Célian Ramis

Travelling : Güz II joue avec le feu

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Rencontre entre La Guerre du feu de Jean-Jacques Annaud et la musique instrumentale des Rennais de Güz II.
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Samedi soir, le Tambour accueillait une séance ciné quelque peu particulière, dans le cadre de Travelling, puisqu’il s’agissait d’un ciné-concert. Une rencontre entre La Guerre du feu de Jean-Jacques Annaud et la musique instrumentale des Rennais de Güz II.

Intégrer ce ciné-concert à la programmation de Travelling n’est pas un hasard puisqu’une partie du film a été tournée en Ecosse mais aussi car il s’agit d’une collaboration Clair Obscur et MJC Antipode (la performance a déjà été réalisée en septembre 2012 pour le ciné-concert en plein air devant l’Antipode, ndlr). C’est aussi l’occasion de surprendre les spectateurs grâce à un mélange détonnant entre un réalisateur français et un groupe rennais dont le nom Güz II, à consonance nordique, «  nous est tombé du ciel et ne veut rien dire de particulier».

« Nous voulions un film des années 80, sans dialogues, mais pas muet, qui nous inspire bien pour jouer », nous explique Fabien, saxophoniste du groupe, à la fin de l’événement. Trois semaines de travail auront suffit à mettre La guerre du feu, de Jean-Jacques Annaud, en musique. Mais le groupe est allé plus loin, créant « une version électrique pour les salles de concert et une version acoustique, de rue, car c’est ainsi que le projet est né ».

Pendant 1h40, les spectateurs vont assister à l’alliance d’un cinéma des années 80 (on pourra sentir que la bobine a longtemps tourné dans les salles) racontant une aventure préhistorique et d’une musique orchestrale oscillant entre douceur et mélodies animales. Au centre de la scène, un écran de cinéma. Et sur la droite, le trio rennais, tout de noir vêtu. Ils n’auront pas oublié également de se masquer le visage, comme pour chaque concert.

Trois hommes préhistoriques, trois musiciens contemporains

A l’écran, un trio d’hommes préhistoriques, proches de l’homme de Neandertal, partant à la recherche du feu. Car à cette époque, leur tribu connaît l’usage du feu, sait le conserver mais ignore comment le produire. Sur le côté de la scène, un trio aussi qui définit sa musique comme du « rock instrumental de rue ». La différence : ces trois musiciens rennais savent produire et conserver le feu durant leur concert. Saxophones, violon, clavier, guitare, boîte à rythmes, mandoline, flûte à bec, batterie ou encore percussions, une dizaine d’instruments est réunie pour porter les spectateurs au cœur du récit.

Des sonorités rock, primitives mais aussi des notes mystiques créées par les voix envoutantes des musiciens… Güz II, qui puise une partie de ses influences dans la musique de films, recrée l’ambiance adéquate et nous fait redécouvrir l’œuvre de Jean-Jacques Annaud, sous un angle contemporain et dynamique.

Célian Ramis

Travelling : Du whisky, et encore du whisky !

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Nous avons testé pour vous la dégustation de whisky, organisée à l'occasion du festival Travelling Glasgow & Edimbourg.
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Quand on pense à l’Ecosse, on pense bien sûr au whisky ! Jeudi 21 février, une dégustation de whisky était proposée aux festivaliers de Travelling à l’étage du Liberté. Avec en prime, une place pour La part des anges, de Ken Loach.

Le whisky, qui signifie « eau de vie » en gaelic écossais comme on peut l’apprendre dans Whisky à gogo de Alexander Mackendrick (film de 1950 qui figure dans la programmation de Travelling Edimbourg & Glasgow, ndlr), est un breuvage très apprécié par les Ecossais. « Nous naissons dans cette boisson et nous vivons avec tous les jours. Là-bas, ce n’est pas comme en France, on ne nous dira pas que l’on a un problème avec l’alcool si on prend un verre dès le matin ! », s’amuse à expliquer Julian Hutchings, conférencier et dégustateur de Whisky indépendant.

