À bouche que veux-tu - Brigitte

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Le temps se fige, la douceur nous envahit et après 6 minutes de plaisir intense, on en redemande encore.
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Elles étaient attendues et elles sont de retour. Et les deux parisiennes de Brigitte savent – et ça nous n’en doutions pas - soigner leur entrée. Elles reviennent fin août avec « À bouche que veux-tu », nouveau single et premier extrait de leur prochain album, qu’elles dévoileront en intégralité à l’automne. À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucune date officielle de sortie n’est encore rendue publique. Mais nous n’aurons pas à patienter très longtemps puisqu’elles seront au Carré Sévigné, à Cesson-Sévigné, le 16 octobre prochain. Dans le clip, le duo s’affiche quasi en sœurs siamoises en robe longue, fendue, noire, à paillettes et chevelures brunes, raides, à franges. Sylvie Hoarau et Aurélie Saada, qui se sont faites connaître grâce à leurs reprises originales de « Ma Benz » (NTM), « Allumez le feu » (Johnny Hallyday) ou encore leur titre « Battez-vous », nous embarquent, guidés par la sensualité de leurs voix, dans un disco aux mélodies harmonieuses. Le temps se fige, la douceur nous envahit et après 6 minutes de plaisir intense, on en redemande encore.

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Elle l'adore - Jeanne Herry

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Le rythme est bien mené, on ne s’ennuie pas et on adore le suspens tragicomique du dénouement. Un premier film percutant et audacieux.
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Muriel est esthéticienne. Elle est mère de famille divorcée et mène une vie assez banale. Pour certainement améliorer son quotidien, Muriel ment et invente des histoires farfelues. Ce qui pourtant la caractérise le plus c’est sa passion pour Vincent Lacroix, un chanteur dont elle suit au plus près la carrière depuis plus de 20 ans. Muriel est une fervente admiratrice et la vedette occupe presque toute sa vie. Lorsqu’un soir son idole sonne à sa porte et vient lui demander un service. La star est venue solliciter une de ses plus grandes fans afin de l’aider au sein d’une entreprise macabre inattendue. Fascinée par cette rencontre, elle accepte. Sa vie va alors basculer dans une dimension qui va la dépasser. Jeanne Herry signe une petite merveille d’écriture et de dialogues. Pour parfaire l’ensemble les interprétations, principalement de Sandrine Kiberlain et Laurent Lafitte, sont époustouflantes. Le jeu est vraisemblable ce qui en fait une comédie dramatique lourde de sens. Une formidable démonstration de réactions en chaine aux conséquences dévastatrices qui vont à jamais bouleverser la vie et la personnalité des deux protagonistes. Le rythme est bien mené, on ne s’ennuie pas et on adore le suspens tragicomique du dénouement. Un premier film percutant et audacieux.

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Pas son genre - Lucas Belvaux

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Une comédie romantique surprenante et rafraichissante portée par deux belles interprétations.
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Clément, jeune professeur de philosophie et auteur à succès se sent parisien dans l’âme. Il sera affecté en province, à Arras une ville qu’il ne connaît pas et pour laquelle il n’éprouve de prime abord qu’assez peu d’intérêt. Clément s’ennuie. Il traîne nonchalant tel un dandy déraciné jusqu’au jour où par hasard il va rencontrer Jennifer une jolie coiffeuse, blonde pétillante et pleine de spontanéité. Rapidement les deux se séduisent et vont devenir amants. Quand Jennifer lui raconte ce qu’elle tire des magazines people, Clément lui, épilogue sur Kant et Proust. La fille simple et le garçon compliqué que tout éloigne vont vivre les prémices de leur histoire d’amour malgré la différence. L’interprétation d’Émilie Dequenne est fine et juste et d’une belle énergie nait un personnage attachant. Pourtant Lucas Belvaux met plus souvent en évidence le regard de Clément qui a beaucoup de mal à sortir des conventions. Souvent étonné par l’ardeur de Jennifer mais aussi parfois gêné par sa franchise. Amour merveilleux mais impossible, la volonté d’apprendre de l’être aimé suffira-t-elle à rompre les barrières sociales et culturelles ? On retrouve bien chez l’auteur ce regard critique récurant du tissu social et des différences intrinsèques à la culture de classe. Une comédie romantique surprenante et rafraichissante portée par deux belles interprétations.

