ça met en péril la possibilité de découvrir des talents (notamment les femmes qui sont moins programmées sur les grandes scènes) et l’accès à la culture... On soutient cet appel qui amène à se battre pour conserver ce bouillonnement artistique que l’on aime tant à Rennes.

Posts section: 
Title: 
Un rapport poétique et féministe "aux oubliées"
Title: 
Bistrots et cafés-concerts rennais : le maintien de l’écosystème musical
Summary: 
On aime le projet, alors on laisse vagabonder notre esprit sur les étagères de notre bibliothèque pour savoir ce que l’on va envoyer « Aux oubliées ».
Summary: 
Mise en péril de la possibilité de découvrir des talents (notamment les femmes qui sont moins programmées sur les grandes scènes) et de l’accès à la culture...

Novembre 2019

Writers: 
Marine Combe
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Marine Combe
Text: 

« Et tu vas changer de sexe ? », « Mais du coup, comment tu vas faire pour avoir une vie INTIME avec quiconque dans ta vie ? », « Désolé, je fais de mon mieux, comprends moi c’est difficile ». Voilà les questions et réponses d’une mère à qui son fils vient de dire qu’il est un homme trans.

Cette situation, Laurier The Fox, auteur et dessinateur militant trans, la croque en BD dans son projet ReconnaiTransqui, à partir de témoignages anonymes, participe à la reconnaissance de la transphobie ainsi qu’à la reconnaissance de la vie des personnes trans. Du 25 novembre au 4 décembre, Iskis – centre LGBTI+ de Rennes prêtait une série de planches à la galerie du 4Bis, à l’occasion du TDoR (Transgender Day of Remembrance).

Une belle opportunité de découvrir le talent de Laurier The Fox et de comprendre à quel point la transphobie se niche, au quotidien, dans des remarques et réactions que les personnes cisgenres vont considérer comme « banales », « maladroites » ou de la « curiosité ».

Comme le montre la planche « L’entretien » avec la remarque de l’employeur : « Attends mais t’es pas UNE trans toi ? Non parce que sinon ça serait super bien fait ! HA HA », ou la planche « À la gueule » dans laquelle le vendeur d’un magasin indique « NON c’est la cabine « homme » ici » et insiste ensuite « De toute évidence vous n’êtes pas un homme, ces cabines ne sont pas faites pour vous. Allez dans celles qui vous sont destinées : les femmes MA-DE-MOI-SELLE », ces éléments n’ont rien de « banals », ils sont humiliants, potentiellement traumatisants, voire dangereux pour la personne concernée.

Pour en savoir davantage sur le projet ReconnaiTrans, c’ets simple : laurierthefox.tumblr.com

Text: 

Toujours le même foutu schéma qui se reproduit. De plus en plus, on aborde les diverses problématiques qui jalonnent la thématique Droits des femmes et on apporte des données chiffrées et des témoignages. Aujourd’hui, tout le monde est d’accord : les inégalités entre femmes et hommes existent et la violence, ohlala, c’est dramatique.

Mais quand il s’agit de mettre ça en pratique, patatra, les idéaux s’effondrent. À la manière du glyphosate, les artistes bénéficient d’une sorte d’aura protectrice appelée la mauvaise foi (ou pouvoir…). Ici, elle veut que l’on sépare l’homme de l’artiste. Par confort. Pour pouvoir aller voir tranquillement Bertrand Cantat en concert ou le dernier film de Roman Polanski au cinéma…

On continue de cautionner les œuvres et, par conséquent les actes, de mecs accusés d’agressions physiques, sexuelles, de viols, de pédophilie, de meurtres. Pourquoi ? Ah oui : parce qu’il faut respecter la présomption d’innocence. Et parce qu’il faut ouvrir le débat, comme le signale Arthur Nauzyciel, directeur du TNB dans son communiqué expliquant pourquoi il maintient la projection de J’accuse.

