Nous sommes tous des féministes - Chimamanda Ngozi Adichie

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Ce court essai est un manifeste pour les femmes, il répète des évidences mais fait du bien. Il permet surtout de viser un public non sensibilisé à l'égalité des sexes.
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Prononcé en décembre 2012, le discours de l’écrivaine nigériane « Nous sommes tous des féministes » vient de paraître aux Éditions Gallimard, regroupé avec l'un de ses écrits, Les marieuses. Retravaillé pour le rendre plus littéraire, ce texte incisif vise juste. En cinquante pages, elle explique, avec chiffres et expériences personnelles à l'appui, pourquoi les mouvements féministes restent nécessaires. Que ce soit au Nigéria, son pays d'origine, ou aux États-Unis, son pays d'adoption, Chimamanda Ngozi Adichie fait le même constat : les femmes ne jouissent pas des même droits que les hommes. Ce court essai est un manifeste pour les femmes, il répète des évidences mais fait du bien. Il permet surtout de viser un public non sensibilisé à ces problématiques. Et c'est le but recherché par l'auteure, qui aimerait qu'hommes et femmes changent la société ensemble.

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Février 2015

Writers: 
Marie Le Levier
Writers: 
Morgane Soularue
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Il y a Yvonne et Marguerite, les inséparables, Andrée, Geneviève et Anne-Claire. Elles sont cinq, « le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin » de Paul Eluard, leurs regards délavés scrutant l’horizon, attendant de voir revenir l’absent, dans le calme pesant de leurs intérieurs ou dans l’angoisse de la tempête qui bat leurs fenêtres d’embruns et de sel. Elles crèvent l’écran, actrices d’un quotidien fait d’espoir et de silence seulement rompu par le fracas des vagues. Captives de leur destin de femmes de marins. Cinq témoins rares de cette vie suspendue aux caprices de la mer. Trois sont veuves et disent avec pudeur leur malheur. Les deux autres sont seules à terre de longs mois, partageant leur quotidien avec leurs enfants que les pères n’ont souvent pas vus naître. Derrière la caméra, une réalisatrice pleine de talent, Frédérique Odye. Cette fille de marin pêcheur normand a ici réuni ses deux amours, la mer et l’art. Son documentaire, Les Veilleuses de Chagrin, est un bijou délicat et fort, poétique et feutré. Jamais elle ne tombe dans le pathos ni dans la surenchère esthétique, ou pire dans le voyeurisme outrancier. Plus qu’un hommage, elle livre une ode fragile et bienveillante, fidèle et brutale, aux femmes de marins.

Les Veilleuses de Chagrin, de Frédérique Odye, produit par Delphine Benroubi, Palikao Films.

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Doit-on se méfier de la réforme du congé parental ? Le 31 décembre dernier, deux décrets ont été publiés au journal officiel dans l’objectif  de mieux répartir le temps de congé des parents. Le 1er décret transforme le nom de la prestation versée en « Prestation partagée d’éducation de l’enfant » et le 2ème décret étend de 6 mois la durée du congé parental. Pour un premier enfant elle passe ainsi de 6 mois à 1 an (à condition que les deux parents en fassent la demande) et dès le deuxième enfant, reste fixée aux trois ans du petit, pourvu que les deux concernés ne prennent que 24 mois maximum chacun. Le hic selon les opposants ? 97% de ce congé est pris par les femmes et peu de pères le solliciteront dans l’avenir ! La mère semble donc lésée pour rien. D'autant que les femmes percevant de faibles revenus ne s’arrêtent pas systématiquement de travailler par envie, mais bien parce que le nombre de places en crèche est limité et que le coût d’une assistante maternelle est souvent aussi élevé que leur salaire. Elles n'ont donc pas le choix : autant bénéficier des prestations et s'occuper de leurs enfants. Alors le gouvernement veut-il tout simplement baisser la prise des durées d’indemnités et faire des économies ? La question se pose et l’hypocrisie est plus que suspectée…

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Title: 
Magnifiques veilleuses de chagrin
Title: 
Merci l'hypocrisie
Summary: 
Derrière la caméra, une réalisatrice pleine de talent, Frédérique Odye. Cette fille de marin pêcheur normand a ici réuni ses deux amours, la mer et l’art.
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Doit-on se méfier de la réforme du congé parental ? La question se pose et l’hypocrisie est plus que suspectée…

