Célian Ramis

Les Embellies : Piano Chat + Françoiz Breut + Mesparrow + BRNS

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Antipode, Rennes
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À l'occasion des Embellies, Piano Chat, Françoiz Breut, Mesparrow et BRNS se sont produits sur la scène rennaise de l'Antipode.
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L’Antipode était plein à craquer vendredi soir pour la très belle programmation, ultra éclectique, du festival Les Embellies.

Piano Chat a ouvert le bal, samplant sa voix, samplant sa guitare, s’offrant tout entier au public, le rejoignant souvent, et finissant d’ailleurs assis, au milieu de tous, pour une balade remplie d’émotion.

Françoiz Breut aussi s’est amusée avec le public : « il y a des loups à Cleunay ? » a-t-elle demandé avant de reprendre Werewolf, de Michael Hurley. Des hurlements lui ont répondu… et on peut dire qu’elle a su dompter les loups de l’Antipode. Françoiz Breut, accompagnée d’un guitariste, d’un batteur et d’un claviériste, joueuse, sensuelle, drôle, est venue chanter ses histoires, comptines pop et poésie rocks.

Des histoires de jeune autostoppeuse, courtement vêtue, « bretonne peut-être » s’est-elle amusée, des histoires de villes où il pleut, des histoires de chirurgie des sentiments. À chaque nouvelle chanson, Françoiz offre un nouvel univers. Un moment, on était dans un cabaret feutré, qu’on pouvait presque imaginer traversé de volutes de fumées. L’instant d’après, nous étions tous silencieux autour de Françoiz et de son guitariste, Stéphane Daubersy, venus chanter l’amour au milieu du public.

C’est ensuite au tour de Mesparrow d’emporter le public dans son univers. Et quel univers ! Comme Piano Chat, Mesparrow – habitée, concentrée – sample sa voix. Superposition incroyable de chuchotements, souffles, cris, choeurs, saccadés, pour ensuite poser sa voix douce, grave, puissante. Sur la scène, tout est contraste. Mesparrow, entre timidité assumée et exubérance cachée, son univers est un mélange d’étrangeté et de tranquillité, sa voix, entre fragilité et profondeur. On a beau écouter son premier album en boucle depuis près d’un mois, on découvre autre chose à la voir sur scène.

La formidable version jazzy et azimutée de My heart belongs to daddy ou celle mélodieuse et mélancolique de Stand by me y sont pour beaucoup. La pause nature, une version vocale, drôle et inquiétante, des bruits de la forêt, est impressionnante. Au fil des chansons, Mesparrow a scotché, comblé le public, pas étonnant qu’un admirateur n’ait pu s’empêcher de lui crier « je t’aime ».

Les belges de BRNS, un chanteur-batteur, un bassiste-claviériste-choriste, un guitariste-choriste et un percussionniste-choriste, ont confirmé leur incroyable énergie et inventivité sur scène. Avec leur post-rock progressif et contemplatif, BRNS a finit la soirée en beauté, et laissé le public en extase, qui ne voulait plus partir malgré les signes clairs de la salle qui rallumait les lumières.

Célian Ramis

Les Embellies : Des histoires poétiques en boite !

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Françoiz Breut ne se contente pas de mettre sa poésie intérieure en mots qu'elle chante sur scène, elle met aussi les mots en boite lors d'une exposition originale présentée à l'Antipode.
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L’Antipode accueille Books in boxes, une exposition originale et poétique de Françoiz Breut, visible jusqu’au 13 avril.

Après être passée par les Beaux-Arts de Caen, Dunkerque et Nantes, cette originaire de Cherbourg se lance dans l’illustration de presse, de pochettes d’album. « J’avais envie de raconter des histoires », commente-t-elle. Pendant longtemps, elle propose des maquettes de livres pour enfants aux éditeurs. Jusqu’au jour où elle se voit proposer d’exposer son travail.

Françoiz Breut décide alors de s’orienter vers une forme originale d’exposition, une forme interactive entre les œuvres et les visiteurs. « L’intérêt est que chacun puisse manipuler les objets », explique l’artiste.

À l’entrée de l’Antipode, une dizaine de boites de tailles différentes est accrochée aux murs. Les spectateurs sont invités à ouvrir les petites portes pour voir ce qui se cache à l’intérieur. Tout un univers se dégage de ces boites blanches : les fonds marins, des enfants qui dorment, la nature… Sous forme de collage ou de dessins faits au stylo noir ou bleu, les créations sont détaillées, brutes et réalistes.