Cet Ecossais de plus de 60 ans vit en France depuis 1971 où il crée ce statut de dégustateur indépendant dont il est, « selon l’URSSAF » toujours le seul et l’unique à l’exercer dans l’Hexagone. Même s’il est à son compte, il collabore avec Classic Malt & Food.

Le whisky et le buffet

Ce jeudi soir, plus de 80 personnes sont réunies à l’étage du Liberté, pour découvrir trois whiskies différents. Le premier un Singleton, du Nord-Est, très rond, très facile à boire, « parfait pour vous accompagner le dimanche pendant le match de rugby », que l’on goûtera après avoir savouré un rocher au chocolat noir.

On traverse ensuite le pays pour aller voir du côté de l’Ouest, là où l’on fabrique du Talisker. Ce dernier, légèrement tourbé (la tourbe est issue de la décomposition de végétaux, bruyère, herbe et mousse, qui, après quelques milliers d’années, se transforment en un combustible composé de déchets organiques), laisse entrapercevoir des notes de piment d’espelette et de poivre, « pour se requinquer après une ballade sous la pluie le dimanche en promenant le chien ». Descente au Sud-Ouest pour le dernier whisky, un Lagavulin, qui a 16 ans d’âge et 43 volumes d’alcool, à déguster avec du pain d’épice et du chèvre, « pour boire le dimanche en général ».

Le whisky et les femmes

Les participants, attentifs au début de la dégustation aux procédés de fabrication, du maltage au vieillissement en passant par le brassage et la distillation, vont se précipiter sans vergogne sur les trois breuvages et le buffet. Et les femmes ne sont pas les dernières à faire des remarques : « Y en a qui laisse du whisky ? Mais ils sont dingues ! », dit une dame venue à pied pour l’occasion, ou « Je suis arrivée trop tard pour le premier. Est-ce que je peux prendre le fond de bouteille ? », dit une autre, sans se soucier des conséquences.

Selon Julian Hutchings, les femmes sont de plus en plus nombreuses à en boire et à revendiquer des whiskies fortement tourbés : « Elles aiment souvent ceux qui sont bruts de fut, dans les 57/58 volumes d’alcool. Aussi, les femmes détectent mieux les notes olfactives car elles sont plus dans la nuance ».

Bon nombre de festivaliers se regroupent autour du dégustateur pour récolter quelques conseils pour choisir leur whisky ou pour le réduire avec de l’eau « permettant ainsi de découvrir des notes incongrues ». Mais à 20h, il est temps de quitter la salle pour aller s’installer confortablement au cinéma pour visionner la dernière œuvre de Ken Loach, La part de anges. Un film sur l’apprentissage et l’art de la dégustation du whisky par des jeunes condamnés à faire des travaux d’intérêt général qui vont utiliser le don du personnage principal (il apprend très rapidement à différencier les différentes cuvées) pour changer de vie.

Célian Ramis

Travelling : Succès pour le blind-test ciné !

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Les animateurs du Cinéma est mort - émission à écouter sur Canal B - organisaient un blind-test ciné à l'occasion du festival Travelling.
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Hier, jeudi 21 février, c’est la radio Canal B qui a mis le cinéma à l’honneur, dans le cadre du festival Travelling Edimbourg & Glasgow, avec une soirée Blind-test proposée par les animateurs de l’émission Le Cinéma est Mort.

A 20h, il y a déjà la queue à l’étage du Liberté. Les festivaliers s’empressent de s’inscrire au Blind-test spécial cinéma. Chaque équipe doit être composée de 5 membres minimum (9 maximum) et choisir un nom d’équipe. A 21h, les animateurs du Cinéma est Mort, diffusé tous les mercredis de 13h à 14h sur Canal B (94 Mhz), Antonin et Etienne expliquent les règles du jeu.