C’est à gerber. Ces mecs-là, on les écoute. Les femmes, celles qui dénoncent leurs agresseurs et celles qui dénoncent le système patriarcal et le dysfonctionnement de la société, des forces de l’ordre et de la Justice, elles, sont condamnées au rang d’hystériques, de fauteuses de troubles, de féminazies, de femmes vénales et vengeresses…

Heureusement qu’elles sont là. Heureusement qu’elles protestent devant le TNB et le cinéma Gaumont à Rennes. Heureusement qu’elles écrivent des lettres ouvertes à Arthur Nauzyciel. Heureusement. Parce que ce sont elles qui amènent le débat. Elles n'en sont pas les censeuses. Bien au contraire.

Posts section: 
Title: 
Reconnaitre la transphobie et la vie des personnes trans
Title: 
Pas de honte du côté de la culture patriarcale
Summary: 
Une belle opportunité de découvrir le talent de Laurier The Fox et de comprendre à quel point la transphobie se niche, au quotidien, dans des remarques et réactions que les personnes cisgenres vont considérer comme « banales », « maladroites » ou de la « curiosité ».
Summary: 
Faut-il séparer l'homme de l'artiste ? Faut-il se priver d'oeuvres réalisées par des mecs accusés de viols et/ou d'agressions sexuelles ? Le débat est ouvert... Vraiment ?

Octobre 2019

Writers: 
Marine Combe
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Marine Combe
Text: 

Une pub montre la réalité, et hop, tout le monde voit rouge ! Intitulée « Viva la vulva », la nouvelle campagne de la marque Nana a enfin éjecté le fameux liquide bleu utilisé dans les spots pour protections périodiques. Là, dans la serviette, c’est une tache rouge que l’on voit.

Pourquoi ? Parce que c’est la couleur de nos règles. Même après avoir arpenté nos parois vaginales, oui oui ! Et la publicité dévoile tout un tas de vulves, dessinées, peintes, schématisées, tricotées ou encore représentées sous la forme d’une huitre ou de différents fruits, etc. Les textures sont différentes, les couleurs, les tailles et les formes aussi.

Réduit à 30 secondes pour la télé, le clip dure 3 minutes et fait du bien. Bien que des milliers de personnes en France s’insurgent de la diffusion de ce spot, il est important de lutter contre le tabou des règles et l’absence d’information en terme d’anatomie. Connaître son corps, son sexe, être libre de le découvrir, de l’explorer, de l’expérimenter, est primordial dans la construction des femmes et des hommes.

Pour ne pas complexer, gagner en confiance et en autonomie, accéder à nos désirs et à notre plaisir, se respecter et respecter les autres. Oui, on sait bien que la marque profite des féminismes pour se payer un bel éclairage médiatique… Mais finalement si elle profite à des milliers de filles et de femmes qui n’ont jamais eu l’occasion de voir des représentations de vulves, c’est peut-être pas un mal non ?

En attendant, n’en restons pas là, rdv le 24 octobre à 20h30 au Papier Timbré pour assister à Conférence sur ma pichoca, de l’artiste-chercheuse Lis Peronti. Promis, c’est génial et libérateur ! 

Text: 

Récemment, sur la page Facebook d’HF Bretagne, on lisait ceci : « On vous le dit depuis longtemps, il se passe des choses extrêmement graves et sordides dans les coulisses des théâtres, dans les formations et ce depuis des années. Voici un cas typique. Bien loin d’être isolé. »

Ce cas, c’est celui du metteur en scène Guillaume Dujardin jugé en mars 2020 pour avoir abuser de sa fonction et de son autorité pour que les comédiennes jouent nues, se masturbent devant lui, simulent des orgasmes, des rapports sexuels et tout un tas d’autres atrocités citées dans l’article de L’est Républicain, partagé par HF Bretagne le 14 octobre.

Quatre jours plus tôt, la structure relayait un article de Mediapartintitulé sur l’acteur Thierry Samitier, accusé par deux comédiennes, avec qui il partageait l’affiche de la pièce Boeing Boeing,de propos et de gestes déplacés.