Libres comme elles - Audrey Pulvar

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La journaliste nous régale de sa plume légère et rebelle pour nous dévoiler un ouvrage singulier d’une grande beauté et d’une force inouïe.
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On la connaît femme libre, Audrey Pulvar. Avec ce recueil féministe, elle signe un très bel hommage à celles qui ont bercé sa vie de jeune femme et de femme, qui ont compté et qui ont partagé à ses cotés – en pensées – sa passion de la littérature et de la lecture. Libres comme elles, portraits de femmes singulières, c’est la découverte de 21 femmes d’exception, toutes caractérisées par leur combat pour la liberté. Nina Simone, Louise Michel, Angela Davis, Geneviève Fraisse, Camille Claudel, Marilyn Monroe, Joséphine Baker, Gisèle Halimi, Simone Weil, Toni Morrison, Barbara, Maria Callas, Simone de Beauvoir ou encore Janis Joplin sont des archétypes de force féminine et d’émancipation. La journaliste, qui se revendique féministe, nous régale ici de sa plume légère et rebelle pour nous dévoiler des facettes de ces femmes telles qu’on les connaît peu. Les découvertes ou redécouvertes des personnalités décrites et décryptées sont autant enrichissantes qu'initiatiques. De véritables sources d'inspiration à une époque où la norme peut être oppressive et stigmatisante. On dévore, tout en savourant, les pages d'un ouvrage singulier doté d’une grande beauté et d’une force inouïe qui fait écho en chaque individu désireux de s'accomplir dans sa liberté et dans son ouverture au monde qui nous entoure.

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Janvier 2015

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Laura Lamassourre
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« Ne vous inquiétez pas, ce sont des chansons, elles ne sont pas bien dangereuses, elles sont pires que ça », déclame la rappeuse au flow incisif, Billie Brelock, sur la scène du bar Le Backstage le 5 décembre dernier. L’artiste fait partie de la programmation des Bars en Trans qui se tiennent tous les ans en marge du festival des Trans Musicales au Parc expo de Rennes. Une programmation « off » de plus de 80 artistes qui nous ravie par sa féminité et son accessibilité dans la quinzaine de bars participants. Fredda, la marseillaise, nous parle d’amour avec sa voix suave à La Trinquette. Viennent ensuite les deux rimeuses Billie Brelock et Sianna, qui successivement, ont enflammé le public du Backstage. La première, originaire de Nanterre, rappe sur la société avec un humour parfois noir et nous laisse une sensation « douce – amer » de satisfaction. La seconde, la jeune Sianna de Beauvais, n’a que 19 ans et pourtant, accompagnée de Fanko sur scène, a réalisé un show joyeux et pêchu, semblant prendre la relève du hip hop français. Plusieurs artistes féminines parmi tant d’autres ont figuré dans cette programmation 2014 – on pourra citer Marie Flore ou la jolie Julia de Kid Francescoli – trop pour qu’on puisse parler de toutes, et c’est pour ça qu’on dit oui aux Bars en Trans !

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En décembre, le site de l’Obs publiait un article intitulé « Vers un « congé règles » ? Pourquoi pas mais il serait très difficile de l’appliquer », basé sur la préconisation d’un gynécologue londonien, Gedis Grudzinskas, soulignant la douleur ressentie par certaines femmes lors des menstruations. Il propose alors un congé allant de 1 à 3 jours pour celles qui souffrent de leurs règles, et qui se sentiraient alors « nulles », « pas fières de leur travail ». L’avocat Eric Rocheblave, spécialiste en droit du travail, décrypte cette idée afin de comprendre si elle serait applicable dans l’Hexagone. Il met alors en garde des abus qui pourraient en découler de la part de la gent féminine en général. Mais comment peut-on envisager même la probabilité de l’application d’une proposition aussi sotte ? Les femmes ne souffrent-elles pas suffisamment de discriminations au travail ? Imaginons un entretien d’embauche : l’employeur demanderait-il à la potentielle recrue si elle a des règles douloureuses et abondantes avant ou après lui avoir posé la question de sa situation amoureuse et du nombre d’enfants qu’elle souhaite avoir ? Quand les anglais débarquent, ça nous met décidément, sans clichés aucun évidemment, de mauvais poil…

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Title: 
Des bars et des nanas
Title: 
Congé ensanglanté
Summary: 
Lors de la dernière édition de Bars en Trans, les artistes féminines ont pris la parole et ont marqué les esprits. On adore.
Summary: 
Un gynécologue anglais propose un congé mensuel (menstruel même !) de 1 à 3 jours pour les femmes ayant des règles douloureuses. Ça va saigner, chéri...