Et à chaque fois, un livre à feuilleter, dont les pages ont été soigneusement cousues. Françoiz Breut et différents auteurs, tels que Olivier Adam ou Stéphane Daubersy (pour la chanson La chirurgie des sentiments), nous transportent avec poésie et optimisme dans les aventures de Salami, souffrant d’insomnies, de pépés et mémés, de princesses… « C’est une exposition pour tout le monde, aussi bien pour les petits enfants que pour les grands enfants. J’aime qu’il y ait une part d’enfance chez tout le monde », précise Françoiz.

Célian Ramis

Les Embellies : Ils font le festival 1/2

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Premier soir aux Embellies : à la rencontre des artistes.
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Cheek Mountain Thief et Florian Mona ont ouvert la 15e édition du festival Les Embellies, mercredi 20 mars à l’Ubu. Une première soirée calme et conviviale !

En ce début de festival, la salle de concert n’affichait pas complet. Pourtant les deux groupes annoncés sont attendus : Cheek Mountain Thief et Florian Mona. À l’entrée, Chloé, étudiante en 3e année d’information-communication à Rennes, est chargée du merchandising.

Elle est ici, pour la première fois, en tant que bénévole : « J’avais eu un écho positif de ce festival et j’étais curieuse de le découvrir par moi même ». Au début du mois, une réunion avait été organisée pour établir le planning et expliquer le rôle de chacun. Service, installation du matériel, préparation des soirées, merchandising, Chloé travaille sur différents postes. « C’est agréable, on discute avec les spectateurs, on entend la musique… », explique-t-elle, en profitant de la bonne humeur répandue par Cheek Mountain Thief.

À la fin de leur concert, les musiciens s’accordent un moment pour profiter du bar. Le groupe est en France pour une dizaine de dates : « Nous tournons seulement dans ce pays. Je crois que le disque est apprécié en France. En tout cas, dans Les Inrocks… (rires) », explique le chanteur, Mike Lindsay. Son nom peut sembler familier.

C’est le leader de Tuung, groupe anglais venu à Rennes en 2007 pour les Transmusicales. Quelques mois plus tard, il rencontre une fille en tournée et part en Islande pour la revoir. La suite, il nous la raconte sur scène : « Je suis allé dans le Nord et j’ai été tellement inspiré que je suis resté là bas, à Reykjavik et à Hùsavik, un petit village ». Entre temps, il a rencontré d’incroyables musiciens, revu la fille (et compte l’épouser, confie-t-il hors de la scène), enregistré un album de folk avec la formation Cheek Moutain Thief (et, à côté, un disque avec Tuung).

Avant de retourner avec ses musiciens, Mike Lindsay nous conseille trois groupes islandais qui l’ont inspiré : « Sin Fang, de la black pop, Soley, membre de Sin Fang qui a lancé son projet solo, et Gruska Babouchka, un mélange de choses hantées pour les enfants (rires)… C’est le groupe de ma copine ! »

Quelques heures plus tard, c’est au tour de Florian Mona de descendre de scène et de nous parler de son parcours musical. Au milieu des années 90, cet originaire de Laval (installé à Rennes depuis dix ans maintenant) se lance, avec des amis, dans le groupe Twirl Comics.

« Nous chantions en anglais, nous cherchions à avoir une envergure indé », explique-t-il. Cinq ans plus tard, le groupe s’arrête, « au bon moment puisqu’aucune amitié n’a été usée ». Et d’ailleurs, Florian Mona va poursuivre sa carrière avec un ami de Twirl Comics, Maël, qui monte à cette époque sa formation et cherche des musiciens : « Nous y avons participé avec Romuald, aujourd’hui ingé son sur la tournée ».

Si le premier album rencontre un grand succès, le deuxième peine à trouver sa place. Florian lance alors Monarica, un projet folk avec un DJ sur scène, dans lequel il n’arrive pas à se retrouver au bout d’un an. « Je voulais composer des choses plus personnelles », dit-il. En 2009, il sort son premier album solo chez Naïve et tourne pendant deux ans et demi.