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Caliban et la sorcière - Silvia Federici

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Un ouvrage qui offre une nouvelle réflexion profonde sur l’histoire des discriminations basées sur le corps, la reproduction et la sexualité.
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« Dès le début du mouvement des femmes, les militantes et théoriciennes féministes ont perçu que le concept de « corps » était fondamental pour comprendre l’origine de la domination masculine et la construction de l’identité sociale féminine », établit Silvia Federici dans l’introduction de Caliban et la Sorcière, traduit de l’anglais en juin par le collectif Senonevevo, aux éditions Entremonde. L’enseignante (New-York), universitaire et militante féministe dite radicale convoque ici philosophes et grands penseurs de l’Histoire comme Foucault et Marx pour débuter un argumentaire avec lequel il est difficile de composer tant les concepts et théories s’accumulent. Pourtant, le discours et la démonstration sont passionnants. Elle revisite l’histoire du capitalisme depuis son origine sous l’angle de l’histoire des femmes et de la chasse aux sorcières, pour en comprendre la base de l’exploitation sociale et économique. Un ouvrage qui offre une nouvelle réflexion profonde sur l’histoire des discriminations basées sur le corps, la reproduction et la sexualité.

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La petite princesse de Saint-Ex - Pef

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De génération en génération, Pierre Elie Ferrier, alias Pef, n’a de cesse de ravir la littérature jeunesse
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De génération en génération, Pierre Elie Ferrier, alias Pef, n’a de cesse de ravir la littérature jeunesse. Plus jeunes, on avait adoré Rendez-moi mes poux ou encore Monstre-moi, et cet été, on a replongé dans l’univers de cet auteur-illustrateur grâce aux aventures de la petite Marcelle qui, un jour de novembre 1928, voit atterrir un avion derrière la ferme de ses parents, près de Toulouse. Le pilote qui descend de l’engin n’est autre que Antoine de Saint-Exupéry, alors illustre inconnu. Pef raconte – à travers la narration d’un cheval – ce fabuleux souvenir d’une petite fille qui à l’époque avait 4 ans et, sans le savoir, assistait à de grands bouleversements industriels et sociaux. Aujourd’hui, elle en a 90 et a confié le témoignage de cet instant à l’auteur, également passionné d’aviation et de littérature, partageant ainsi des passions communes avec celui qui signera quelques années plus tard Le petit prince. En hommage à ce dernier, Marcelle devient la petite princesse de Saint-Ex, un statut emprunt de douceur et de poésie.

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Une rencontre - Lisa Azuelos

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Si on écarte les clichés et la mélasse, on pourra être emballé par la très séduisante Sophie Marceau conquise par un François Cluzet sous exploité bien malgré lui.
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Si Sophie Marceau était en crise relationnelle mère-fille dans LOL, on retrouve cette fois l’actrice vedette de Liza Azuelos aux commandes d’une embarcation sentimentale qui navigue à vue. Coup de cœur pour un homme et perturbation au programme. Entre objet du désir, épanouissement et quête de liberté, l’amour trouvera-t-il sa place sans pour autant semer le trouble ? L’idée de la réalisatrice est de nous indexer sur les instants T de ces deux êtres qui œuvrent à la réalisation de possibilités toutes suspendues à des actes de décisions. Un défi relevé mais probablement pas réussi à l’écran. Une esthétique pourtant entrainante et sophistiquée fait briller la sensualité des personnages à l’image. Au-delà des stéréotypes bien connus des comédies romantiques à la française clairement affichés, le film se gargarise d’un suspens tantôt haletant tantôt embarrassant. Le film se perd dans sa volonté de brouiller les pistes. Se concrétisera ? Se concrétisera pas ? Le mélange fantasme/réalité et futur/présent dissipe la lecture du jeu et la compréhension de l’histoire pour une mise en valeur assez peu efficace. Si on écarte les clichés et la mélasse, on pourra être emballé par la très séduisante Sophie Marceau conquise par un François Cluzet sous exploité bien malgré lui.

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Party girl - M. Amachoukeli, C. Burger & S. Theis

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Sans complaisance et dans l’instabilité permanente de l’émotion, Party Girl transpire le désir de romanesque.
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Angélique est une escort girl de 60 ans. Elle fait boire les clients dans un cabaret allemand frontalier dans lequel elle a ses habitudes. Elle aime la nuit, son monde et aime faire la fête en compagnie des hommes. Les clients se faisant plus rares, Angélique se résout tardivement à se ranger. Son mariage avec un de ses anciens clients toujours amoureux d’elle est le fil conducteur du film. La rupture avec le monde de la nuit va être difficile pour cette femme qui toute sa vie n’a connue que ce milieu. Elle boit beaucoup et, malgré un mari aimant et une famille tolérante, l’acclimatation à une vie plus conventionnelle reste un défi qu’elle ne semble pas complètement prête à relever. Les filles du cabaret lui manquent, mais au-delà de cela c’est toute une vie qu’il faut abandonner et c’est avec un sentiment d’angoisse qu’elle doit se résigner à rejeter ce mode de vie résolu. Les réalisateurs nous transbahutent sans délicatesse et facilité inutile au sein d’une famille dans laquelle chacun y joue son propre rôle. Une famille qui tient une histoire, celle-ci arquée par les choix de vie de la matriarche. Un scénario fort tout prêt d’un contexte autobiographique. Sans complaisance et dans l’instabilité permanente de l’émotion, Party Girl transpire le désir de romanesque. À la fois drame social, portrait coup de poing et fiction-documentaire, l’œuvre implique le spectateur physiquement.

