Includes the sections "Coup de coeur" and "Coup de gueule"

Juin 2019

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
Text: 

Chaque année, les rapports publiés par SOS Homophobie démontrent, en France, une augmentation des violences LGBTIphobes, ces dernières structurant systématiquement le quotidien des personnes en raison de leurs orientations sexuelles et/ou de leurs identités de genre.

En 2018, la courbe ne s’inverse pas dans l’hexagone et le rapport souligne même une recrudescence des violences à l’encontre des lesbiennes et des bisexuelles (on ne pourra que faire le parallèle entre la lâcheté politique face à l’ouverture de la PMA pour tou-te-s et la montée en flèche des actes lesbophobes et biphobes).

En mai, Brunei a suspendu la peine de mort pour les homosexuel-le-s, Taiwan a autorisé le mariage homosexuel, le Kenya a refusé la demande de dépénalisation de l’homosexualité… les droits sont inégaux et encore très instables.

Dans ce contexte, on se réjouit de voir que les étudiant-e-s de l’université Rennes 2 ont voté, lors du budget participatif 2019, en majorité pour l’escalier arc-en-ciel, inauguré - à deux pas de la bibliothèque universitaire - le 17 mai dernier, à l’occasion de la journée internationale de lutte contre les LGBTIphobies.

C’est encourageant mais pas encore suffisant et satisfaisant. Les marches vers une égalité réelle sont encore nombreuses. Prochain rendez-vous à en pas manquer : le 8 juin – journée qui conclut la Semaine des Fiertés - pour la Marche des Fiertés, dès 14h sur l’esplanade Charles de Gaulle.

Text: 

Dire que l’avortement est un droit conquis et non acquis, c’est comme pisser dans un violon, version film d’horreur. Tout le monde s’en fout et reste convaincu que les féministes, elles sont chiantes et en plus, elles radotent. Elles gueulent pour un rien, les féministes, c’est bien connu. Les vieilles se sont battues pour le droit à l’avortement, c’est bon, elles l’ont eu. Qu’elles retournent mettre leurs soutifs, s’épiler les jambes et préparer le rôti, on a d’autres chats à fouetter !

Non mais stop les conneries, putain !!! Quand va-t-on reconnaître que ce droit est constamment menacé par la montée des conservateurs et des extrêmes au pouvoir ? Que si les militantes continuent ardemment le combat ce n’est pas par faute de causes à défendre mais bel et bien parce que la menace est réelle et se concrétise au fur et à mesure ?

Secouons-nous, réveillons-nous et battons-nous. La situation actuelle des Etats-Unis (« En 2019, 14 états américains ont signé des lois pour limiter l’accès à l’avortement », indique Le Mondele 17 mai dernier) n’est pas un cas isolé et la connerie des « pro-vie » ne s’arrête pas aux frontières.

La victoire, toute aussi relative qu’elle est, du Rassemblement National aux élections européennes en est la preuve. Cessons de minimiser et regardons la réalité en face. Celle d’un retour gigantesque en arrière qui met en péril le corps et la liberté des femmes, dans son sens le plus large.

Posts section: 
Title: 
Quand les couleurs de l'arc-en-ciel rayonnent !
Title: 
Anti-avortement, la menace qu’il faut arrêter d’ignorer !
Summary: 
On se réjouit de voir que les étudiant-e-s de l’université Rennes 2 ont voté, lors du budget participatif 2019, en majorité pour l’escalier arc-en-ciel, inauguré à deux pas de la bibliothèque universitaire.
Summary: 
Cessons de minimiser et regardons la réalité en face. Celle d’un retour gigantesque en arrière qui met en péril le corps et la liberté des femmes, dans son sens le plus large.

Mai 2019

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
Text: 

Quand Jop rencontre Antigone, ça déclenche une étincelle jaune-orangée et bleu nuitée qui crépite sous la forme d’une bande-dessinée publiée au début de l’année aux éditions Goater. Antigone, personnage mythique qui nous vient de la Grèce Antique et que l’on connaît particulièrement grâce à l’adaptation de Jean Anouilh, est une figure intemporelle de résistance et de transgression.

Pas étonnant donc de la retrouver dans les rayons de l’éditeur rennais sous les traits engagés d’un jeune auteur-dessinateur de BD. Imaginée dans une époque moderne et un contexte social tendu, Antigone est une jeune femme révoltée, prête à mourir pour ses idées.

Son combat ici, c’est une Zone À Défendre, un bâtiment qui abritait des migrants, partis avant l’exécution de la menace d’expulsion. Déclamée « cause perdue », l’adolescente reste et persiste dans ses convictions. N’en déplaise à son oncle Créon, préfet de police pris entre sa fonction impliquant respect de l’ordre et application des lois et son envie de protéger sa nièce désobéissante.