Aujourd’hui, il revient sur le devant de la scène avec un spectacle en avant première puisqu’il est en résidence à l’Ubu pour le festival Les Embellies. Il est de retour aussi avec deux musiciens qu’il connaît bien : le batteur Mathieu Languille, de Montgomery, et le bassiste-claviériste Samuel Chapelin, de Manceau. Deux groupes qu’il invite à monter sur scène ce mercredi 20 mars : « Ce n’est pas uniquement parce qu’ils bossent avec moi sur ce spectacle. Ils font partis de ma famille musicale et leur musique me parle ». Autre artiste que Florian connaît bien : Yann Tordeonde Lesueur, qui a réalisé le clip de son titre Le Large.

« Il a bossé aussi avec Montgomery, a joué à la Route du Rock… Et puis nous avons une culture ciné commune (Michel Gondry pour n’en citer qu’un, ndlr). Musicale aussi ! », précise-t-il. Le chanteur, fatigué après sa performance, nous livre tout de même quelques projets futurs : des premières parties de concert, des dates à l’étranger, des titres en radio, voire en télé… Florian Mona semble s’être retrouvé avec des chansons en français, dans un style « plus noisy pop et moins folk que d’habitude » et une scénographie simple, composée de quelques néons. Celui qui souhaitait revenir à une musique proche de ses influences (New Order, Grandaddy,…) nous livrera son deuxième album Les Héroïnes, le 29 avril prochain. Un deuxième album très attendu !

Célian Ramis

Les Embellies : Cheek Mountain Thief et Florian Mona

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Ubu, Rennes
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À l'occasion du festival Les Embellies, Cheek Mountain Thief et Florian Mona étaient en concert à l'Ubu, à Rennes.
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Mercredi 20 mars, dans le cadre des Embellies de printemps, l’Ubu accueillait deux ovnis : un musicien londonien exilé en Islande et un artiste lavalois-rennais en résidence durant cette 15e édition.

A peine arrivé sur scène, Mike Lindsay, alias Cheek Mountain Thief, tout droit échappé de Tuung et entourés de ses musiciens et musiciennes islandais, a fait dodeliner l’Ubu sur ses rythmes de folk bucolique et expérimental. Entre les chansons, il raconte son voyage à Husavik, petit village de pêcheur au nord de l’Islande, où il s’est installé pendant deux mois, dans une cabane face aux montagnes, cherchant le calme et la solitude, mais où il a rencontré, dans l’unique pub du village (ouvert seulement le samedi, précise la violoniste) les musiciens qui l’accompagnent dans sa tournée en France : un batteur (fish-farmer dans le civil), une trompettiste, une violoniste, un bassiste, un guitariste et un claviériste.

L’ambiance intimiste de l’Ubu colle parfaitement avec le côté radieux, optimiste, mélodieux de l’étrange orchestre anglo-islandais qu’est Cheek Mountain Thief.

A peine le temps d’une bière et d’une cigarette, qu’un son rock electro, basse et guitare et synthés et batterie, envahit l’Ubu. Florian Mona est accompagné du batteur Mathieu Languille, de Montgomery, et du bassiste-clavieriste Samuel Chapelain, de Manceau. Florian Mona est plus timide, plus réservé que Mike Lindsay, il annonce qu’il est en résidence à l’Ubu depuis deux semaines, dans le cadre du festival Les Embellies, et qu’il a préparé un spectacle tout frais, tout neuf.

« C’est la classe quand même de jouer à l’Ubu« , ajoute-t-il. Pourtant, c’est hors de la salle de concert qu’il nous emporte alors, avec des mélodies noisy, parfois pop, parfois sombres, des textes poétiques et des néons, disposés sur la scène, qui crépitent. Après quelques chansons, les invités de Florian débarquent : Valérie Leulliot, du groupe Autour de Lucie, pour un duo qui sortira bientôt en bonus (du prochain album ?). Tambourin pour elle, guitare acoustique pour lui, et la voix des deux : Je suis ton tueur/tu es mon tueur. Ca promet.

Les copains de Montgomery viennent ensuite faire les choeurs, et à la chanson suivante, cette petite chorale s’agrandit des membres du groupe Manceau, et tous ces mecs, sur la scène, fredonnent, tandis que Florian chante « Nous iront jusqu’au bout/il ne faut pas faiblir/pour rester vivant ». Les filles du public ont l’air plutôt contentes. Pour le rappel, Florian Mona interprète Le Large, le single qu’on fredonne depuis quelques mois déjà, et qui nous met tellement l’eau à la bouche pour l’album à venir.

