Secrets in the dark - Monika

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Sa voix tantôt grave, tantôt aigue, mais toujours chaude et maitrisée, soul et blues, résonne et donne la profondeur et l’intensité qui constituent le talent de Monika.
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Son passage aux TransMusicales de Rennes le 5 décembre dernier restera marqué dans nos esprits. De par son énergie, sa bonne humeur et sa déferlante de sonorités disco qui nous a fait bouger et frémir, et particulièrement sur la chanson Secrets in the dark, qui donne son nom au disque. Réécouter son album, troisième opus de sa discographie, est un plaisir dont on ne se lasse pas. La chanteuse grecque, Monika Christodoulou, dite simplement Monika, dévoile une palette nuancée et complète de sa musique, entre disco, funk, rock, folk et jazz. Sa voix tantôt grave, tantôt aigue, mais toujours chaude et maitrisée, soul et blues, résonne dans les 12 titres de l’opus et donne la profondeur et l’intensité qui constituent le talent de Monika, dans « Babyboy » ou « Take me with you » pour ne citer que quelques exemples. Un album entrainant, emprunt d’émotions et de peps électrisant.  

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Retour à Tombouctou - Titouan Lamazou

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Titouan Lamazou saisit l’insaisissable. Son livre est un voyage au cœur d’une beauté humaine et naturelle abimée, meurtrie mais éclatante et pure face à l’adversité.
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Titouan Lamazou saisit l’insaisissable. Célèbre navigateur et artiste talentueux, ce natif de Casablanca capte l’essence humaine et particulièrement celle des femmes au cours de ses nombreux voyages. Notamment entre 1998 et 2000, à Tombouctou, dans le nord du Mali où il rencontre Aïcha, qui se fera sa muse, et se lie des amitiés solides. Treize ans plus tard, il part à la recherche de la femme qu’il a connu, qu’il aurait pu épouser, et de ses ami-e-s. Les groupes extrémistes ayant conquis les territoires, il s’entoure de sociologues, anthropologues, journalistes, historiens, etc. pour comprendre et expliquer ce contexte si fragile. À travers ce bel ouvrage, Titouan Lamazou nous emmène dans les camps de réfugiés du Burkina Faso, de Mauritanie, du Niger et du Mali, à la rencontre de celles, et ceux, qui ont fui l’horreur de la situation. Les coups de crayons, les aquarelles et les photographies traduisent des paysages somptueux et des portraits grandiloquents. Un voyage au cœur d’une beauté humaine et naturelle abimée, meurtrie mais éclatante et pure face à l’adversité.

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La lapidation de Soraya M. - Cyrus Nowrasteh

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C’est avec un réalisme saisissant que l’auteur filme l’horreur de la lapidation. Le film est un cri, une alerte pour le monde entier face à ces crimes qui perdurent.
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Un an après la première édition en DVD du film et à la suite de sa toute dernière réédition sur ce support, voici une excellente occasion de parler du dernier film de Cyrus Nowrasteh. L’œuvre tire son récit d’une histoire vraie se déroulant en août 1986 dans un petit village d’Iran, Koupayeh. Soraya mère de deux fils et deux filles est délaissée par son mari Ghorban-Ali. Celui-ci la frappe et la viole quotidiennement. Ne pouvant plus obtenir ce qu’il veut d’elle autrement que par la violence, il missionne sa femme, avec l’accord du chef de village et du mollah, à aider un homme veuf afin de le soutenir dans ses tâches ménagères et dans l’éducation de son fils. Son mari jaloux qui veut se débarrasser d’elle, alertera le conseil du village afin de la condamner pour adultère. Malgré son innocence, elle sera condamnée à mort par lapidation. Seule une femme s’opposera en vain à la colère des habitants du village. C’est elle-même qui rapportera l’histoire à un journaliste de passage dans le village le lendemain du drame. Une histoire forte filmée avec beaucoup de justesse. Le propos est sans ambiguïté et vise directement une coutume d’un autre âge, reflet d’une cruauté humaine sans équivoque. L’attente du châtiment est toute aussi douloureuse que la mise à mort et c’est avec un réalisme saisissant que l’auteur filme l’horreur de la lapidation. Le film est un cri, une alerte pour le monde entier face à ces crimes qui perdurent.