Le récit est court mais nous tort viscéralement cerveau et boyaux d’un coup de revers. Parce qu’il est magnifique. De par le dessin et les couleurs, de par l’intelligence et la subtilité du parallèle et de la connexion entre toutes les Antigone et de par le militantisme qui s’en dégage, tout en laissant apparaître la complexité des relations humaines et du rapport que l’on entretient, de manière différente, avec le pouvoir. Magnifique version d’une Antigone punk et rebelle, signée Jop.

Text: 

Plus exactement « pour préserver l’équité de la compétition féminine ». C’est la raison invoquée par le règlement de l’IAAF (Association internationale des fédérations d’athlétisme), mis en place en 2018, pour contraindre les sportives à un protocole hormonal quand celles-ci produisent naturellement un taux de testostérone plus important que celui donne le ticket d’entrée dans la case « Femme ». 

Cette règle, c’est la championne sud-africaine Caster Semenya qui la combat. Pour sa dignité. Parce qu’elle refuse à juste titre de se soumettre à une réforme visant à l’obliger à faire baisser son taux de testostérone. 

Le 30 avril, le Tribunal arbitral du sport a rejeté son recours contre ce règlement bel et bien reconnu comme discriminatoire, estimant que cette discrimination « constituait un moyen nécessaire, raisonnable et proportionné d’atteindre le but recherché par l’IAAF, à savoir de préserver l’intégrité de l’athlétisme féminin dans le cadre de certaines disciplines (du 400 m au mile). » 

Le règlement entrera en vigueur le 8 mai, le temps pour Caster Semenya de remporter haut la main le 800 mètres à Doha le 3 mai dernier et de lancer un signal fort : « Je suis un être humain. La vie est trop courte, je ne vais pas perdre mon temps avec ces histoires. Si vous vous mettez sur ma route, je vais vous passer par dessus. Je vais continuer à vivre ma vie, quoi qu’il arrive, m’entrainer et courir. » Pour préserver l’humanité de la connerie de la binarité dont il faudrait urgemment se distancier. 

Posts section: 
Title: 
Antigone, le refus de l'injustice sociale et de l'ordre établi
Title: 
La dignité, le prix à payer pour "préserver l'équité"
Summary: 
Le récit est court mais nous tort viscéralement cerveau et boyaux d’un coup de revers. Parce qu’il est magnifique. Sublime version d’une Antigone punk et rebelle, signée Jop.
Summary: 
Le règlement discriminatoire établi par l'IAAF, entré en vigueur le 8 mai dernier, ne préserve malheureusement l'humanité de la connerie de la binarité... Dommage.

Avril 2019

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
Text: 

Taper sur un moteur de recherche « inventrices et leurs inventions » et automatiquement, le correcteur vous propose « inventeurs et leurs inventions ». Franchement, ça fait mal le coup du « Essayez avec cette orthographe »…

Heureusement, les Éditions des éléphants prouvent que nous avons raison de lancer la recherche au féminin. En mars 2019, Inventoras y sus inventos d’Aitziber Lopez et Luciano Lozano est traduit en français et nous permet de découvrir 15 femmes et leurs créations, très utiles à la modernisation lors du siècle dernier.

Margaret A. Wilcox, Elizabeth Magie Phillips, Marion O’Brien Donovan, Josephine Garis Cochrane, Stephanie Kwolek ou encore Martha Coston et Letitia Mumford Geer ont toutes en commun d’avoir été oubliées de l’Histoire. Elles sont pourtant à l’origine du chauffage pour les voitures, du Monopoly, des couches lavables, du lave-vaisselle, du kevlar, des fusées de signalisation ou encore de la seringue médicale.

L’album jeunesse Les inventrices et leurs inventions réhabilite, dans des textes courts et pédagogiques – et des illustrations souvent rigolotes – ces individus à qui on doit aujourd’hui le progrès et le confort. Et permet ainsi de démontrer que l’intelligence et la créativité n’ont pas de sexe et de genre.

Si l’ensemble des inventrices sont ici américaines, on espère voir d’autres tomes poursuivre cet excellent travail de mémoire. Parce que l’Histoire a besoin d’être réécrite pour que les héroïnes d’hier le soient encore aujourd’hui et que les petites filles puissent inventer leur futur. Sans barrières. 

 

Text: 

C’est une semaine noire qui nous propulse dans le mois d’avril et pourtant c’est une semaine ordinaire. Le 31 mars, Julia est agressée place de la République à Paris parce qu’elle est une femme transgenre. Le 3 avril, le sultanat de Bruneï (Asie du Sud-Est) adopte la peine de mort, par lapidation, pour les homosexuels – les lesbiennes ayant des rapports seront susceptibles quant à elles d’être condamnées à 10 ans de prison – et pour les adultères. Le 7 avril, en France, on compte 41 femmes tuées depuis le 1erjanvier par leur compagnon ou ex-compagnon.

