Célian Ramis

Citoyennes ou rebelles, les oubliées de l'histoire révolutionnaire

Posts section: 
List image: 
Solenn Mabo, historienne, lors de la conférence aux Champs Libres sur la place des femmes bretonnes dans la Révolution française
Summary: 
Une histoire de femmes anonymes. Et par conséquent, une histoire oubliée. C'est ce que raconte Solenn Mabo dans "Citoyennes ou rebelles – Des Bretonnes dans la Révolution" française, retraçant ainsi une part essentielle du matrimoine de la région.
Text: 

Solenn Mabo, historienne, lors de la conférence aux Champs Libres dans le cadre du 8 mars sur les femmes bretonnes dans la révolution françaiseDans Citoyennes ou rebelles – Des Bretonnes dans la Révolution française, l’historienne Solenn Mabo met en lumière les frontières qui séparaient femmes et hommes à l’époque et révèle la diversité des rôles féminins, de l’engagement civique à la rébellion. Elle démontre que leurs actions, loin d’être anecdotiques, constituent une part essentielle du matrimoine breton.

Dans une région largement rurale et profondément catholique – jusque dans les villes – la Révolution française est loin d’être une affaire de genre, encore moins de classe dans ce domaine. Si la question des privilèges est au cœur de la Révolution française, celle de ceux que possèdent les hommes par rapport aux femmes – tout comme les blanc-hes sur les noir-es – n’aboutira pas en l’état. La période ne mènera pas à l’obtention de droits spécifiques ni même à un semblant d’égalité… Et c’est au croisement de la Révolution et du genre que Solenn Mabo, maitresse de conférences en histoire moderne à l’université Rennes 2, a souhaité s’intéresser à l’histoire des femmes, en Bretagne. Pour comprendre leur place réelle dans les événements, il est essentiel de plonger dans les représentations caricaturales qui ont longtemps façonné leur image, afin de les déplacer.

SORTIR LES FEMMES DE L’OMBRE DE L’HISTOIRE

L’image qui prédomine est celle de la fanatique, défendant les prêtres réfractaires contraints de quitter leurs paroisses pour se cacher et survivre. A l’encontre de ces rebelles, on utilise des propos « très misogynes ». On dit d’elles qu’elles sont « des femmes stupides à l’âme faible et au sexe dévot. » Un stéréotype puissant « aux conséquences lourdes » qui perdure longtemps : « Au début de la IIIe République, c’est encore un argument pour refuser le droit de vote aux femmes. » C’est là ce qui a animé la maitresse de conférences en histoire moderne : « Enquêter sur un stéréotype, c’est passionnant ! » Partant de ce constat, elle se penche, à l’occasion de sa thèse, sur la place et le rôle des femmes, engagées dans ou contre la Révolution, ou autrement, sur le territoire breton. Un travail qui implique de revenir aux sources.

Écrite par les hommes et pour les hommes, l’histoire de la Bretagne ne fait pas exception dans le paysage patriarcal : on délaisse les sujets des femmes et du genre, préférant les sphères du pouvoir et les récits de guerre. « Très virils ! », rigole Solenn Mabo. « C’est tout l’enjeu : rendre visibles des actrices de l’époque très invisibilisées dans l’Histoire. » Pour accéder à ce matrimoine, elle fouille le passé, à la recherche de tous les éléments permettant d’identifier les rôles qu’elles ont joué dans une région massivement réfractaire à la Révolution de 1789. Face à des archives publiques où les femmes, assignées à l’espace domestique, apparaissent peu, la chercheuse s’engage dans un minutieux travail de détective, reconstituant au fil des pièces des trajectoires restées dans l’ombre. « J’ai relu des archives déjà utilisées, en pistant les petites traces qu’on pouvait trouver. Mises bout à bout, ça fait pas mal ! », se réjouit-elle.