Célian Ramis

Travelling : Les bretons en kilt

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Les Bretons ont fait honneur au thème de Travelling en paradant en tenues traditionnelles écossaises.
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A l’étage du Liberté, samedi dernier, nous avons croisé plusieurs festivaliers en kilt, forcément ! Présents évidemment pour célébrer l’Ecosse à l’occasion du festival Travelling, ils étaient aussi venus honorer la culture celtique, à travers leur association de porteurs de kilt, Kilt society de France.

Pas de raison que les Ecossais soient les seuls à porter le kilt. Samedi soir, huit bretons vêtus du costume traditionnel écossais défendaient les couleurs de la Bretagne. « En Ecosse, ils ont des tartans, en Irlande et en Galice aussi. Alors pourquoi pas nous ? Les Ecossais ont une histoire avec notre région : nombreux sont ceux qui sont venus ici pendant les guerres. Sans oublier que la duchesse Anne était souvent entourée d’Ecossais à la cour de Nantes », nous explique le président de l’association en Bretagne.

Depuis 10 ans, notre région s’est appropriée pas moins de 18 tartans différents (étoffe de laine à carreaux colorés, typiquement celte, portée sur l’épaule). L’objectif de l’association est de partager la culture celte entre amis à travers des manifestations diverses et variées (soirées, musique, sorties…).

Toute une passion pour le kilt à découvrir sur http://www.kilt-society-de-france.fr/

Célian Ramis

Travelling : Güz II joue avec le feu

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Rencontre entre La Guerre du feu de Jean-Jacques Annaud et la musique instrumentale des Rennais de Güz II.
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Samedi soir, le Tambour accueillait une séance ciné quelque peu particulière, dans le cadre de Travelling, puisqu’il s’agissait d’un ciné-concert. Une rencontre entre La Guerre du feu de Jean-Jacques Annaud et la musique instrumentale des Rennais de Güz II.

Intégrer ce ciné-concert à la programmation de Travelling n’est pas un hasard puisqu’une partie du film a été tournée en Ecosse mais aussi car il s’agit d’une collaboration Clair Obscur et MJC Antipode (la performance a déjà été réalisée en septembre 2012 pour le ciné-concert en plein air devant l’Antipode, ndlr). C’est aussi l’occasion de surprendre les spectateurs grâce à un mélange détonnant entre un réalisateur français et un groupe rennais dont le nom Güz II, à consonance nordique, «  nous est tombé du ciel et ne veut rien dire de particulier».

« Nous voulions un film des années 80, sans dialogues, mais pas muet, qui nous inspire bien pour jouer », nous explique Fabien, saxophoniste du groupe, à la fin de l’événement. Trois semaines de travail auront suffit à mettre La guerre du feu, de Jean-Jacques Annaud, en musique. Mais le groupe est allé plus loin, créant « une version électrique pour les salles de concert et une version acoustique, de rue, car c’est ainsi que le projet est né ».

Pendant 1h40, les spectateurs vont assister à l’alliance d’un cinéma des années 80 (on pourra sentir que la bobine a longtemps tourné dans les salles) racontant une aventure préhistorique et d’une musique orchestrale oscillant entre douceur et mélodies animales. Au centre de la scène, un écran de cinéma. Et sur la droite, le trio rennais, tout de noir vêtu. Ils n’auront pas oublié également de se masquer le visage, comme pour chaque concert.

Trois hommes préhistoriques, trois musiciens contemporains

A l’écran, un trio d’hommes préhistoriques, proches de l’homme de Neandertal, partant à la recherche du feu. Car à cette époque, leur tribu connaît l’usage du feu, sait le conserver mais ignore comment le produire. Sur le côté de la scène, un trio aussi qui définit sa musique comme du « rock instrumental de rue ». La différence : ces trois musiciens rennais savent produire et conserver le feu durant leur concert. Saxophones, violon, clavier, guitare, boîte à rythmes, mandoline, flûte à bec, batterie ou encore percussions, une dizaine d’instruments est réunie pour porter les spectateurs au cœur du récit.