Et ça, on en parle parce qu’une vidéo a fait le tour des réseaux sociaux, que la communauté internationale s’est un peu réveillée et que les militantes féministes veillent pour alerter l’opinion publique. Il y a tout ce dont on ne parle pas, tout ce qui est passé sous silence parce qu’il n’y avait pas de témoin, parce que la victime a eu peur de pousser la porte du commissariat et d’y être malmenée, voire violentée, parce que personne n’a voulu la croire quand elle a commencé à parler de ce qu’elle subissait…

L’horreur, on préfère la regarder de loin et la critiquer, au prétexte qu’elle serait motivée par telle ou telle religion. Arrêtons l’hypocrisie. Cette horreur, elle s’appelle l’intolérance et elle répond à des siècles et des siècles de domination et d’oppression masculine.

Cette horreur, elle s’appelle le patriarcat et mène aux violences sexistes et sexuelles envers toutes les femmes et les personnes LGBTIQ+. Tant qu’on ne l’admet pas, elle continuera de se répandre. Partout.

Posts section: 
Title: 
Inventons notre futur, sans barrières
Title: 
Quand l’intolérance se répand partout dans le monde
Summary: 
L’album jeunesse Les inventrices et leurs inventions réhabilite celles à qui on doit aujourd’hui le progrès et le confort. Et permet ainsi de démontrer que l’intelligence et la créativité n’ont pas de sexe et de genre.
Summary: 
Cette horreur, elle s’appelle le patriarcat et mène aux violences sexistes et sexuelles envers toutes les femmes et les personnes LGBTIQ+. Tant qu’on ne l’admet pas, elle continuera de se répandre. Partout.

Mars 2019

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
Text: 

Depuis le 18 février, les justiciers masqués envahissent le hall de la bibliothèque universitaire de Rennes, à l’occasion de l’exposition Masques, costumes et pouvoirs – Super-héro-ïne-s en bande dessinée française. 

De par l’utilisation de l’écriture inclusive – dont l’usage n’est malheureusement toujours pas si banale (si l’Académie française daigne enfin procéder à la féminisation des noms de métier, elle refuse catégoriquement en revanche l’écriture inclusive) – l’événement Facebook avait attiré notre attention et titillé notre curiosité.

Car les justicières masquées ne sont pas légion, comme le souligne l’encadré en début d’exposition, en en présentant une autre, Héro(ïne)s, réalisée par Lyon festival BD et Jc Deveney : « À plus de 70%, les modèles d’identification proposés aux lecteurs et lectrices sont des figures masculines. »

Tout en soulignant que lorsque l’on peut arguer que les femmes sont présentes dans les BD, « leur représentation reste minoritaire et très souvent liée à des stéréotypes convenus : les femmes ont leur place en BD… au côté du héros, prêtes à l’épauler ou à le soigner en cas de coup dur. Elles peuvent également constituer de très bons éléments à séduire, à sauver du danger et parfois même à instruire. »

On se régale alors d’affiches faisant la part belle à Supermeuf, aux Marvelles Avengeuses, à Vulverine, à The Spiritueuse, à Hellgirl ou encore à Babe Sapienne. Difficile néanmoins de trouver des personnages féminins badass dans le reste des planches présentées dans le cadre du Festival « Serial Cultures, édition super-héroïque »…

Text: 

La France a encore manqué une belle occasion de fermer sa gueule en février. Il a suffit que certain-e-s l’ouvre bien grande pour protester contre la commercialisation du hijab de running annoncé par Decathlon pour que l’entreprise suspende son projet. « Pour garantir la sécurité de nos collaborateurs en France », peut-on lire sur Twitter.

La polémique est lancée et chacun-e y va de son avis fort inintéressant puisque les personnes qui occupent le débat ne sont pas concernées par le voile. Le 1ermars, Libération publie alors une tribune rédigée par un collectif de femmes musulmanes dénonçant l’islamophobie quotidienne à laquelle elles sont confrontées :

« Plaquer sur les femmes portant le voile tous les préjugés et toutes les généralisations ouvre la porte à tous les abus. On nous demande d’être discrètes, de respecter la culture du pays qui nous accueille. On nous soupçonne de ne pas être livres de choisir nos vêtements nous-mêmes. Et ce soupçon entraine des interdictions qui sont censées nous libérer. Mais nous ne sommes ni soumises ni inconscientes, nous sommes fières de notre foi et fières de nos choix. En assumant nos croyances, notre voile, nous réclamons la liberté d’être femmes et musulmanes en France. Nous exerçons notre liberté de conscience. Nous dénonçons les détournements de la laïcité pour mieux nous opprimer. La laïcité de la loi 1905, c’est la liberté. »

Le texte est puissant. Mais pourquoi a-t-il fallu quatre jours avant d’interroger les concernées ? Et pourquoi en 2019 hommes blancs en première ligne, femmes blanches en seconde, s’agitent-ils/elles toujours autant autour du voile ?