Après écoute de bandes sonores tirées de différents films (entre 10 secondes et 2 minutes), trouver le nom de l’œuvre et le réalisateur. Les inscrire sur une fiche remise à chaque équipe et venir les faire corriger à chaque fin de round. Sans oublier de dénoncer les tricheurs « comme le ferait n’importe quel bon citoyen ». Les participants, mal éduqués, ne le feront pas, laissant place à une énorme tricherie presque organisée…

Quatre thèmes sont proposés lors de cette soirée : Racisme et xénophobie, Gay, Pause pipi et Insultes. De quoi ravir les joueurs qui grouillent dans toute la salle. Pendant 3h, il faudra se creuser les méninges pour trouver le film et son réalisateur afin de gagner un maximum de points et emporter les lots prévus à cet effet. Braveheart sera bien évidemment le premier extrait à être diffusé. Pas difficile de le trouver, il suffisait de regarder la tête d’Etienne, maquillé comme Mel Gibson dans le film ! La suite se complique.

Si certaines œuvres sont assez simples à trouver, comme par exemple Retour vers le futur II (catégorie Insultes), OSS 117 Rio ne répond plus (catégorie Racisme et xénophobie, forcément) ou encore Ce que veulent les femmes (catégorie Gay), d’autres en revanche vont être carrément hard, comme Le chagrin et la pitié – Chronique d’une ville française sous l’occupation (catégorie Racisme) ou encore les 15 extraits de la partie Pause pipi.

La soirée s’achève sur la remise des prix, dont ont pu profiter les huit meilleures équipes : des pass pour le festival, des places pour des projections, des bouteilles, des DVD ou encore des tee-shirts et des affiches du Cinéma est Mort.

Le Cinéma est Mort à écouter tous les mercredis de 13h à 14h sur Canal B (94 Mhz). Rediffusion le samedi de 15h à 16h.

Célian Ramis

Travelling : le kilt, le buffet et le Pub !

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Le festival Travelling a commencé. Nous étions à la cérémonie d'ouverture.
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L’étage du Liberté, à Rennes, a enfilé sa tenue écossaise depuis mardi 19 février, jour de lancement du festival Travelling Edimbourg & Glasgow. Dégustations de whisky, blind-test cinéma, ciné-concerts, ateliers, projections… les Rennais vont pouvoir plonger au coeur de l’Ecosse jusqu’au 26 février. Retour sur la cérémonie d’ouverture en trois temps.

Présentation, ce mardi soir, du festival Travelling 2013 consacré à l’Ecosse à travers les villes de Glasgow et Edimbourg par sa nouvelle présidente Véronique Godec et son directeur Éric Gouzannet, tous deux vêtus du kilt écossais.

La cérémonie s’est déroulée à l’étage du Liberté, à l’endroit même où le village du festival s’est installé. Un prologue dans les règles de ses responsables mais qui inviteront surtout les Rennais à découvrir les deux villes écossaises à travers une belle, riche et abondante cinématographie de la région du nord de l’Europe. Plus de 80 films dans la programmation qui ont inspiré les organisateurs du plus gros festival Breton de cinéma.

Saveurs et originalités d’Ecosse déclinées en buffet constitué de recettes et quelques découvertes gustatives de la région thématique de cette 24ème édition du festival. Au menu : quelques viandes, en brochettes, agrémentées de légumes, en sauce ou sur pain ; de nombreuses et variées verrines ainsi que d’autres préparations aux goûts et arômes doux, parfumés et pimentés. De quoi satisfaire les chanceux qui étaient présents à cette soirée d’ouverture.

La population rennaise qui a répondu à l’invitation par sa présence aura su apprécier la proposition décorative et ornementale de la salle de l’étage aux couleurs de l’Ecosse. Nappes, abat-jours, tables et banquettes façon Pub arborant les typiques carreaux écossais donnent le ton et nous plongent directement dans l’ambiance Scottish. Sans oublier le Haggis’ Pub avec ses lustres verts tombants et sa bordure de grands cadres dorés qui proposera aux amoureux du cinéma, durant toute la durée du festival, de se restaurer entre les films de la sélection.

Alors, cinéphiles, amateurs et nouveaux explorateurs bon voyage à tous !

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