Des sonorités rock, primitives mais aussi des notes mystiques créées par les voix envoutantes des musiciens… Güz II, qui puise une partie de ses influences dans la musique de films, recrée l’ambiance adéquate et nous fait redécouvrir l’œuvre de Jean-Jacques Annaud, sous un angle contemporain et dynamique.

Célian Ramis

Travelling : Du whisky, et encore du whisky !

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Nous avons testé pour vous la dégustation de whisky, organisée à l'occasion du festival Travelling Glasgow & Edimbourg.
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Quand on pense à l’Ecosse, on pense bien sûr au whisky ! Jeudi 21 février, une dégustation de whisky était proposée aux festivaliers de Travelling à l’étage du Liberté. Avec en prime, une place pour La part des anges, de Ken Loach.

Le whisky, qui signifie « eau de vie » en gaelic écossais comme on peut l’apprendre dans Whisky à gogo de Alexander Mackendrick (film de 1950 qui figure dans la programmation de Travelling Edimbourg & Glasgow, ndlr), est un breuvage très apprécié par les Ecossais. « Nous naissons dans cette boisson et nous vivons avec tous les jours. Là-bas, ce n’est pas comme en France, on ne nous dira pas que l’on a un problème avec l’alcool si on prend un verre dès le matin ! », s’amuse à expliquer Julian Hutchings, conférencier et dégustateur de Whisky indépendant.

Cet Ecossais de plus de 60 ans vit en France depuis 1971 où il crée ce statut de dégustateur indépendant dont il est, « selon l’URSSAF » toujours le seul et l’unique à l’exercer dans l’Hexagone. Même s’il est à son compte, il collabore avec Classic Malt & Food.

Le whisky et le buffet

Ce jeudi soir, plus de 80 personnes sont réunies à l’étage du Liberté, pour découvrir trois whiskies différents. Le premier un Singleton, du Nord-Est, très rond, très facile à boire, « parfait pour vous accompagner le dimanche pendant le match de rugby », que l’on goûtera après avoir savouré un rocher au chocolat noir.

On traverse ensuite le pays pour aller voir du côté de l’Ouest, là où l’on fabrique du Talisker. Ce dernier, légèrement tourbé (la tourbe est issue de la décomposition de végétaux, bruyère, herbe et mousse, qui, après quelques milliers d’années, se transforment en un combustible composé de déchets organiques), laisse entrapercevoir des notes de piment d’espelette et de poivre, « pour se requinquer après une ballade sous la pluie le dimanche en promenant le chien ». Descente au Sud-Ouest pour le dernier whisky, un Lagavulin, qui a 16 ans d’âge et 43 volumes d’alcool, à déguster avec du pain d’épice et du chèvre, « pour boire le dimanche en général ».

Le whisky et les femmes

Les participants, attentifs au début de la dégustation aux procédés de fabrication, du maltage au vieillissement en passant par le brassage et la distillation, vont se précipiter sans vergogne sur les trois breuvages et le buffet. Et les femmes ne sont pas les dernières à faire des remarques : « Y en a qui laisse du whisky ? Mais ils sont dingues ! », dit une dame venue à pied pour l’occasion, ou « Je suis arrivée trop tard pour le premier. Est-ce que je peux prendre le fond de bouteille ? », dit une autre, sans se soucier des conséquences.

Selon Julian Hutchings, les femmes sont de plus en plus nombreuses à en boire et à revendiquer des whiskies fortement tourbés : « Elles aiment souvent ceux qui sont bruts de fut, dans les 57/58 volumes d’alcool. Aussi, les femmes détectent mieux les notes olfactives car elles sont plus dans la nuance ».

Bon nombre de festivaliers se regroupent autour du dégustateur pour récolter quelques conseils pour choisir leur whisky ou pour le réduire avec de l’eau « permettant ainsi de découvrir des notes incongrues ». Mais à 20h, il est temps de quitter la salle pour aller s’installer confortablement au cinéma pour visionner la dernière œuvre de Ken Loach, La part de anges. Un film sur l’apprentissage et l’art de la dégustation du whisky par des jeunes condamnés à faire des travaux d’intérêt général qui vont utiliser le don du personnage principal (il apprend très rapidement à différencier les différentes cuvées) pour changer de vie.

Célian Ramis

Travelling : Succès pour le blind-test ciné !