Posts section: 
Title: 
Les justicières masquées de la Bibliothèque universitaire
Title: 
Quand est-ce qu'on va la fermer ?
Summary: 
Si les justicières masquées ne sont pas légion, on se régale alors d’affiches faisant la part belle à Supermeuf, aux Marvelles Avengeuses, à Vulverine, à The Spiritueuse, à Hellgirl ou encore à Babe Sapienne.
Summary: 
Pourquoi faut-il quatre jours avant d’interroger les concernées ? Et pourquoi en 2019 hommes blancs en première ligne, femmes blanches en seconde, s’agitent-ils/elles toujours autant autour du voile ?

Février 2019

Writers: 
Marine Combe
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Marine Combe
Text: 

En découvrant récemment la bande-dessinée Wotan, trilogie créée par Eric Liberge – dont l’intégrale a été publiée chez Dupuis en 2014 – on a été interpelé-e-s par le trio choisi par l’auteur : un enfant, Louison, un homme, Etienne, et une femme, Yin Tsu, photographe japonaise, qui au fil de la guerre va être chargée d’espionner Himmler.

S’il est rare dans les œuvres littéraires grand public de trouver des traces de femmes, d’autant plus non européennes, durant la Seconde guerre mondiale, il est encore plus difficile que celles-ci soient intégrées à l’Histoire dans un rôle équivalent à un autre personnage, sorti de l’héroïsme fantasmé, tandis que l’auteur s’attache à montrer l’horreur de la Shoah, des camps de concentration et des expériences « scientifiques » sur les cadavres.

Cinq ans plus tard, l’œuvre reste inédite et subjuguante. Et on se réjouit de constater que les éditions Dupuis se sont depuis équipées d’une autre bande-dessinée présentant un volet que les Français-es connaissent moins, sur cette période : la situation en Belgique.

Flore Balthazar dans Les louves nous invite à suivre le quotidien des filles de la Louvière – principalement celui de Marcelle et Yvette – conscientes, soucieuses et impliquées dans cette période trouble. Que ce soit avec Liberge ou Balthazar, on aime découvrir ces personnalités féminines trop longtemps laissées en marge de l’Histoire.

Text: 

C’est délirant la mauvaise foi du patriarcat… C’est consternant même. La guerre à la parité, on ne l’avait pas vu venir dans ce sens-là à Sarcelles, ville dans laquelle, fin janvier, le nouveau maire Patrick Haddad (PS) a été contraint par la justice de rétablir l’équilibre entre ses adjointes et ses adjoints, ces derniers étant moins nombreux… Huit femmes, six hommes.

À parité dans la connerie, ce sont deux élu-e-s de l’opposition, Chantal Grollier (UDI) et David Grandon (LREM) qui ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise pour dénoncer un scandaleux manque de parité. Le tribunal acquiesce : il y a bien de trop de femmes adjointes à la mairie de Sarcelles.

Le juge explique que, pour les communes de 1 000 habitant-e-s et plus, le principe de parité impose l’obligation de présenter une liste où chaque sexe est représenté à parité, à au plus une unité près. On est d’accord, la parité, c’est important. C’est même une nécessité pour faire avancer les mentalités.

Bizarrement, cette obsession du respect de la parité, on la retrouve que quand il y a « trop » de femmes. Ça ne choque personne quand il y a trop d’hommes, ce qui est très fréquent. Ah si, c’est vrai, le nouveau gouvernement a fait récemment tiquer : la nomination d’Adrien Taquet fait basculer le compte des ministres à 19 hommes et 17 femmes.

Mais grâce à un tour de passe-passe – en disant que le Premier ministre ne compte pas (ce qu’on apprécierait grandement) – la parité est respectée à une personne près. Ouf, les hommes ne sont pas lésés…

Posts section: 
Title: 
Une autre représentation des femmes en 39 - 45
Title: 
Invasion de femmes adjointes à Sarcelles
Summary: 
Que ce soit avec Liberge ou Balthazar, on aime découvrir à travers deux subjuguantes BD ces personnalités féminines trop longtemps laissées en marge de l’Histoire.
Summary: 
À parité dans la connerie, ce sont deux élu-e-s de l’opposition qui ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Cergy-Pontoise. Le tribunal acquiesce : il y a bien de trop de femmes adjointes à la mairie de Sarcelles.

Janvier 2019

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
Text: 

Coy, Ashley, Amelia, Alfonsina, Ada, Maya, Isabel, Harriet, Frida, Eufrosina, Brenda, Yusra, Nellie, Manal, Lakshmi, Hedy, Carmen, Beatrice, Sonia, Shamsia, Lorena, Gloria… Elles sont 200 et nous font rêver tous les soirs.