Décembre 2014

Writers: 
Clara Potier
Writers: 
Morgane Soularue
Text: 

Le XXIème siècle sera féminin ou ne sera pas… Le recueil de 12 photoreportages Le Siècle des Femmes, édité par Les Arènes et 6Mois, tend à le prouver, avec grâce et profondeur. À l’origine du projet, Marie-Pierre Subtil, rédactrice en chef de 6Mois, explique ce qui a mené au choix des 12 histoires de femmes racontées ici. Elle rappelle ainsi que si « l’égalité entre femmes et hommes est inscrite dans les tablettes des Nations Unies depuis 1945 », ce n’est qu’en théorie, et que les victoires obtenues pour la cause des femmes ne concernent que l’Occident. Ailleurs, les femmes restent brimées. Elles sont pourtant au cœur des solutions à inventer face aux menaces qui pèsent sur le monde (sur-population, pauvreté, climat…etc.). Dans ce combat, les images sont  essentielles. Or, elles montrent la femme inévitablement jeune et jolie, s’éloignant toujours plus de la réalité. Ce livre les dévoilent telles qu’elles sont. Hessa, son tchador et ses talons aiguilles ; Filda l’Ougandaise, qui survit avec le poids de ses deuils ; Erika, la médecin qui aide les gens à mourir dignement ; les nouvelles concubines de l’Empire du Milieu ; les filles-mères de Naples ; les Walés et leurs corps nus recouverts de terre orange… La beauté brute qui émane de ces photos donne au quotidien ordinaire, et difficile de ces femmes, une dimension inattendue, puissante et touchante.

Text: 

Comme l’a rappelé lundi 24 novembre, le président turc Recep Tayyip Erdogan, la femme n’est naturellement pas l’égale de l’homme. C’est donc pourquoi, dans notre société, à temps de travail égal dans le secteur privé, elle gagnera moins que la gent masculine. Elle touchera également une retraite moindre puisque ses trois grossesses l’auront empêchées de travailler efficacement. Normal donc qu’elle paye aussi plus cher dans les magasins. Women-Taxe, Taxe rose, Femini taxe, peu importe sa dénomination, la définition reste la même : brosses à dents, rasoirs, déodorants, les produits du quotidien pour femmes coûtent plus chers que les produits pour hommes… même lorsqu’ils sont identiques. Formulé par le collectif féministe « Georgette Sand », début septembre, ce constat a alerté le gouvernement qui a lancé le 3 novembre dernier une enquête pour « mesurer la réalité du phénomène ». On imagine déjà que, par souci d'égalité, les marques choisiront d'augmenter les prix au rayon homme. Pour notre part, on peut aussi choisir, par souci citoyen, d'y réfléchir à deux fois avant de foncer tête baissée dans ce type d'achat. Taxe rose, taxe bleu, qu'importe la couleur tant qu'il y a de la consommation. Pour 2015, nous, on passe au vert !

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Title: 
Saine lecture
Title: 
Merde à la taxe rose !
Summary: 
La beauté brute qui émane des photos du Siècle des femmes donne au quotidien ordinaire, et difficile de ces femmes, une dimension inattendue, puissante et touchante.
Summary: 
Women-Taxe, Taxe rose, Femini taxe, peu importe sa dénomination, la définition reste la même : les produits du quotidien pour femmes coûtent plus chers que les produits pour hommes… Ras-le-bol !

Novembre 2014

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Morgane Soularue
Text: 

Dans le cadre de La Réussite Éducative – mise en place par la loi de Cohésion Sociale de 2005 afin de créer un lien école-famille et d’aider les enfants en fragilité éducative, sociale et culturelle, au travers de parcours personnalisés – la Direction Éducation Enfance de la Ville a créé un abécédaire. L’idée ? Originale et bienveillante, elle repose sur la nécessité de décrypter l’école en brisant le barrage de la langue. Traduit en arabe, turc, russe et anglais, l’abécédaire contient 250 définitions de mots - choisis par un comité de pilotage de parents, d’enseignants, d’éducateurs - comme « assurance scolaire, cahier, cantine, conseil d’école, discipline, Éducation Nationale, gratuité, laïcité, liberté, maladie contagieuse, neutralité, obligation scolaire, pédagogie, poux, ponctualité, préau, punition, respect, rythme scolaire…». 6 000 seront distribués, avec un accompagnement pédagogique, début novembre par les directeurs d’école et dans les structures de quartiers au Blosne et à Villejean. « C’est une reconnaissance des cultures d’origine et nous sommes déjà sollicités par d’autres villes pour les aider à le mettre en place », confie Bertrand Gohier, coordinateur du projet. Et quel beau projet ! Disponible aussi en français et téléchargeable sur le site de la Ville.