HF Bretagne signale : « C’est agaçant de constater que, contrairement au secteur des musiques actuelles, le reste du spectacle vivant ne bouge pas ! Pourtant sexisme, viols et agressions y sont largement répandus. Et tus ! Cette fois, appuyées par un homme qui a gagné une coupe du monde de football(Franck Leboeuf, également dans la pièce, soutient les deux comédiennes, ndlr), ce sera peut-être différent ? On va finir par proposer un partenariat à la FIFA World Cup, ça sera peut-être plus efficace ! »

Oui, c’est agaçant et même super énervant de ne pas être entendues, de dénoncer le système sexiste sans être prises au sérieux. Alors, un conseil (pour commencer), lisez l’article « Stop aux agissements sexistes » sur le site d’HF Bretagne, et ouvrez les yeux, et les oreilles, surtout…

Posts section: 
Title: 
LES RÈGLES EN ROUGE ? BAH OUI, IL ÉTAIT TEMPS !
Title: 
Agissements sexistes au théâtre, HF Bretagne sonne (encore et encore) l’alarme
Summary: 
Rouge, c’est la couleur de nos règles. Même après avoir arpenté nos parois vaginales, oui oui ! La publicité Nana le dévoile enfin, ainsi que tout un tas de vulves, dessinées, peintes, schématisées, tricotées ou encore représentées sous la forme d’une huitre ou de différents fruits, etc.
Summary: 
C'est agaçant et même super énervant de ne pas être entendues, de dénoncer le système sexiste sans être prises au sérieux. Alors, un conseil (pour commencer), lisez l’article « Stop aux agissements sexistes » sur le site d’HF Bretagne, et ouvrez les yeux, et les oreilles, surtout…

Septembre 2019

Writers: 
Marine Combe
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Marine Combe
Text: 

En soi, ce n’est pas une bonne nouvelle. Rembobinons : en 2012, Thomas Mathieu découvre le documentaire de Sophie Peeters, Femme de la rue, et questionne ses amies quant à leurs vécus personnels. Il constate alors qu’elles aussi vivent le sexisme au quotidien, s’exprimant à travers un harcèlement de rue allant du « Vous êtes charmante » aux agressions sexuelles et viols, en passant par les insultes.

Il lance le tumblr Le projet crocodiles, basé sur des témoignages, dont le premier album paraît en 2014. Cinq ans plus tard, le remarquable tumblr Paye ta schnek a marqué toute une génération d’individus, tout comme #metoo et toutes les frasques autour de l’exercice et de l’omniprésence de la domination masculine dans les espaces public et privé.

Le 18 septembre 2019, aux éditions Casterman,Les crocodiles sont toujours là. L’ouvrage, signé Juliette Boutant et Thomas Mathieu, relate précisément ce fléau. Dans la rue, les transports, au travail, chez les professionnel-le-s de la santé ou encore chez les forces de l’ordre… Les actes sont terribles, terrifiants, glaçants, gerbants.

Mais cette BD au parti pris clair et franc nous rappelle que nous ne sommes pas seul-e-s à subir ces agressions à cause desquelles nous mettons en place les stratégies d’évitement. Tout comme les livres d’Emma, faire circuler Les crocodiles entre les mains et les cerveaux vaut sans doute mieux que de vains discours énergivores, face aux plus ou moins sceptiques, concernant l’importance des luttes féministes (et la putain de différence entre la drague et le harcèlement !). 

Text: 

« Je pense que jamais un gouvernement ne s’est autant mobilisé sur ce sujet », a déclaré le ministre de l’Intérieur Christophe Castaner, le 17 septembre dernier à propos des féminicides. Pourtant, à l’heure où nous bouclons ce numéro, 106 femmes sont mortes, tuées par leurs ex-compagnons ou compagnons. Chaque année, elles sont environ 130 à décéder parce qu’elles sont des femmes.

Non, Monsieur le ministre, on ne peut pas dire que le gouvernement soit mobilisé dans les actes contre ce massacre sexiste. Nous ne voulons plus compter nos mortes, comme le signalent les messages affichés sur les murs de plusieurs villes, dont Rennes, à l’initiative d'un collectif de militantes contre les féminicides.

Ni celles qui sont assassinées, ni celles que le corps médical aurait négligé en raison de leur sexe, identité de genre, orientation sexuelle et/ou de leurs origines réelles ou supposées. Ni celles qui décèdent des LGBTIphobies ou des suites d’un avortement clandestin (on pense fort aux Equatoriennes, dont le Parlement vient de refuser la dépénalisation de l’avortement).