Avant de dormir, dans la pénombre de la nuit paisible venue remplacer l’ébullition de la journée, elles nous murmurent leurs histoires, leurs ambitions, leurs accomplissements, au fil des siècles et des continents. Et quand l’aube chasse le crépuscule, elles nous accompagnent au quotidien, nous susurrant à l’oreille : « Vous êtes la promesse, vous êtes la force. Ne reculez pas, et toutes les autres avanceront. »

Bien vite, on ne peut plus se passer des Histoires du soir pour filles rebelles, deux tomes publiés aux éditions Les Arènes en octobre 2017 – vendu à près d’un million d’exemplaires dans le monde - et en octobre 2018. Francesca Cavallo et Elena Favilli retracent les destins de plusieurs centaines de femmes extraordinaires, ayant cru en leurs capacités et leur détermination. Pour une poignée d’entre elles, leurs noms, travaux et/ou exploits traversent les années et marquent les générations.

Pour les autres, elles ont été oubliées et/ou ignorées de l’Histoire. Heureusement, les deux écrivaines s’invitent dans la réhabilitation de toutes ces personnalités multiples et variées qui n’ont pas accepté d’être conditionnées par leur sexe et leur genre. Elles ont bien fait puisqu’aujourd’hui, elles nous encouragent – petites et grandes – à réaliser qu’il ne tient qu’à nous de rendre les choses possibles.

Text: 

Lille. Mercredi 26 novembre 2018. Fares Araoudiou sort du métro au bras de son compagnon. Ils sont insultés de « pédés » par trois hommes et frappés lorsque Fares rétorque : « On est gays et on vous emmerde ! ». Au commissariat, la plainte n’est pas acceptée sous prétexte que l’homme n’a pas de certificat médical pour faire constater ses blessures.

« Je me suis renseigné auprès d’un avocat, ce n’est pas du tout la procédure. C’est au commissariat de saisir la médecine légale pour procéder à ces constatations et déterminer le nombre de jours d’ITT. C’est d’ailleurs ce qu’il s’est passé lorsque je suis venu déposer plainte au commissariat de Montpellier (son lieu de vie, ndlr). », explique Fares Araoudiou au journal Midi Libre.

Il ne souhaite pas accuser la police française d’homophobie mais dénonce la fréquence et l’augmentation des violences homophobes, toujours plus nombreuses, quotidiennes et invisibilisées, minimisées.

Dans une tribune signée Véronique Godet et Joël Deumier, de SOS Homophobie, parue dans Ouest France le 3 janvier 2019, l’association demande des actions concrètes et immédiates aux pouvoirs publics : cesser de repousser l’extension de la PMA et la réforme de la filiation, permettre aux personnes trans de s’autodéterminer, cesser toutes les mutilations génitales sur les enfants intersexe, assurer et garantir la protection des personnes LGBT+, former les agents du service public au respect et à l’égalité. Difficile de penser qu’on est en 2019…

Posts section: 
Title: 
Chaque soir, une rebelle nous éveille
Title: 
L'homophobie, toujours pas punie
Summary: 
Heureusement, les deux écrivaines s’invitent dans la réhabilitation de toutes ces personnalités multiples et variées qui n’ont pas accepté d’être conditionnées par leur sexe et leur genre.
Summary: 
Il ne souhaite pas accuser la police française d’homophobie mais dénonce la fréquence et l’augmentation des violences homophobes, toujours plus nombreuses, quotidiennes et invisibilisées, minimisées.

Décembre 2018

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
Text: 

Dix ans que les hommes du village sont partis à la guerre et pas une seule nouvelle, pas une seule information… Pour protéger les habitant-e-s et les troupeaux, les femmes ont établi l’ordre des Bergères guerrières, dans lequel Molly se fait une joie d’être admise, tandis que son meilleur ami Liam, lui, rêve d’en faire parti.

Le premier tome de Bergères Guerrières, signé Jonathan Garnier et Amélie Fléchais, nous fait découvrir l’univers singulier de ce lieu où les hommes ne reviennent pas, « situation absurde et triste (dont), nous, femmes du village, n’avons pas voulu devenir les victimes. »

Dès le début de l’histoire, on apprécie l’ambiance, le fonctionnement, les tempéraments des un-e-s et des autres, le caractère des images, ce qui nous fait dévorer le deuxième tome, dans lequel on adore frissonner en suivant les aventures des personnages, auxquels on s’est rapidement attaché-e-s.

Sans hésitation, la série – recommandée à juste titre par Ayla Saura, co-fondatrice de la librairie rennaise La nuit des temps, au micro des Héroïnes (émission féministe diffusée une fois par mois sur la radio Canal b) - figure parmi les meilleures bande-dessinées de la catégorie jeunesse. Le point de vue est original, tant dans le concept que dans la manière d’aborder le sujet et de l’accompagner graphiquement, et les thématiques sont nombreuses et intelligentes.