FOI, FIDÉLITÉ ET ENGAGEMENT CONTRE-RÉVOLUTIONNAIRE

D’un côté ou de l’autre, ce qui marque, c’est l’implication et l’engagement de ces rebelles et de ces citoyennes. Qu’elles défendent l’ordre religieux ou qu’elles contestent le régime, les Bretonnes marquent leur présence dans les événements de cette décennie phare, de par la diversité et pluralité des rôles qu’elles endossent de leur propre initiative. Par convictions.

Solenn Mabo, historienne, lors de la conférence aux Champs Libres dans le cadre du 8 mars sur les femmes bretonnes dans la révolution françaiseLes contre-révolutionnaires, par exemple, cachent les prêtres par loyauté et dévotion au clergé. Si les hommes sont mobilisés également, un profil spécifique se dessine tout de même : celui de la femme sans mari. Célibataires ou veuves - voire mariées mais dont l’époux est loin - constituent 90% des personnes arrêtées pour trahison. « Elles sont plus réprimées aussi car elles n’ont pas de mari pour faire écran… Et c’est souvent parce qu’elles n’ont pas d’hommes autour d’elles qu’elles se sont autant investies dans l’Église : celle-ci leur offrait une protection à une époque où il était mal vu d’être sans mari », souligne la maitresse de conférences. Leur sort judiciaire révèle d’ailleurs une véritable ambivalence : certaines obtiennent l’indulgence des juges au nom de leur supposée « nature faible » et de leur rôle maternel, tandis que d’autres sont au contraire sévèrement condamnées, parfois davantage que les hommes.

L’historienne note également que certaines vont même acquérir une forme de pouvoir sur les prêtres qu’elles abritent. Leurs maisons devenant des lieux de rendez-vous pour accéder à l’homme pieux, notamment pour qu’il continue de célébrer mariages, messes ou encore baptêmes. Elles vont jusqu’à avouer, lors de leurs jugements, le zèle religieux pratiqué pendant la période d’hébergement. Fièrement, elles scandent les avoir obligés à assurer l’office, portant à démontrer leur profonde piété. Et si l’anecdote fait sourire, force est de constater leur sincère ferveur, pour laquelle elles mouraient ainsi en martyrs. 

D’autres encore participent de près ou de loin à la chouannerie, logeant des insurgés, leur fournissant des vivres ou encore en transportant des paquets pour les réseaux. En revanche, elles se distinguent des hommes en se mêlant aux affrontements et émeutes sans armes à feu. « Cet interdit reste puissant en situation de guerre civile. Elles jettent des pierres, elles lapident parfois, elles prennent – rarement – des bâtons. Mais jamais d’armes à feu, vues comme des attributs masculins. Parce qu’elles ne sont pas armées et qu’elles ne donnent pas la mort, elles sont moins arrêtées et moins jugées », précise Solenn Mabo. Si elles ont été majoritaires, toutes les femmes n’étaient pas des contre-révolutionnaires.

DES BARRIÈRES SOCIALES ET POLITIQUES PERSISTANTES

Mais, partout, la hiérarchie des genres perdure. Et cela se constate fortement dans les espaces de réunion des révolutionnaires : dans les premières années, les clubs politiques sont uniquement masculins.

« Toutefois, on arrive quand même à voir les femmes dans les tribunes et peu à peu, elles vont vouloir prendre la parole, participer à l’effort de guerre, etc. »

Pour comprendre cette posture à la fois subversive et à la fois discrète, l’historienne revient sur le contexte local de l’époque. Si grâce à la coutume de Bretagne, la question de l’héritage est égalitaire et que, dans les classes populaires, les femmes travaillent massivement, « elles restent en puissance du mari ». En clair : « Leurs capacités d’actions autonomes sont limitées. » Les corporations de travail sont essentiellement masculines, au même titre que les affaires politiques dont elles sont écartées, marginalisées. « Même avant la Révolution, il est rare de voir des femmes signer les cahiers de doléances, sauf parfois de riches veuves… », ajoute-t-elle. 