Elles meurent dans l’indifférence et dans l’impunité la plus totale. Mais quand au Salvador, les femmes font une fausse couche, elles peuvent être jugées pour homicide (c’est d’ailleurs l’objet du documentaire Volar Lejos de Celina Escher). En 2018, elles étaient 26 à être incarcérées pour ce motif.

Le contrôle exercé sur le corps des femmes est immense et omniprésent. Partout. Mobilisons-nous contre les violences faites aux femmes le 23 novembre à Paris et à Rennes et le 28 septembre, à Rennes, pour le droit à l’avortement, légal et gratuit, pour tou-te-s.

Posts section: 
Title: 
Les crocodiles sont toujours là
Title: 
Lourdes peines... Toujours pour les femmes !
Summary: 
Cette BD au parti pris clair et franc nous rappelle que nous ne sommes pas seul-e-s à subir ces agressions à cause desquelles nous mettons en place les stratégies d’évitement.
Summary: 
Nous ne voulons plus compter nos mortes, comme le signalent les messages affichés sur les murs de plusieurs villes, dont Rennes, à l’initiative d'un collectif de militantes contre les féminicides.

Eté 2019

Writers: 
Marine Combe
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Marine Combe
Text: 

C’est un hommage qu’on a envie de rendre à Anaïs Bourdet. Après avoir fondé et porté pendant 7 ans la charge de Paye Ta Shnek, sa créatrice a annoncé le 23 juin 2019 que le formulaire permettant d’ajouter des témoignages au Tumblr serait désormais désactivé. Épuisée et terrorisée, dit-elle, elle explique, dans un message publié sur son compte Facebook :

« Ça n’a, aujourd’hui, plus autant de sens : après balance ton port, metoo, et toutes les prises de parole, il faut passer à l’étape suivante. Témoigner ne suffit plus : rien n’a changé, les hommes sont toujours aussi violents. Oui, les hommes. J’ai bien dit les hommes. Toujours trop nombreux à nous traumatiser, toujours pas assez nombreux à nous aider pour que ça pèse dans la balance. »

Son texte est extrêmement émouvant et puissant. Parce que la violence envers les femmes est trop grande. Parce que la violence envers les femmes est omniprésente. Elle tire sa révérence, selon ses dires. Mais Anaïs Bourdet laisse en ligne tous les récits reçus et retranscris pendant ces 7 années d’écoute, de partage et de bienveillance. « Histoire qu’on n’ait pas fait ça pour rien. », précise-t-elle.

Si Paye Ta Shnek n’a pas réduit les violences patriarcales, elle a permis de libérer la parole et faire comprendre à de très nombreuses personnes qu’elles n’étaient pas responsables des insultes et agressions subies dans l’espace public (et privé aussi d’ailleurs). On salue son initiative, sa persévérance, son courage et sa force, on la soutient et on lui souhaite une bonne continuation, entourée de sororité. 

Text: 

La société marche sur la tête. Nouvelle preuve en est avec ce que Le parisien catégorise de « faits divers » : le refus des forces de l’ordre de prendre la plainte d’une femme agressée par un homme, rencontré sur Tinder. Elle refuse ses avances, il la frappe à plusieurs reprises. Elle appelle la police, elle se retrouve en garde à vue. Pour alcoolémie, pour hystérie, pour outrage et rébellion.

Ras-le-cul ! Quand va-t-on cesser de remettre en cause la parole des femmes ? Et de transformer la victime en coupable ? Qu’elle ait bu ou non, se faire claquer une porte plusieurs fois sur le corps avant d’être saisie à la gorge parce qu’elle a dit non à une personne chez qui elle est allée de son plein gré après avoir discuté avec sur un site de rencontre est intolérable et doit être puni par la loi.

Pourtant, son cas n’est pas un cas isolé. Nombreuses sont les femmes à subir un traitement humiliant similaire. Si elle a pu depuis porté plainte contre son agresseur (et également auprès de l’IGPN pour violences policières), c’est parce qu’elle a rendu son histoire publique sur les réseaux sociaux.