Le courage, la peur, la maladie, la guerre, la noblesse des valeurs, la découverte de soi et des autres, ainsi que l’expression des émotions apparaissent avec simplicité et justesse, sans que la question du sexe ne soit soulignée comme étant de l’ordre de la problématique. Fort et drôle ! Bergères Guerrières devrait compter 4 tomes, dont le 3eest prévu pour septembre 2019. Aux éditions Glénat, « Tchô ».

Text: 

Dans le monde de la farce et de la morale, il y a l’arroseur arrosé. Dans la réalité de la société et de la Justice, il y a le violeur acquitté et les victimes doublement punies. Le 15 novembre, Georges Tron, maire de Draveil, et Brigitte Gruel, son ancienne adjointe, accusé-e-s de viols et d’agressions sexuelles, ont été acquitté-e-s par la cour d’assises.

Un coup de massue bien violent qui va de pair avec les propos scandaleux tenus par son avocat, le non moins célèbre Me Dupont-Moretti, qui s’en est pris à l’Association européenne contre les Violences Faites au Travail : « C’est bien beau que la parole se libère mais vous préparez un curieux mode de vie aux générations futures. »

Ce qui est curieux, c’est de poursuivre la plaidoirie en comparant des récits de viols et d’agressions sexuelles au « toucher de genou d’une copine » et de reconnaître « la patience remarquable » de Georges Tron alors que lui aurait, selon ses dires, sauté à la gorge des plaignantes.

Faut-il donc applaudir son client pour ne pas les avoir molestées en plus d’avoir abusé de l’autorité de sa fonction ? Pas si étonnant de la part d’un avocat avide de pouvoir et d’affaires bien médiatisées, qui donnerait certainement raison, s’il pouvait le faire devant un tribunal, aux parents de la jeune femme vendue – par eux-mêmes, oui, oui - aux enchères sur Facebook le 27 octobre dernier.

Si le parquet a fait appel de l’acquittement cinq jours plus tard, il faudra des années, voire des décennies, et encore, avant que la Justice ne déconstruise sa pensée patriarcale.

Posts section: 
Title: 
Bergères guerrières : actrices de leurs vies et destins
Title: 
Le violeur acquitté, les féministes attaquées...
Summary: 
Sans hésitation, la série figure parmi les meilleures bande-dessinées de la catégorie jeunesse. Le point de vue est original, tant dans le concept que dans la manière d’aborder le sujet.
Summary: 
Si le parquet a fait appel de l’acquittement de Georges Tron cinq jours plus tard, il faudra des années, voire des décennies, et encore, avant que la Justice ne déconstruise sa pensée patriarcale.

Novembre 2018

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
Text: 

Comprendre les luttes et les enjeux du féminisme en 230 pages, ça peut paraître ambitieux, vertigineux, voire présomptueux. Mais les militantes d’Osez le Féminisme !, Margaux Collet et Raphaëlle Rémy-Leleu ont assez bien relevé le défi dans l’ouvrage publié aux éditions First en septembre dernier, illustré par Diglee. 

Beyoncé est-elle féministe ? … et autres questions pour comprendre le féminisme répond à 10 questions autour de l’égalité entre les femmes et les hommes afin de déconstruire les idées reçues mais aussi et surtout pour aller plus loin dans le combat contre le sexisme. Illustrations humoristiques, infos pratiques, conseils de lecture, de sites ou de films, portraits de femmes qui comptent ou ont compté, le livre donne de nombreuses informations bien vulgarisées, afin de parvenir à expliquer très simplement quelles sont les revendications du féminisme et les barrières que la société doit encore franchir pour atteindre enfin l’égalité entre les sexes.

Alors, on l’avoue, ce n’est pas un coup de foudre – parce qu’il s’attache, un peu trop à notre goût, à un seul féminisme - mais un petit coup de cœur pour ce qui pourrait s’apparenter à un guide à mettre dans les mains des ados, jeunes adultes ou encore novices et curieux-euses ayant envie de se plonger dans une problématique sociétale. Une sorte de sensibilisation, d’introduction, à un sujet fondamental à la recherche et la construction identitaires, qui devrait – on l’espère - donner envie de creuser encore davantage !

Text: 

Le 28 octobre, le candidat d’extrême droite Jair Bolsonaro est élu à la tête du Brésil. Le lendemain, Bastamag.net publie un florilège de ses propos sexistes, racistes, homophobes, classistes, etc. C’est affligeant (et malheureusement pas nouveau dans la sphère politique, peu importe le pays).

En 2003, il s’en prend à la députée de gauche Maria do Rosario et réitère en interview : « Je ne suis pas un violeur. Mais si je l’étais, je ne la violerais pas, parce qu’elle ne le mérite pas. Elle est très méchante et très moche. Ce n’est pas mon genre. » En 2013, il s’adresse à Eleonora Menicucci, alors ministre du droit des femmes, en la qualifiant de « sale gouine », et rétorque à une députée de la gauche radicale qui réagit que sa formation est un « parti de connards et de pédés ».