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À peine j’ouvre les yeux – Leyla Bouzid

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À travers le portrait d’une insoumise, le film suscite l’admiration d’une génération qui a soif de liberté et d’émancipation. Le film qui déborde d’énergie est une belle réussite.
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Tunis, été 2010, quelques mois avant la révolution. Farah qui vient d’obtenir son baccalauréat, vit seule avec sa mère. Prédestinée à continuer ses études en médecine, celle-ci ne rêve que de musique. La jeune femme chante comme elle respire et avec ses amis musiciens et leur groupe de rock, ils se produisent dans des bars de la capitale. Mais voilà Farah prend des risques lorsqu’elle chante des paroles qui dressent un portrait peu flatteur des autorités et du régime. Inconsciente, elle se fait vite repérer. Sa mère, quelque peu démunie, craint pour la sécurité de sa fille et la rappellera à l’ordre. Mais Farah est rebelle. Elle ne se démonte pas, pas même lorsqu’après s’être fait refouler à l’entrée d’un concert elle chante sur le trottoir. L’arrestation de son petit ami et musicien du groupe sonnera comme un avertissement puis c’est Farah qui se fera arrêter par la police. Le film est audacieux et réactive l’aire Ben Ali. Une ambiance chargée de tension et de privation. La réalisatrice met l’accent sur le traitement policier sévère et sans retenue affligé à la jeune fille de 18 ans. Un ambitieux premier long métrage qui cogne fort, combinant convictions politiques et créativité musicale. On se laisse très facilement envoûter par la musique et le chant d’une belle qualité. À travers le portrait d’une insoumise, le film suscite l’admiration d’une génération qui a soif de liberté et d’émancipation. Le film qui déborde d’énergie est une belle réussite.

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Together alone - Marion Mayer

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On se laisse volontiers guider par sa voix et les notes presque pincées de la guitare folk dans l’exploration d’un monde réaliste et emprunt d’émotions palpables et de plaies ouvertes.
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Le 27 novembre dernier, la chanteuse Marion Mayer présentait son nouvel EP, Together Alone, en live dans un appartement du centre ville de Rennes. Un hommage à la capitale bretonne qui a lui permis - grâce au tremplic Label Mozaïc dont elle a été lauréate en 2014 - de se lancer dans la musique avec son premier EP, Leave. La Lorientaise ne perd pas de temps et nous ravit de 4 nouvelles chansons folk qui alternent pop, balades romantiques et joyaux bruts, à l’instar de « Walk away ». Si on quitte les routes de Californie dans ce nouvel opus, le chemin à parcourir est un thème central dans les textes et les ambiances créées par Marion Mayer. On se laisse volontiers guider par sa voix et les notes presque pincées de la guitare folk dans l’exploration d’un monde réaliste et emprunt d’émotions palpables et de plaies ouvertes. Une douceur qui nous apaise en cette fin d’année mouvementée.

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Facteurs pour femmes - Quella-Guyot & Morice

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La beauté des dessins nous fait voyager hors du continent, sur un petit bout de terre bretonne tantôt apaisée, tantôt secouée. Une terre bretonne comme on l’aime.
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1914. La guerre éclate. Les hommes sont mobilisés au front, désertant ainsi une petite île bretonne de tous ses mâles vigoureux. Tous, sauf Maël dont le pied-bot lui épargne la terrible corvée. Il devient facteur, porteur de bonnes ou de mauvaises nouvelles pour les iliennes esseulées, dont la couche offre une place vacante. Maël se découvre l’amant de plusieurs femmes, jeunes ou moins jeunes, jolies ou moins jolies, grosses ou moins grosses et goûte aux plaisirs charnels des corps à corps emprunts de liberté et sans conséquences. La BD alterne douceur, souffrance et colère envers ce facteur qui use, abuse et manipule, sans complexe ni culpabilité, celles qui ne voient revenir leurs maris. Le propos pousse à la réflexion sur une époque et un contexte mais aussi sur le chemin de la sexualité, montré ici sans détours et sans fioritures. La beauté des dessins nous fait voyager hors du continent, sur un petit bout de terre bretonne tantôt apaisée, tantôt secouée par la tempête de la nature et des émotions. Une terre bretonne comme on l’aime.

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Amy - Asif Kapadia

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Ses textes raisonnent avec force grâce au recul que l’œuvre permet de prendre. Un documentaire hommage poignant qui ne laisse pas insensible et qui signifie une vie pleine de sens et de désillusion.
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Le 23 juillet 2011 disparaissait Amy Winehouse, l’une des plus grandes voix jazz de son temps. Ce documentaire percutant revient sur cette carrière fulgurante qui s’arrêta pour la chanteuse alors âgée de 27 ans. Aidé d’images amateures et de témoignages en voix off, ce film apporte un éclairage certain sur la jeune femme qu’était Amy Winehouse. De la petite fille juive des quartiers nord de Londres à la diva soul il n’y a qu’un pas. C’est ce que tend à démontrer ce film qui peint une héroïne blessée pour qui seule la musique est un exutoire. Si l’auteur va d‘abord chercher la fêlure enfouie en Amy, il s’avèrera que seule sa passion dévorante pour son homme la poussera à franchir plusieurs fois la ligne et prendre un mauvais chemin. Anorexie, alcool et drogue n’auront de cesse d’affaiblir la jeune femme qui ne cherchait qu’à vivre ses émotions au plus fort du possible. Un petit cœur d’artiste mal armé pour cette vie de star qui ne tiendra pas la démesure. Si le documentaire nous fait aimer ce petit oiseau fragile il en découle une tristesse terrible nous rendant impuissant face à la déchéance de l’être. Au-delà d’une crudité de ton au travers moult images saisissantes, la réussite de ce film réside également dans la lecture des textes écrits par la chanteuse-compositeure. Des paroles qui raisonnent avec force grâce au recul que l’œuvre permet de prendre. Un documentaire hommage poignant qui ne laisse pas insensible et qui signifie une vie pleine de sens et de désillusion.