Il faut indigner l’opinion publique pour que les forces de l’ordre acceptent de faire leur travail. Il faut faire des appels à témoins pour qu’une femme ose aller porter plainte après avoir été droguée et après avoir subi un viol lors de la dernière édition du Hellfest, fin juin 2019. Il faut tous les jours sur Facebook inscrire le nombre de femmes tuées par leur conjoint ou ex conjoint depuis janvier pour susciter un léger sursaut… On en est là et ça ne choque personne.

Posts section: 
Title: 
Clap de fin pour Paye Ta Shnek, bravo à Anaïs Bourdet
Title: 
Violences continues et impunies
Summary: 
Paye Ta Shnek a permis de libérer la parole et faire comprendre à de très nombreuses personnes qu’elles n’étaient pas responsables des insultes et agressions subies dans l’espace public.
Summary: 
Ras-le-cul ! Quand va-t-on cesser de remettre en cause la parole des femmes ? Et de transformer la victime en coupable ?

Juin 2019

Writers: 
Marine Combe
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Marine Combe
Text: 

Chaque année, les rapports publiés par SOS Homophobie démontrent, en France, une augmentation des violences LGBTIphobes, ces dernières structurant systématiquement le quotidien des personnes en raison de leurs orientations sexuelles et/ou de leurs identités de genre.

En 2018, la courbe ne s’inverse pas dans l’hexagone et le rapport souligne même une recrudescence des violences à l’encontre des lesbiennes et des bisexuelles (on ne pourra que faire le parallèle entre la lâcheté politique face à l’ouverture de la PMA pour tou-te-s et la montée en flèche des actes lesbophobes et biphobes).

En mai, Brunei a suspendu la peine de mort pour les homosexuel-le-s, Taiwan a autorisé le mariage homosexuel, le Kenya a refusé la demande de dépénalisation de l’homosexualité… les droits sont inégaux et encore très instables.

Dans ce contexte, on se réjouit de voir que les étudiant-e-s de l’université Rennes 2 ont voté, lors du budget participatif 2019, en majorité pour l’escalier arc-en-ciel, inauguré - à deux pas de la bibliothèque universitaire - le 17 mai dernier, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les LGBTIphobies.

C’est encourageant mais pas encore suffisant et satisfaisant. Les marches vers une égalité réelle sont encore nombreuses. Prochain rendez-vous à en pas manquer : le 8 juin – journée qui conclut la Semaine des Fiertés - pour la Marche des Fiertés, dès 14h sur l’esplanade Charles de Gaulle.

Text: 

Dire que l’avortement est un droit conquis et non acquis, c’est comme pisser dans un violon, version film d’horreur. Tout le monde s’en fout et reste convaincu que les féministes, elles sont chiantes et en plus, elles radotent. Elles gueulent pour un rien, les féministes, c’est bien connu. Les vieilles se sont battues pour le droit à l’avortement, c’est bon, elles l’ont eu. Qu’elles retournent mettre leurs soutifs, s’épiler les jambes et préparer le rôti, on a d’autres chats à fouetter !

Non mais stop les conneries, putain !!! Quand va-t-on reconnaître que ce droit est constamment menacé par la montée des conservateurs et des extrêmes au pouvoir ? Que si les militantes continuent ardemment le combat ce n’est pas par faute de causes à défendre mais bel et bien parce que la menace est réelle et se concrétise au fur et à mesure ?

Secouons-nous, réveillons-nous et battons-nous. La situation actuelle des Etats-Unis (« En 2019, 14 états américains ont signé des lois pour limiter l’accès à l’avortement », indique Le Mondele 17 mai dernier) n’est pas un cas isolé et la connerie des « pro-vie » ne s’arrête pas aux frontières.

La victoire, toute aussi relative qu’elle est, du Rassemblement National aux élections européennes en est la preuve. Cessons de minimiser et regardons la réalité en face. Celle d’un retour gigantesque en arrière qui met en péril le corps et la liberté des femmes, dans son sens le plus large.