Quelques années plus tôt, il avait conseillé aux parents de frapper leurs fils avec du cuir s’ils étaient gays, afin de les faire changer de comportement. « La plupart des gens ne sont pas prêts à recevoir une éducation et ne s’instruiront pas eux-mêmes. Seul un contrôle des naissances peut nous sauver du chaos. », déclare-t-il également en 2008.

On s’arrête là, désespéré-e-s de cette élection, contre laquelle se sont élevées les voix des millions de Brésiliennes, inquiètes quant au personnage et son programme, notamment en matière de droits des femmes, comme le rappelle Maria do Rosario : « Le Brésil est le champion des violences faites aux femmes. Vous imaginez si cette violence est encouragée institutionnellement. »

Posts section: 
Title: 
Laissez-vous guider par Beyoncé !
Title: 
La crainte, justifiée, des brésiliennes
Summary: 
Une sorte de sensibilisation, d’introduction, à un sujet fondamental à la recherche et la construction identitaires, qui devrait – on l’espère - donner envie de creuser encore davantage !
Summary: 
Florilège de ses propos sexistes, racistes, homophobes, classistes, etc. tenus par Jair Bolsonaro, élu à la tête du Brésil. C’est affligeant (et malheureusement pas nouveau dans la sphère politique).

Octobre 2018

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
Text: 

« L’image de Njinga sauvegardée par les traditions orales a connu une nouvelle dynamique dans les années 1960, quand les Angolais se sont de plus en plus tournés vers leur histoire pour définir leur propre résistance aux Portugais. Face à un système raciste d’exploitation coloniale, dont la politique consistait à diviser les Angolais en fonction de leur race, de leur classe, de leur ethnie, de leur région et de leur langue, les descendants du vieux Mbundu qui avaient entendu les récits de la résistance de Njinga remirent au premier plan ce personnage héroïque. », écrit Linda M. Heywood, professeure d’histoire à l’université de Boston.

Pendant 9 ans, elle a effectué de très nombreuses recherches concernant cette puissante reine d’Afrique et en a fait un livre, Njinga – Histoire d’une reine guerrière (1582 – 1663), publié fin août aux éditions La découverteUn ouvrage riche et passionnant qui dresse le portrait d’une figure importante et transgressive de l’Histoire, longtemps spoliée par les colonisateurs portugais et les auteurs européens qui en ont fait «la représentante type de l’Autre africain », dans « les romans libertins », en tant que « reine cannibale ».

Linda M. Heywood retrace son parcours, en prenant soin de contextualiser toutes les informations recueillies. Intelligente, stratège, guerrière, diplomate… Elle a toujours combattu les envahisseurs pour défendre et préserver son peuple.

L’auteure réhabilite dans toute sa dimension ce personnage complexe que l’Occident a oublié, après l’avoir caricaturé et diabolisé. Un propos qui rejoint aussi celui de l’appel de 440 historiennes à mettre fin à la domination masculine en histoire.

Text: 

L’égalité entre les sexes n’existe pas (mais alors, pas du tout) et les (quelques) droits des femmes ne sont pas acquis mais conquis. On entend (trop) souvent dire « Oui mais bon, ici, vous êtes quand même bien loties». L’Europe et notamment la France, toujours meilleures que les autres…

Bah voyons ! Gardons-nous bien de faire la morale aux autres et regardons en face le retour en arrière qui s’opère du côté de chez nous. En avril dernier, on découvrait par exemple qu’en Hongrie, le premier ministre Viktor Orban a rendu explicite le sexisme - ordinairement implicite - dans les manuels scolaires dans lesquels désormais les élèves apprennent « que les garçons etles filles (…) n’ont pas les mêmes capacités physiques et aptitudes intellectuelles », qu’« avoir des relations sexuelles hors mariage est un péché » et que « les femmes sont bonnes pour la cuisine, leur rôle c’est de s’occuper de la maison et de faire des enfants ».

En septembre, le docteur Bernard de Rochambeau, président du Syndicat des Gynécologues en France, affirme à la télévision que l’IVG est un homicide et revendique sa clause de conscience. Quand on parle de la situation en Italie, où une partie importante des médecins brandissent cette fameuse clause pour ne plus pratiquer d’avortement, on nous rétorque que dans l’Hexagone, ce n’est pas prêt d’arriver. Et bien si.

Arrêtons de nous fourvoyer en jugeant nos voisines du monde entier. Soyons conscient-e-s, vigilent-e-s et solidaires. Parce que les femmes meurent tous les jours du machisme. En France, en Europe, partout dans le monde. 