Les révoltes, elles, apparaissent comme mixtes sans pour autant que cela présente de nouveauté : « Elles ont toujours été actives à cet endroit-là, même avant la Révolution. À Rennes, des révoltées brisent les vitrines des boulangers aux halles. » Certaines dévoilent leurs capacités à fédérer, à mener les mouvements et s’affirment figures fortes de leur quartier, à l’autorité informelle et l’influence nécessaire pour rameuter les voisines. C’est aussi grâce à leurs positions sociales qu’elles franchissent le seuil des clubs politiques et accèdent aux tribunes. « Ça s’est ouvert aux milieux plus populaires vers 1792, par étape, en fonction de la baisse du coût de l’entrée » Il y a par exemple les ouvrières de l’arsenal de Lorient qui prennent part aux mobilisations populaires et servent l’armement de la Révolution ou encore les lingères de Saint-Malo qui fabriquent des vêtements pour les soldats. « Les clubs brassent les milieux sociaux mais des frontières existent quand même, ça ne se mélange pas », observe Solenn Mabo. Cette présence progressive n’a toutefois pas signifié la disparition des inégalités.

RÉVOLUTIONNAIRES MAIS PAS FÉMINISTES…

Car même lorsqu’elles participent activement au mouvement, l’égalité des sexes ne constitue pas une priorité politique. Sur 6000 clubs en France, seulement 60 sont réservés aux femmes. En Bretagne, aucun lieu de ce type n’est identifié : « On voit des citoyennes qui demandent à être admises et les hommes leur disent de créer leur propre club… Il y a un rejet de la mixité. À Saint-Malo, elles s’organisent mais uniquement pour des actions éphémères, comme des pétitions par exemple. » Ce qui est certain, c’est que les femmes revendiquent leur adhésion à la citoyenneté, à la Révolution et à la volonté de participer au mouvement, à l’instar de l’engagement dont témoigne activement les contre-révolutionnaires. 

« Dans le camp des révolutionnaires, on pourrait s’étonner de la timidité concernant les demandes de droits à l’égalité », soulève l’historienne. Les efforts se concentrent au succès de la Révolution. En Bretagne, les femmes organisent les fêtes, font des dons, soutiennent les curés de leur côté, participent (de loin) dans les gradins aux discussions et décisions politiques « mais elles ne sont pas radicales comme ailleurs où les citoyennes demandent l’égalité des droits politiques ou réclament de se battre elles aussi. » Priorité aux affrontements, « l’urgence, c’est d’être soudé-es ». L’histoire se répète sans cesse. Les femmes servent l’intérêt politique ou religieux pour faire poids du nombre mais rapidement, sont reléguées à leurs fonctions prétendument « naturelles ». À l’époque, d’un côté ou de l’autre, la famille reste la cellule fondatrice. « La bonne citoyenne soutient son mari révolutionnaire et élève ses enfants. On dit qu’elles ‘‘allaitent les enfants du lait des valeurs de la Révolution’’. Elles s’emparent de ce rôle parce qu’elles peuvent exister politiquement dedans », établit Solenn Mabo. Dans les clubs, elles prennent rarement la parole sans y être invitées. Et quand elles peuvent s’exprimer, c’est bien souvent par le biais des hommes qui prêtent leur voix à leurs discours, rappelant qu’il s’agit là bel et bien d’une société patriarcale. « La Révolution n’est pas féministe ! », pointe-t-elle. 

RÉHABILITER LE MATRIMOINE BRETON, LONGTEMPS EFFACÉ

L’abolition des privilèges masculins sera reléguée au second plan, à une revendication minoritaire. Si ailleurs, certaines femmes incarnent le militantisme féministe, en Bretagne, Solenn Mabo ne trouvera aucune figure singulière marquant l’histoire locale de son nom, de ses actions et de son parcours.

« C’est une histoire d’anonymes et c’est pour ça qu’elle a été oubliée ! »
conclut-elle.

Une explication partielle car comme elle l’a rappelé, la société étant patriarcale à l’époque, et aujourd’hui encore, les mécanismes d’effacement et d’invisibilisation sont à l’œuvre depuis plusieurs siècles.