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Les animateurs du Cinéma est mort - émission à écouter sur Canal B - organisaient un blind-test ciné à l'occasion du festival Travelling.
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Hier, jeudi 21 février, c’est la radio Canal B qui a mis le cinéma à l’honneur, dans le cadre du festival Travelling Edimbourg & Glasgow, avec une soirée Blind-test proposée par les animateurs de l’émission Le Cinéma est Mort.

A 20h, il y a déjà la queue à l’étage du Liberté. Les festivaliers s’empressent de s’inscrire au Blind-test spécial cinéma. Chaque équipe doit être composée de 5 membres minimum (9 maximum) et choisir un nom d’équipe. A 21h, les animateurs du Cinéma est Mort, diffusé tous les mercredis de 13h à 14h sur Canal B (94 Mhz), Antonin et Etienne expliquent les règles du jeu.

Après écoute de bandes sonores tirées de différents films (entre 10 secondes et 2 minutes), trouver le nom de l’œuvre et le réalisateur. Les inscrire sur une fiche remise à chaque équipe et venir les faire corriger à chaque fin de round. Sans oublier de dénoncer les tricheurs « comme le ferait n’importe quel bon citoyen ». Les participants, mal éduqués, ne le feront pas, laissant place à une énorme tricherie presque organisée…

Quatre thèmes sont proposés lors de cette soirée : Racisme et xénophobie, Gay, Pause pipi et Insultes. De quoi ravir les joueurs qui grouillent dans toute la salle. Pendant 3h, il faudra se creuser les méninges pour trouver le film et son réalisateur afin de gagner un maximum de points et emporter les lots prévus à cet effet. Braveheart sera bien évidemment le premier extrait à être diffusé. Pas difficile de le trouver, il suffisait de regarder la tête d’Etienne, maquillé comme Mel Gibson dans le film ! La suite se complique.

Si certaines œuvres sont assez simples à trouver, comme par exemple Retour vers le futur II (catégorie Insultes), OSS 117 Rio ne répond plus (catégorie Racisme et xénophobie, forcément) ou encore Ce que veulent les femmes (catégorie Gay), d’autres en revanche vont être carrément hard, comme Le chagrin et la pitié – Chronique d’une ville française sous l’occupation (catégorie Racisme) ou encore les 15 extraits de la partie Pause pipi.

La soirée s’achève sur la remise des prix, dont ont pu profiter les huit meilleures équipes : des pass pour le festival, des places pour des projections, des bouteilles, des DVD ou encore des tee-shirts et des affiches du Cinéma est Mort.

Le Cinéma est Mort à écouter tous les mercredis de 13h à 14h sur Canal B (94 Mhz). Rediffusion le samedi de 15h à 16h.

Célian Ramis

Travelling : le kilt, le buffet et le Pub !

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Le festival Travelling a commencé. Nous étions à la cérémonie d'ouverture.
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L’étage du Liberté, à Rennes, a enfilé sa tenue écossaise depuis mardi 19 février, jour de lancement du festival Travelling Edimbourg & Glasgow. Dégustations de whisky, blind-test cinéma, ciné-concerts, ateliers, projections… les Rennais vont pouvoir plonger au coeur de l’Ecosse jusqu’au 26 février. Retour sur la cérémonie d’ouverture en trois temps.

Présentation, ce mardi soir, du festival Travelling 2013 consacré à l’Ecosse à travers les villes de Glasgow et Edimbourg par sa nouvelle présidente Véronique Godec et son directeur Éric Gouzannet, tous deux vêtus du kilt écossais.

La cérémonie s’est déroulée à l’étage du Liberté, à l’endroit même où le village du festival s’est installé. Un prologue dans les règles de ses responsables mais qui inviteront surtout les Rennais à découvrir les deux villes écossaises à travers une belle, riche et abondante cinématographie de la région du nord de l’Europe. Plus de 80 films dans la programmation qui ont inspiré les organisateurs du plus gros festival Breton de cinéma.

Saveurs et originalités d’Ecosse déclinées en buffet constitué de recettes et quelques découvertes gustatives de la région thématique de cette 24ème édition du festival. Au menu : quelques viandes, en brochettes, agrémentées de légumes, en sauce ou sur pain ; de nombreuses et variées verrines ainsi que d’autres préparations aux goûts et arômes doux, parfumés et pimentés. De quoi satisfaire les chanceux qui étaient présents à cette soirée d’ouverture.