Posts section: 
Title: 
Quand les couleurs de l'arc-en-ciel rayonnent !
Title: 
Anti-avortement, la menace qu’il faut arrêter d’ignorer !
Summary: 
On se réjouit de voir que les étudiant-e-s de l’université Rennes 2 ont voté, lors du budget participatif 2019, en majorité pour l’escalier arc-en-ciel, inauguré à deux pas de la bibliothèque universitaire.
Summary: 
Cessons de minimiser et regardons la réalité en face. Celle d’un retour gigantesque en arrière qui met en péril le corps et la liberté des femmes, dans son sens le plus large.

Mai 2019

Writers: 
Marine Combe
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Marine Combe
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Quand Jop rencontre Antigone, ça déclenche une étincelle jaune-orangée et bleu nuitée qui crépite sous la forme d’une bande-dessinée publiée au début de l’année aux éditions Goater. Antigone, personnage mythique qui nous vient de la Grèce Antique et que l’on connaît particulièrement grâce à l’adaptation de Jean Anouilh, est une figure intemporelle de résistance et de transgression.

Pas étonnant donc de la retrouver dans les rayons de l’éditeur rennais sous les traits engagés d’un jeune auteur-dessinateur de BD. Imaginée dans une époque moderne et un contexte social tendu, Antigone est une jeune femme révoltée, prête à mourir pour ses idées.

Son combat ici, c’est une Zone À Défendre, un bâtiment qui abritait des migrants, partis avant l’exécution de la menace d’expulsion. Déclamée « cause perdue », l’adolescente reste et persiste dans ses convictions. N’en déplaise à son oncle Créon, préfet de police pris entre sa fonction impliquant respect de l’ordre et application des lois et son envie de protéger sa nièce désobéissante.

Le récit est court mais nous tort viscéralement cerveau et boyaux d’un coup de revers. Parce qu’il est magnifique. De par le dessin et les couleurs, de par l’intelligence et la subtilité du parallèle et de la connexion entre toutes les Antigone et de par le militantisme qui s’en dégage, tout en laissant apparaître la complexité des relations humaines et du rapport que l’on entretient, de manière différente, avec le pouvoir. Magnifique version d’une Antigone punk et rebelle, signée Jop.

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Plus exactement « pour préserver l’équité de la compétition féminine ». C’est la raison invoquée par le règlement de l’IAAF (Association internationale des fédérations d’athlétisme), mis en place en 2018, pour contraindre les sportives à un protocole hormonal quand celles-ci produisent naturellement un taux de testostérone plus important que celui donne le ticket d’entrée dans la case « Femme ». 

Cette règle, c’est la championne sud-africaine Caster Semenya qui la combat. Pour sa dignité. Parce qu’elle refuse à juste titre de se soumettre à une réforme visant à l’obliger à faire baisser son taux de testostérone. 

Le 30 avril, le Tribunal arbitral du sport a rejeté son recours contre ce règlement bel et bien reconnu comme discriminatoire, estimant que cette discrimination « constituait un moyen nécessaire, raisonnable et proportionné d’atteindre le but recherché par l’IAAF, à savoir de préserver l’intégrité de l’athlétisme féminin dans le cadre de certaines disciplines (du 400 m au mile). » 

Le règlement entrera en vigueur le 8 mai, le temps pour Caster Semenya de remporter haut la main le 800 mètres à Doha le 3 mai dernier et de lancer un signal fort : « Je suis un être humain. La vie est trop courte, je ne vais pas perdre mon temps avec ces histoires. Si vous vous mettez sur ma route, je vais vous passer par dessus. Je vais continuer à vivre ma vie, quoi qu’il arrive, m’entrainer et courir. » Pour préserver l’humanité de la connerie de la binarité dont il faudrait urgemment se distancier. 

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Title: 
Antigone, le refus de l'injustice sociale et de l'ordre établi
Title: 
La dignité, le prix à payer pour "préserver l'équité"
Summary: 
Le récit est court mais nous tort viscéralement cerveau et boyaux d’un coup de revers. Parce qu’il est magnifique. Sublime version d’une Antigone punk et rebelle, signée Jop.
Summary: 
Le règlement discriminatoire établi par l'IAAF, entré en vigueur le 8 mai dernier, ne préserve malheureusement l'humanité de la connerie de la binarité... Dommage.