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Mia madre - Nanni Moretti

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Telle une comédie à l’italienne, l’auteur nous fait aller du rire vers les larmes. Une véritable comédie dramatique extrêmement personnelle et composée des thèmes chers au réalisateur.
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Margherita est réalisatrice de films. Elle travaille à une nouvelle œuvre pendant que sa mère, malade, est hospitalisée. C’est avec difficulté que la conquérante Margherita vit ses temps troubles. Elle remet en question ses compétences dans son travail, sa relation sentimentale au point de se séparer de son compagnon. Travaillant dur sur son prochain film, elle évite ainsi le piège de l’ennui et de la réflexion autour de la mort sans vraiment pouvoir y échapper. Le terrain du tournage, c’est une équipe technique difficile à gérer, un acteur principal exubérant et une responsabilité certaine. C’est l’occasion de découvrir l’envers du décor d’un tournage de cinéma. On comprend vite que Nanni Moretti veut nous offrir une partie de sa vision du cinéma et de sa vie. Le réalisateur a écrit ce film pour une femme qui se retrouve dans une position que lui-même a dû affronter quelques temps auparavant. Face à la maladie, face à la mort, face à la perte de l’être cher. Un film personnel donc, presque autobiographique. Après la thématique politique, Nanni Moretti revient à un cinéma plus intimiste. La justesse du ton et l’émotion ultra présente ne cache pas un humour quasi permanent. Telle une comédie à l’italienne, l’auteur nous fait aller du rire vers les larmes. Une véritable comédie dramatique extrêmement personnelle et composée des thèmes chers au réalisateur tels que l’engagement et les épreuves de la vie.

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Avril 2016

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
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On aime à penser et à dire que la société bretonne est une société matriarcale. Dans la fabrication du mythe, elle l’est. Mais qu’en est-il réellement du quotidien et des représentations – n’oublions pas Bécassine ! – des femmes de ce territoire agricole et maritime à la culture forte et diffuse ?

« Du côté de femmes, le thème du matriarcat peut également séduire, car il leur renvoie une image valorisante des responsabilités qu’elles exercent dans la sphère privée en même temps qu’il permet d’éviter de remettre en cause une vision complémentaire des sexes qui assigne chacun-e à une place genrée. », expliquent les sociologues Arlette Gautier et Yvonne Guichard-Claudic dans l’introduction de l’ouvrage qu’elles ont dirigé, Bretonnes ?, publié aux Presses Universitaires de Rennes en février 2016.

Un essai - co-signé par 18 auteures (dont un homme), historiennes, sociologues, profs ou linguistes - qui réfléchit à la construction identitaire et genrée dans un contexte socioculturel et géographique. Il est alors passionnant de se plonger dans les différents chapitres, à la découverte de l’histoire de notre territoire durant les deux derniers siècles, dans les pas d’une Penn Sardin, des luttes féminines et féministes mais également des problématiques actuelles comme le harcèlement de rue et les réponses institutionnelles - données ou manquantes - à ces dernières à travers une comparaison Rennes/Brest.

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La liberté d’expression a-t-elle un sexe ? Oui, et il est masculin ! La décision de relaxer, le 18 février dernier, le rappeur Orelsan – qui a fait appel à sa condamnation pour les propos sexistes tenus dans sa chanson « St Valentin » - au nom de cette fameuse liberté nous laisse sceptiques et intérieurement enragées. Rappelons tout de même qu’il s’agit là d’incitation à la violence et à la haine envers les femmes.

Mais le retrait du clip du duo féministe CLIT du site YouTube, parodie de la fameuse chanson d’Orelsan, là, non, franchement on ne comprend pas et on s’insurge. Le contenu est jugé sexuellement explicite. Pourquoi ? Parce que ça sort de la bouche de deux femmes, c’est sale et vulgaire ? La réalité est là. Dans les représentations.