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Title: 
Réhabiliter Njinga, reine guerrière d'Angola
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Le machisme tue, tous les jours, en France et ailleurs
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Intelligente, stratège, guerrière, diplomate… Elle a toujours combattu les envahisseurs pour défendre et préserver son peuple. L’auteure réhabilite dans toute sa dimension ce personnage complexe que l’Occident a oublié, après l’avoir caricaturé et diabolisé.
Summary: 
Arrêtons de nous fourvoyer en jugeant nos voisines du monde entier. Soyons conscient-e-s, vigilent-e-s et solidaires. Parce que les femmes meurent tous les jours du machisme.

Septembre 2018

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
Text: 

« J’ai fondé ma carrière sur l’autodérision. C’est la base de ma carrière. Et je n’ai plus envie. Parce que vous comprenez ce que signifie l’autodérision quand ça vient de quelqu’un qui est déjà en marge ? Ce n’est pas de l’humilité, c’est de l’humiliation. Je me rabaisse pour parler, pour obtenir le droit de parler. Et c’est terminé. »

Jamais auparavant un spectacle comique nous avait fait pleurer. Avec Nanette, c’est chose faite. La spécialiste australienne du stand-up Hannah Gadsby, qui a quitté la Tasmanie – où l’homosexualité était un crime jusqu’en 1997 - quand elle a appris qu’elle était « un peu lesbienne », explose et décortique les codes de la comédie pour créer une œuvre coup de poing extrêmement brillante et viscéralement bouleversante.

Parce qu’elle parle sans filtre avec les tripes d’une femme discriminée et blessée, profondément marquée par la tristesse et la colère. De ses émotions et expériences, elle en tire des réflexions politiques, engagées et humanistes.

« Trump, Picasso, Bill Cosby, Harvey Weinstein, Woody Allen, Polanski… Ces hommes ne sont pas des exceptions, ils sont la règle. Ce ne sont pas des individus, ce sont nos histoires. (…) Ces hommes contrôlent nos histoires. Et pourtant, leur lien avec leur humanité réduit à vue d’œil et ça ne nous dérange pas tant qu’ils conservent leur précieuse réputation. Réputation mon cul ! Le recul est un don du ciel. », scande-t-elle avec force. Entre soulagement, indignation, empathie et remise en question, Hannah Gadsby frappe là où il faut et comme il faut. Avec intelligence et hargne.

Text: 

De sa tombe, Pierre de Coubertin – restaurateur des Jeux Olympiques en 1894 et fondateur du Comité International Olympique – doit se réjouir. Lui qui se proclamait en faveur de la colonisation et contre l’intégration des femmes aux JO serait certainement fier de constater que le monde du sport reste raciste et misogyne.

Dernière preuve en date : l’inutile polémique sur la tenue portée par l’une des plus grandes joueuses de tennis au monde, Serena Williams – qui se sentait comme « une princesse guerrière dedans » - lors de l’édition 2018 de Roland-Garros. Fin août, dans une interview accordée à Tennis Magazine, le président de la Fédération Française de Tennis, Bernard Giudicelli, ne revient pas sur les performances de la sportive mais sur sa combinaison noire à ceinture rose, expliquant que ce type de tenue ne sera plus accepté sur le court. Parce qu’il « faut respecter le jeu et l’endroit. »

L’hypocrisie est grande : nombreux sont les joueurs à avoir fait sensation, et toujours l’objet d’une bonne communication et diffusion, avec leurs styles décalés. Ici, une joueuse se détourne de la jolie jupette et elle se voit critiquée de manière péjorative… Le fait qu’elle se sente puissante dans une tenue confortable, favorisant la circulation sanguine et faisant référence au film Black Panther serait-il à ce point irritant pour les dirigeants d’une fédération sportive ?

Serena Williams a tenté d’apaiser le débat, justifiant le port de ce vêtement en raison d’une complication post-partum. Aurait-elle dû le révéler avant ? On s’en fout, là n'est pas la question, elle fait ce qu’elle veut, merde. Et comme une actualité sexiste en chasse une autre, on apprend au moment de boucler ce numéro que la joueuse française Alizé Cornet a reçu un avertissement pour avoir retiré son maillot, qui était à l’envers. La sanction provient d’un article du règlement du tournoi newyorkais (US Open) qui ne s’applique qu’aux femmes. Décidément…

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Nanette, un seule-en-scène brillant et bouleversant
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Le sexisme, discipline sportive à part entière
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Parce qu’elle parle sans filtre avec les tripes d’une femme discriminée et blessée, profondément marquée par la tristesse et la colère. De ses émotions et expériences, elle en tire des réflexions politiques, engagées et humanistes.
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Ici, une joueuse se détourne de la jolie jupette et elle se voit critiquée de manière péjorative… Le fait qu’elle se sente puissante dans une tenue confortable serait-il à ce point irritant pour les dirigeants d’une fédération sportive ?

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