Text: 

Mi-septembre, la SACD (Société des Auteurs et des Compositeurs Dramatiques) publiait la 3e édition de la brochure « Où sont les femmes ? ». En partenariat avec H/F, le Laboratoire de l’égalité et Deuxième regard, ce livret révèle la sous-représentation des femmes dans les milieux culturels. Et l’égalité femmes-hommes n’a toujours pas de quoi se réjouir, la progression étant faible et lente. Si le rapport souligne des initiatives et mesures favorables à une évolution positive, les chiffres sont néanmoins symptomatiques d’un manque réel de prise de conscience : 0% des théâtres nationaux sont dirigés par des femmes. Côté musique, les compositrices ne représentent qu’1% au niveau national et 15% seulement des opéras sont mis en scène par des femmes. Dans le cinéma, on note une sensible augmentation du nombre de réalisatrices de long-métrage, représentant 23% (18,4% en 2008). Ridicule ! À Rennes, un seul élève enfile le bonnet d’âne : le TNB avec une représentation des femmes de 21% (mise en scène, chorégraphie et écriture), soit une baisse de 25% par rapport à 2013. Mais la structure est loin d’être la seule à se voir décerner le prix du scandaleux manque de conscience vis-à-vis de l’importance d’une parité entre les sexes. Malheureusement.

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Title: 
Combattre l'exclusion
Title: 
Lente progression
Summary: 
Début novembre, la Ville de Rennes distribuera des abécédaires de l'éducation, traduit en arabe, turc, russe et anglais.
Summary: 
Cette année encore, la Culture est pointée du doigt pour ses inégalités en matière de représentation femmes-hommes dans les différentes structures françaises.

Octobre 2014

Writers: 
Morgane Soularue
Writers: 
Marine Combe
Text: 

Le sexisme est latent ; dans la culture comme dans de nombreux domaines. Si on perçoit une évolution positive, l’égalité des sexes n’est pas encore partout au rendez-vous. Mais certains lieux de culture osent parler de celui dont on ne doit pas prononcer le nom : le genre. La MJC Bréquigny fait heureusement partie de ceux-là. « Hommes et/ou femmes, qu’est-ce que c’est que ce genre ? » se compose de plusieurs événements distillés tout au long de l’année. Parce que ce n’est pas un sujet que l’on ressort uniquement lors de la journée internationale des Femmes ! Les propositions sont intrigantes et alléchantes. Véronique Durupt, artiste bien connue de la MJC, interrogera la question du genre en lien avec le territoire à travers des ateliers dont les contenus seront restitués lors d’une exposition finale. Elle mettra également en scène l’histoire d’une libération, celle de la femme qui s’affranchit de son oppresseur. D’autres artistes aborderont la question du genre avec un monologue en un acte pour un transformiste, un cabaret autour de l’encyclopédie de la femme ou encore « Théâtre forum » et « Être sans son destin », ces deux dernières manifestations impliquant le lycée de Bréquigny. Parce qu’on le dit et on le répète : l’éducation à l’égalité, c’est pas que pour les prunes !

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Le scandale « Diane 35 » a-t-il éveillé la conscience de certaines femmes ? Une étude de l’Ined et l’Inserm montre que, depuis 2010, les Françaises rejettent la pilule contraceptive. Elle recule de 9 points chez les 15-49 ans (de 50 % à 41%). De révolution émancipatrice, elle devient source de gênes et de dangers. Car se bourrer d’hormones de synthèse, qui ébranlent le corps et ses rythmes naturels, est loin d’être anodin. Ainsi, les femmes sont de plus en plus nombreuses à opter pour le stérilet en cuivre. Malheureusement, de nombreux gynécologues sont encore trop frileux et refusent la pose de ce contraceptif si la femme n’a pas eu d’enfant. Agaçant ! Plus grave encore, le recul de la pilule est aussi liée à la crise économique : les plus démunies ne pouvant plus avancer le prix de la consultation. Elles adoptent alors les méthodes naturelles (retrait, températures, Ogino et Billings…). Peu fiables, celles-ci haussent le risque de grossesse et donc les IVG, qui, en 2013, auraient crû de près de 5 % en un an. Inquiétant. On savait que les plus précaires ne soignaient plus leurs dents ni leurs yeux, voilà que les femmes se privent maintenant de contraception et de l’indispensable contrôle gynécologique, mettant leur santé en péril. Révoltant.