A travers sa thèse, puis son livre, l’historienne réhabilite ce matrimoine local et démontre l’engagement des femmes, citoyennes ou rebelles, à travers la pluralité de leurs rôles, dans une dynamique de défense de leurs valeurs, religieuses ou républicaines, et nettement moins dans un élan de revendications féministes.

 

  • Dans le cadre de la programmation 8 mars à Rennes, conférence de Solenn Mabo aux Champs Libres le 13 mars 2026.

Célian Ramis

Algues vertes, entre chaos et résilience

Posts section: 
List image: 
Summary: 
À travers l’exposition Algues maudites, a sea of tears, l’artiste photographe Alice Pallot présente sa vision d’un futur proche autour de la problématique des algues vertes et interroge l’omerta autour du sujet.
Text: 

À travers l’exposition Algues maudites, a sea of tears, l’artiste photographe Alice Pallot présente sa vision d’un futur proche autour de la problématique des algues vertes et interroge l’omerta autour du sujet. De la Belgique à la Bretagne, en passant par l’Occitanie, elle a réalisé un travail collaboratif en partenariat avec des militant-e-s écologistes et des scientifiques.

Il y a, dans les tableaux d’Alice Pallot, de la poésie, de l’onirisme. Mais aussi du monstrueux et du flippant. C’est une histoire horrifique. Celle de l’effondrement de la biodiversité, impactée par l’humain et sa capacité à détruire son environnement. En Bretagne, dans les eaux littorales comme dans certains fleuves, les algues vertes prolifèrent. Pollution visuelle et pollution olfactive, elle est aussi mortelle lorsqu’elle relâche de l’hydrogène sulfuré (gaz H2S) qui, hautement concentré, devient toxique et fatal. Une arme résultant des déchets de l’agriculture intensive et du réchauffement climatique. Dans la bande dessinée Algues vertes – l’histoire interdite, la journaliste Inès Léraud – accompagnée par Pierre Van Hove aux illustrations – relate une enquête hyper documentée au cœur du lobby de l’agroindustrie bretonne et de l’omerta qui plonge les expert-e-s dans le silence, laissant le danger se propager. 

UNE HISTOIRE PEU DOCUMENTÉE EN IMAGES

Choquée par la lecture de cette BD, Alice Pallot se lance dans des recherches sur Internet. « Je me suis renseignée et pour un tel enjeu, il n’y avait pas grand chose sur le sujet. Du point de vue de la photo, la documentation était faible en tout cas ! », explique-t-elle. Elle se souvient de quelques photos d’animaux morts. « Mais si on ne connait pas le sujet, qu’on n’habite pas en Bretagne par exemple, on ne sait pas qu’il y a une omerta », ajoute Alice Pallot qui habite et travaille entre Bruxelles et Paris. Pourtant, elle va vite y goûter à la loi du silence : « Un jour, sur la plage, j’étais toute seule et je prenais des photos des algues. Une personne m’a interpelée et a appelé la police pour me dénoncer. J’ai eu un peu peur… » Elle souhaite alors entreprendre sa propre investigation. A travers sa propre lecture de la problématique. 

La série Algues maudites, a sea of tears se développe dans le cadre de la résidence 1 + 2 à Toulouse, mêlant travail artistique et travail scientifique. Aller sur le terrain, observer, prélever, échantillonner, analyser et restituer. Dans une optique de transmission, vulgarisation et prise de conscience, elle choisit son médium de prédilection : la photographie et, au travers d’une narration spécifique, invente à partir de faits réels un scénario d’anticipation. Aux côtés de militant-e-s écologistes breton-ne-s et de chercheur-euse-s toulousain-e-s, elle trace son sillon entre le réel et la fiction, pour en faire ressurgir le morbide et la beauté, le vert et le noir, le vivant et la putréfaction.