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Angus & Julia Stone - Angus & Julia Stone

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Ce troisième album prouve que les deux musiciens maitrisent l’art de la désinvolture en signant une ôde à la nonchalance West Coast.
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C’est au milieu de l’été que le frère et la sœur Stone ont choisi de sortir leur troisième album, Angus & Julia Stone. Après leur 2e opus, le duo australien avait développé chacun de son côté des projets en solo et laissait craindre qu’on ne les entendrait plus ensemble à nouveau. Julia annonçait la séparation définitive aux médias, point, à la ligne. Et pourtant, les voilà de retour en cette année 2014, avec un disque aérien, teinté de pop, et surtout de folk. Un mélange subtil qui nous donne envie de prendre le volant et de rouler fenêtres ouvertes, cheveux au vent, embarqué-e-s dans un road trip au milieu des plaines désertiques et arides qui laissent deviner au loin des reliefs montagneux vertigineux. Leurs voix s’unissent et s’enlacent, avec douceur et harmonie, pour un résultat planant et envoûtant. Ce troisième album prouve que les deux musiciens maitrisent l’art de la désinvolture en signant une ôde à la nonchalance West Coast. Et ça fonctionne !

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Colette journaliste - Gérard Bonal et Frédéric Maget

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On découvre avec douceur et finesse la force et singularité de cette femme plume ainsi que de toutes les femmes qui animent ses lignes.
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C’est en 2010 que sort le recueil présenté et annoté par l’écrivain, Gérard Bonal, et le professeur de lettres, Frédéric Maget, aux éditions Seuil. Mais l’on ne peut résister à l’envie d’en parler tant cette 1ère édition chez Libretto est l’occasion rêvée de découvrir ou de redécouvrir la célèbre romancière française. Celle qui a commencé sa carrière de journaliste avec la seule et simple consigne, « Débrouillez-vous », a prouvé des années durant qu’elle pouvait sublimer toutes les situations et les retranscrire de manière personnelle et insolite. Sa règle « Il faut voir et non inventer » fit de ses chroniques et de ses reportages une signature recherchée et aguerrie. À travers 130 articles ressortis des archives de la presse française, on dévore sans vergogne les portraits des époques que Sidi traverse, on vit avec passion et effervescence les années folles et l’ambiance des musik-hall qu’elle chérissait tant en tant qu’ancienne artiste et on découvre avec douceur et finesse la force et singularité de cette femme plume ainsi que de toutes les femmes qui animent ses lignes.

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Diplomatie - Volker Schlöndorff

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Un affrontement feutré qui ne lésinera pas sur la menace et la dimension du lendemain, l’après-guerre. Un cheminement mental séduisant et épique.
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Adapté de la pièce de Cyril Gely, Diplomatie ne réprime pas ses origines théâtrales. Un quasi huit clos au sein de l’Hôtel Meurisse, quartier général allemand d’où se dirigent les opérations du général Von Choltitz. Ce dernier ayant reçu l’ordre de raser Paris dans son ensemble. De l’apparition du consul suédois Nordling interprété par André Dussolier, va naître un dialogue de qualité et un duel rhétorique entre ce dernier et le général incarné par Niels Arestrup. Une partie d’échec qui démarre au petit matin du 24 août 1944. La force et l’expression du film résident en ce face à face de la dernière heure où ces hommes déterminés vont être juges du sort de millions de parisiens et du destin de la cité. Cité des arts qu’Adolf Hitler lui-même admirait plus que toute autre ville. Raison pour laquelle il n’aurait pas supporté qu’elle survive à la guerre alors que Berlin était en ruine. Une plaidoirie salvatrice pour le consul qui se heurte souvent à la droiture militaire du général. Arguments contre arguments, feintes et ripostes seront à la mesure de l’enjeu, tel un combat d’épée. Volker Schlöndorff brille par sa mise en scène de dialogues d’une très belle qualité, tout autant que le jeu de ces deux monstres du cinéma excellera dans l’art oratoire. Le fin doigté du diplomate contre le devoir et la majesté prussienne. Un affrontement feutré qui ne lésinera pas sur la menace et la dimension du lendemain, l’après-guerre. Un cheminement mental séduisant et épique.

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