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Title: 
Femmes au programme
Title: 
Privées de contraception
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Heureusement, certains lieux de culture osent parler de celui dont on ne doit pas prononcer le nom : le genre.
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Le scandale « Diane 35 » aurait-il éveillé la conscience de certaines femmes ?

Party girl - M. Amachoukeli, C. Burger & S. Theis

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Sans complaisance et dans l’instabilité permanente de l’émotion, Party Girl transpire le désir de romanesque.
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Angélique est une escort girl de 60 ans. Elle fait boire les clients dans un cabaret allemand frontalier dans lequel elle a ses habitudes. Elle aime la nuit, son monde et aime faire la fête en compagnie des hommes. Les clients se faisant plus rares, Angélique se résout tardivement à se ranger. Son mariage avec un de ses anciens clients toujours amoureux d’elle est le fil conducteur du film. La rupture avec le monde de la nuit va être difficile pour cette femme qui toute sa vie n’a connue que ce milieu. Elle boit beaucoup et, malgré un mari aimant et une famille tolérante, l’acclimatation à une vie plus conventionnelle reste un défi qu’elle ne semble pas complètement prête à relever. Les filles du cabaret lui manquent, mais au-delà de cela c’est toute une vie qu’il faut abandonner et c’est avec un sentiment d’angoisse qu’elle doit se résigner à rejeter ce mode de vie résolu. Les réalisateurs nous transbahutent sans délicatesse et facilité inutile au sein d’une famille dans laquelle chacun y joue son propre rôle. Une famille qui tient une histoire, celle-ci arquée par les choix de vie de la matriarche. Un scénario fort tout prêt d’un contexte autobiographique. Sans complaisance et dans l’instabilité permanente de l’émotion, Party Girl transpire le désir de romanesque. À la fois drame social, portrait coup de poing et fiction-documentaire, l’œuvre implique le spectateur physiquement.

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Septembre 2014

Writers: 
Morgane Soularue
Writers: 
Marine Combe
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La série 2.0 « Femmes contre Féminisme » est un vrai feuilleton digne d’un soap que l’on adore détester. Cet été, il a fallu être assidu-e-s pour suivre le bras de fer entre Women Against Feminism – tumblr né aux Etats-Unis il y a un an proposant aux femmes de poster des photos d’elles portant un panneau explicatif quant à leur rejet du féminisme – et Je n’ai pas besoin du féminisme (quoique) – tumblr francophone parodiant l’adversaire édité au début de l’été. « Je n’ai pas besoin du féminisme parce que tous les hommes ne sont pas des violeurs, je ne suis pas une victime, je ne suis pas oppressée, les hommes ont aussi des problèmes », poste une jeune américaine, le 20 août (ulcère en lisant ces lignes). En moyenne, elles ont entre 18 et 25 ans, mariées pour la plupart et mères de famille. Et l’amalgame entre féminisme et anti-hommes va bon train… La confusion d’une égalité déjà acquise aussi… On se ravit de la riposte estivale, digne parodie cinglante et cynique. « Je n’ai pas besoin du féminisme car j’adore me faire traiter de « pute » quand je porte une jupe », « Les femmes adorent que je gagne 25% de plus qu’elles. Elles trouvent ça viril. » Alors, bien évidemment on a ri de ce second degré. Mais à la fin de l’été, cette série a comme un goût amer et on se dit qu’on en a ras-le-bol et qu’on voudrait bien que certaines femmes réfléchissent davantage au sens des choses…

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Depuis 2010, les assistantes maternelles, ou asmat, peuvent créer des Maisons d’Assistantes Maternelles, dites MAM. Pour ne plus exercer seules chez elles et dissocier lieu de travail et lieu de vie. « Cela encourage les vocations chez les jeunes et donc crée de nouvelles places de garde », confie Stéphanie Batti, fondatrice de la MAM Poppins à la Courrouze. Mais le Conseil Général (CG) d’Ille-Et-Vilaine – qui octroie les agréments – semblerait ne pas l’entendre de cette oreille. « Ouvrir notre MAM a été long, pénible et très contraignant, il a fallu 2 ans et demi de bras de fer avec le CG qui n’a eu de cesse de nous mettre des bâtons dans les roues (CF. YEGG n°27, p.8) », confie Stéphanie qui aurait eu des échanges tendus et musclés avec la personne en charge des MAM au CG. Celle-ci lui aurait même envoyé les tracts de l’association « pas de bébé à la consigne »… D’autres asmat déclarent avoir récemment rencontré les mêmes difficultés à Janzé et à la Chapelle-des-Fougeretz. Les raisons de ce bras de fer ? Politiques peut-être. La loi émanant de la droite… C’est ce que pensent celles qui se sont frottées à la désapprobation farouche du CG. Quoi qu’il en soit, cette attitude est déplorable et navrante. Juger une loi mauvaise, c’est un droit, mais l’institution publique sort ici de son rôle si elle s’oppose ainsi aux asmat, et par là même à la création d’emplois et de places de garde. Minable.    