De la part d’un rappeur, on n’attend pas moins de lui qu’il soit cru, violent, borderline, engagé, mais d’une femme, on ne peut pas accepter un tel comportement car cette dernière se doit d’être douce, gentille, bien élevée et surtout discrète. Que tous les mots qui sortent de sa bouche ne soient que bulles de savon et pétales de rose ! Là, ça dérape sérieusement ! Le duo composé d’Elvire Duvelle-Charles et Sarah Constantin a donc choisi de lancer sa pétition, sur Change.org, « Pour que YouTube claque la porte au sexisme ». On signe !

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Title: 
Bretonnes et fières de l'être
Title: 
Liberté d'expression, les boules !
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On aime à penser et à dire que la société bretonne est une société matriarcale. Dans la fabrication du mythe, elle l’est. Mais qu’en est-il réellement ?
Summary: 
La liberté d’expression a-t-elle un sexe ? Oui, et il est masculin ! Pourquoi ? Parce qu'on ne peut accepter qu'une femme ouvre sa gueule ? Triste réalité.

Mars 2016

Writers: 
Marine Combe
Writers: 
Marine Combe
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À la découverte de la BD La Présidente, de François Durpaire et Farid Boudjellal, on a frissonné à l’idée d’une Marine Le Pen arrivant au pouvoir en 2017. Le 7 mai 2017 précisément. Une femme à l’Élysée ? Ça pourrait être une bonne nouvelle mais pas celle-là ! Pas au prix, entre autre, des acquis sociaux des luttes pour les droits des femmes, notamment à disposer de leurs corps (le parti ayant annoncé vouloir supprimer les aides financières aux associations féministes, lors des élections régionales en décembre 2015) !

BD d’anticipation, François Durpaire, historien et universitaire spécialisé dans les questions de la diversité culturelle, se base sur 4 étapes préalables, dont aucune n’est certaine, ni impossible. C’est un choc, un séisme. Le duo imagine et démontre comment en une année à peine, Marine Le Pen et son parti plongeront le pays dans un marasme financier avec une sortie précipitée de la zone euro, mais aussi dans une terreur sociale avec une politique sécuritaire renforcée contre l’immigration.

La révolte civile grondera, la presse résistera et la révolution numérique se fera. Frémissante, angoissante (le mot est faible), parfois marrante (oui oui), l’œuvre en noir et blanc est aussi enrichissante que réaliste. La prise de conscience est en route mais faut-il attendre le drame pour réagir ? La position des auteurs : « Vous ne pourrez pas dire que vous ne saviez pas… » Aux éditions Les Arènes.

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Les remaniements ministériels pourraient ressembler à ce petit jeu humiliant des chaises musicales. Sauf qu’au lieu d’enlever des sièges, on enlève des barreaux à leur dossier, on remplace les pieds ou on les supprime. En 2012, les Droits des Femmes siégeaient fièrement dans un fauteuil, avant de le partager en 2014 pour un temps très court avec la Ville, la Jeunesse et les Sports.

Durant l’été de la même année, la ronde des requins a repris sa danse et a éjecté les Droits des Femmes de la partie. Ces derniers se sont accrochés, sautant sur les genoux des Affaires sociales et la Santé qui offrent alors par dépit un tabouret vide. En février 2016, les règles du jeu ont changé. Désormais, les tours s’effectuent en marche arrière, créant un retour dans le passé. Les années 70 n’ont pas jamais eu lieu, les luttes féministes non plus. Les femmes sont toujours réduites à la Famille et à l’Enfance. Mères de famille et épouses, sourires aux lèvres et tabliers noués autour de la taille, voilà l’image renvoyée par le nouveau gouvernement Valls, sous l’ère d’une gauche rétrograde.

Une gauche qui pédale salement et gravement dans la semoule. Et pourtant, à part quelques réactions vives sur les réseaux sociaux et quelques esclandres de femmes politiques oubliées comme Marie-George Buffet, tout le monde s’en fout. Les Droits des Femmes en bout de ligne après Famille et Enfance, ça ne choque personne ?! Peut-être souhaite-t-on également la création d’un ministère des Tâches ménagères ? Ça règlerait au moins la question du bon coup de balai qui s’impose à l’Elysée et Matignon. Merde !

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Le drame 2017, pas qu'une fiction ?
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Les chaises musicales, on en a marre !
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Marine Le Pen arrive au pouvoir en 2017. Le 7 mai 2017 précisément. Une femme à l’Élysée ? Ça pourrait être une bonne nouvelle mais pas celle-là !
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Mères de famille et épouses, sourires aux lèvres et tabliers noués autour de la taille, voilà l’image renvoyée par le nouveau gouvernement Valls, sous l’ère d’une gauche rétrograde.

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