Avril 2019

Writers: 
Marine Combe
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Marine Combe
Text: 

Taper sur un moteur de recherche « inventrices et leurs inventions » et automatiquement, le correcteur vous propose « inventeurs et leurs inventions ». Franchement, ça fait mal le coup du « Essayez avec cette orthographe »…

Heureusement, les Éditions des éléphants prouvent que nous avons raison de lancer la recherche au féminin. En mars 2019, Inventoras y sus inventos d’Aitziber Lopez et Luciano Lozano est traduit en français et nous permet de découvrir 15 femmes et leurs créations, très utiles à la modernisation lors du siècle dernier.

Margaret A. Wilcox, Elizabeth Magie Phillips, Marion O’Brien Donovan, Josephine Garis Cochrane, Stephanie Kwolek ou encore Martha Coston et Letitia Mumford Geer ont toutes en commun d’avoir été oubliées de l’Histoire. Elles sont pourtant à l’origine du chauffage pour les voitures, du Monopoly, des couches lavables, du lave-vaisselle, du kevlar, des fusées de signalisation ou encore de la seringue médicale.

L’album jeunesse Les inventrices et leurs inventions réhabilite, dans des textes courts et pédagogiques – et des illustrations souvent rigolotes – ces individus à qui on doit aujourd’hui le progrès et le confort. Et permet ainsi de démontrer que l’intelligence et la créativité n’ont pas de sexe et de genre.

Si l’ensemble des inventrices sont ici américaines, on espère voir d’autres tomes poursuivre cet excellent travail de mémoire. Parce que l’Histoire a besoin d’être réécrite pour que les héroïnes d’hier le soient encore aujourd’hui et que les petites filles puissent inventer leur futur. Sans barrières. 

 

Text: 

C’est une semaine noire qui nous propulse dans le mois d’avril et pourtant c’est une semaine ordinaire. Le 31 mars, Julia est agressée place de la République à Paris parce qu’elle est une femme transgenre. Le 3 avril, le sultanat de Bruneï (Asie du Sud-Est) adopte la peine de mort, par lapidation, pour les homosexuels – les lesbiennes ayant des rapports seront susceptibles quant à elles d’être condamnées à 10 ans de prison – et pour les adultères. Le 7 avril, en France, on compte 41 femmes tuées depuis le 1erjanvier par leur compagnon ou ex-compagnon.

Et ça, on en parle parce qu’une vidéo a fait le tour des réseaux sociaux, que la communauté internationale s’est un peu réveillée et que les militantes féministes veillent pour alerter l’opinion publique. Il y a tout ce dont on ne parle pas, tout ce qui est passé sous silence parce qu’il n’y avait pas de témoin, parce que la victime a eu peur de pousser la porte du commissariat et d’y être malmenée, voire violentée, parce que personne n’a voulu la croire quand elle a commencé à parler de ce qu’elle subissait…

L’horreur, on préfère la regarder de loin et la critiquer, au prétexte qu’elle serait motivée par telle ou telle religion. Arrêtons l’hypocrisie. Cette horreur, elle s’appelle l’intolérance et elle répond à des siècles et des siècles de domination et d’oppression masculine.

Cette horreur, elle s’appelle le patriarcat et mène aux violences sexistes et sexuelles envers toutes les femmes et les personnes LGBTIQ+. Tant qu’on ne l’admet pas, elle continuera de se répandre. Partout.

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Title: 
Inventons notre futur, sans barrières
Title: 
Quand l’intolérance se répand partout dans le monde
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L’album jeunesse Les inventrices et leurs inventions réhabilite celles à qui on doit aujourd’hui le progrès et le confort. Et permet ainsi de démontrer que l’intelligence et la créativité n’ont pas de sexe et de genre.
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Cette horreur, elle s’appelle le patriarcat et mène aux violences sexistes et sexuelles envers toutes les femmes et les personnes LGBTIQ+. Tant qu’on ne l’admet pas, elle continuera de se répandre. Partout.

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