La population rennaise qui a répondu à l’invitation par sa présence aura su apprécier la proposition décorative et ornementale de la salle de l’étage aux couleurs de l’Ecosse. Nappes, abat-jours, tables et banquettes façon Pub arborant les typiques carreaux écossais donnent le ton et nous plongent directement dans l’ambiance Scottish. Sans oublier le Haggis’ Pub avec ses lustres verts tombants et sa bordure de grands cadres dorés qui proposera aux amoureux du cinéma, durant toute la durée du festival, de se restaurer entre les films de la sélection.

Alors, cinéphiles, amateurs et nouveaux explorateurs bon voyage à tous !

Célian Ramis

Rennes, nouvelle capitale de l'amour

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É-criez votre amour, l'événement festif de la Saint et Sans Valentin, organisée par le Criporteur à Rennes.
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Ce samedi 16 février, le Criporteur s’est emparé de la place Hoche pour clamer aux passants votre amour avec poésie et humour pour la quatrième édition d’É-criez votre amour à Rennes.

De  l’amour et des  »je t’aime » à n’en plus finir ont envahi la place Hoche, samedi après-midi. Des centaines de petits mots doux, d’amitié comme d’amour étaient dévoilés sur la place publique. Le Criporteur, une troupe de comédiens ambulante proposait aux passants d’écrire pour celui ou celle qu’ils aiment.

Deux semaines avant la Saint Valentin des boites avaient aussi été mises à la disposition des Rennais dans différents commerces pour se déclarer à son bien aimé. Les lettres d’amour étaient ensuite accrochées sur des rubans et mises au regard de tous.

De belles déclarations pour son Valentin, des messages affectueux pour sa Maman et même des numéros de portable de célibataire à la recherche de l’âme sœur, car “É-criez votre amour” s’adressait aussi aux “Sans Valentin”. Les plus drôles ou romanesques étaient criés par les acteurs du Criporteur.

Le public était au rendez-vous souvent par hasard, interpellés par ses drôles d’anges d’une autre époque qui venaient vous chuchoter des mots d’amour. L’un d’eux d’approche d’une spectatrice : « En amour, c’est le premier mot qui compte » et lui lit avec émotion des déclarations qui ne lui sont pas destinées. Un salon avec plusieurs canapés invitait les amoureux de la littérature à s’asseoir et à (re)découvrir les chefs d’œuvres littéraire sur l’amour, du grand Shakespeare à Isabel Wolff. Pour les moins inspirés un écrivain public pouvait vous aider à décrire votre amour.

Un des comédiens, fraichement débarqué dans l’aventure, est surpris par la réaction de ses clients qui le conduit soudain à se transformer en psychologue : «J’ai été pris de court, certains avaient besoin de parler. J’ai enlevé mes papiers, je suis sorti de mon rôle et nous avons très sérieusement parlé d’amour ». Un événement plus pertinent qu’il n’y paraît. Selon les réactions récoltées, la Saint Valentin, bien que considérée comme une tradition commerciale, continue d’être fêtée par les Rennais. « É-criez votre amour » devient aussi une belle occasion, selon un public unanime même célibataire, d’exprimer son amour qu’on ne dit « jamais assez ».

Des Rennais bien inspirés par l’amour…

Tous attendaient la Criée des six comédiens qui nous ont déclamé mots et maux d’amour avec intelligence, mêlant différents styles d’écriture, certains plus familiers que d’autres et plus touchants aussi.  Les crieurs costumés comme au début du XIX siècle venaient à tour de rôle au centre d’un public installé en cercle.

Et c’est parti :  « Tu dis que tu aimes le poisson et tu lui coupes la tête. Tu dis que tu aimes les fleurs et tu leurs coupes la queue. Tu dis que tu m’aimes et ça m’inquiète ». Pas très loin, déguisée en voyante avec un décolleté des plus provocateur, une comédienne s’esclaffe : « Mon amour, mets ta belle trompette dans mon étui et on fera la fanfare toute la nuit ». Enfin un aviateur habillé à la Charles Lindbergh nous explique que : « Mieux vaut un mariage gay que triste » !

Amusé et très réceptif, le public a beaucoup ri, dansé et même chanté. L’organisatrice de l’événement, Clothilde Guérineau nous a confié que c’était « la meilleure édition », au vu d’un public conquis et venu nombreux. Un événement enthousiasmant qu’on espère retrouver l’année prochaine.

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