Au plus près du sujet, elle embarque dans l’aventure auprès de l’association Sauvegarde du Trégor Goëlo Penthièvre, en baie de Saint-Brieuc. L’objectif ? « Aller comprendre, sentir la problématique », souligne la photographe. C’est là qu’elle capte et crée les images d’une plage rouge, sur laquelle « les algues ont proliféré en masse et où il n’y a plus assez d’oxygène dans les sols pour la biodiversité. » Elle part d’un invisible néfaste et toxique pour imaginer le futur : « Les algues vertes sont présentes même quand on ne les voit pas. Je ne fais pas de retouches sur les photos, je ramasse des déchets, comme les algues et des bouteilles et je créé, à partir de ça, un univers science-fictionnel. »

AU-DELÀ DU SILENCE, LA RÉSILIENCE DE LA NATURE

Elle veut parler de l’invisibilité de la toxicité des algues vertes, du manque d’informations de certain-e-s passant-e-s, de l’omerta flagrante, du travail des scientifiques. « Comme je n’avais pas le droit de montrer les images de leur travail officiellement, j’ai recréé des scènes par le prisme de la fiction, en demandant à des modèles de refaire les gestes. Je ne voulais pas perpétuer l’omerta à mon tour », explique Alice Pallot qui souhaite également présenter la vision d’une algue verte : « Elles sont diabolisées mais ce n’est pas leur matière qui est toxique. C’est la réaction au soleil et aux déchets de l’agriculture intensive. » Au fil de la narration, l’artiste photographe offre un regard qu’elle définit « désanthropocentré ». Elle dézoome le propos de l’intervention humaine et de ses conséquences sur l’environnement pour réduire la focale sur les micro-organismes vivants passés au microscope : « Ils sont en mode pause, par manque d’oxygène par exemple, mais ils vont revivre lorsqu’ils auront les bonnes conditions. On voit là la résilience de la part de certains organismes ! » 

En récréant, avec l’aide du CNRS de Toulouse, les marées vertes dans des zones réduites, elle a pu les observer et en photographier les échantillons. Force est de constater que le résultat de la prolifération des algues ressemble de très près à des figures extraterrestres. « Pas du tout ! », rigole Alice Pallot. « Il s’agit d’escargots et autres organismes. L’idée est de questionner les conditions d’habitabilité de la Terre. C’est drôle et humain. Et surtout, ça montre la résilience ! La situation est ce qu’elle est mais à côté, il y a de belles choses. C’est un peu une beauté malade ! » Pour elle, les algues vertes, c’est une histoire d’urgence, clairement, mais dans laquelle on peut trouver de l'espoir.

UN UNIVERS ESTHÉTIQUE POUR RÉVÉLER LA PROBLÉMATIQUE

Et puis, elle expérimente. En faisant pousser des algues sur des tirages. Plus précisément, sur une photographie d’un marcassin mort, intoxiqué par les algues vertes en 2011 : « C’est important de montrer l’invisible en photographie. D’utiliser le pouvoir narratif de la photo pour donner autre chose. C’est aussi un autre moyen de se poser des questions. » L’esthétique comme appât. La création visuelle pour embellir le sujet afin d’attirer les spectacteur-ice-s et d’attiser leur curiosité jusqu’au point de bascule. Le moment où ils et elles se rendent compte que derrière l’image léchée se trouve un animal mort, tué par le gaz toxique d’une masse d’algues vertes. 

L’esthétisation du sujet peut poser problème. Notamment dans les milieux militants qui cherchent à dénoncer la réalité de la situation. « Sur Instagram aujourd’hui, ce sont les belles images qui dominent. J’utilise le pouvoir esthétique de l’image pour poser questions. Ça permet aussi de créer de l’empathie. Et l’empathie permet de créer des conversations, de la synergie collective et par la suite, de l’action. Le sujet est fort et l’image doit elle aussi être super forte ! », conclut Alice Pallot. 

 

  • Présentée à l’université Rennes 2 (à la Chambre claire) jusqu’au 15 décembre dans le cadre du cycle Verdoyons ! et de la première édition du festival photographique Glaz, dont la thématique est axée autour de l'urgence.