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Title: 
Femmes contre féminisme
Title: 
CG contre MAM
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La série 2.0 « Femmes contre Féminisme » est un vrai feuilleton digne d’un soap que l’on adore détester.
Summary: 
Bras de fer entre les assistantes maternelles et le Conseil Général 35.

Juillet-Août 2014

Writers: 
Morgane Soularue
Writers: 
Marine Combe
Text: 

En matière de lutte pour les droits des femmes, nombreuses sont les actions qui passent inaperçues. Heureusement, certaines arrivent à traverser l’écran de fumée – noire – qui nous sépare de la prise de conscience ! C’est le cas de l’association nantaise Colère : nom féminin, créée en mai dernier, qui a lancé une campagne contre le harcèlement de rue, et on ne peut que s’en réjouir ! « Je fais partie des « chanceuses » qui n’ont subi que l’agression verbale. En pleine après-midi, on m’a traité de « viande à viol » », explique Laura, à l’initiative de cette campagne qui prend la forme d’un message percutant et punchy, inscrit sur des tote bags ou des débardeurs : Ta main sur mon cul, ma main sur ta gueule. Pour elle, pas question de résoudre le problème en un coup de sac à main, ni d’engendrer de la violence gratuite, mais il est essentiel que chacun soit sensibilisé au sujet afin de se sentir concerné par ce fléau qui envahit les rues depuis trop longtemps : « Quand les gens le voient, ils en parlent, ça déclenche une discussion, un débat. C’est déjà beaucoup ! » Et c’est déjà beaucoup en effet, les membres de l’association ont été très rapidement saturés de commandes – plus de 1000 en à peine un mois. Sur les revenus engendrés par les ventes, 50% devraient être reversés à des associations – les 50% restants servant à la fabrication des produits. Pour l’heure, l’argent a servi à payer des cours de krav-maga, qui seront donnés cet été à Nantes auprès de 100 femmes et 7 hommes. Vous aussi prenez le taureau par les cornes : colerenomfeminin.bigcartel.com !

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Les ayatollahs de la minceur ont une nouvelle cible : la mère. Leur but ? Que la toute fraîche accouchée retrouve sa ligne fissa-fissa. Voire qu’elle devienne plus mince qu’avant, tant qu’à faire. Mais bien sûr ! Ces barbares malsains s’inspirent des stars qui se délestent de leurs kilos de grossesse en un temps record – avec l’aide, il ne faudrait pas l’oublier, de coachs en tout genre et à domicile (prof de fitness, diététicien, gourou yogi…etc). Si certaines ne récupèrent pas assez vite leur ligne, la presse les assassine. L’actrice et jeune maman Olivia Wilde est ainsi la proie des critiques qui évoquent « le fait qu’elle ait gonflé autant enceinte et n’a pas fondu rapidement (…) ses gros poteaux plein de cellulite » - article empli de finesse publié sur Premiere.fr et depuis supprimé – C’est ordurier et abject. Les femmes elles-mêmes se jettent dans la compétition, comme Maria Kang, dite « Fit Mum », et son stupide, odieux et culpabilisant « What’s your excuse ? » au dessus d’une photo d’elle mince et galbée, entourée de ses trois jeunes enfants. À la maison, la pression vient des maris, mères, belles-mères, sœurs et copines. Stop ! Qu’on leur fiche la paix ! Qu’on laisse leur corps se remettre du bouleversement qu’il vient de vivre. D’autant que cette « mode » entraine parfois des pertes de poids trop rapides et trop importantes, mettant en danger la santé de la femme. Mais de cela, s’en soucient-ils seulement, ces crétin-e-s ? On en doute fort.

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Title: 
La colère vous va si bien
Title: 
Kilos sous pression
Summary: 
Ta main sur mon cul, ma main sur ta gueule. Un slogan assez jouissif, avouons-le !
Summary: 
Les ayatollahs de la minceur ont une nouvelle cible : la mère.

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