Célian Ramis
Culture : la Bretagne en marche vers l'égalité femmes-hommes ?


Les lignes bougent à Rennes, et plus largement en Bretagne. Dans les coulisses de l’égalité Femmes-Hommes, plusieurs personnes, de sexes féminin et masculin, impliquées et investies dans les domaines de l’art et de la culture s’agitent et agissent pour la création d’une association HF Bretagne, qui viendrait s’ajouter aux 11 autres collectifs de ce mouvement national. De quoi s’agit-il ? YEGG les a rencontrées.
« La sous-représentation des femmes dans le secteur du spectacle vivant est désormais une réalité reconnue et incontestée, même si certains persistent à la justifier par la nécessaire liberté du programmateur et la recherche de l’excellence artistique ». C’est ainsi que commence la deuxième édition de « Où sont les femmes ? », proposée par la Société des auteurs et compositeurs dramatiques. Réalité reconnue et incontestée, lit-on. En effet, le constat est terrifiant.
En 2006, le ministère de la Culture et de la Communication commande à Reine Prat un rapport intitulé Pour l’égal accès des hommes et des femmes aux postes de responsabilités, aux lieux de décision, à la maitrise de la représentation dans le secteur du spectacle vivant. Ce rapport fait état de la situation et révèle des discriminations de grande ampleur – en 2009, elle remettra un second rapport, De l’interdit à l’empêchement. Cette prise de conscience mène à la création du mouvement H/F « pour l’égalité femmes/hommes dans l’art et la culture ».
Depuis 2008, plusieurs régions s’en sont emparées dont les régions Rhône-Alpes, Ile-de-France, Normandie ou encore Aquitaine. C’est aujourd’hui au tour de la Bretagne, qui ne présente a priori pas de différences par rapport au reste de l’Hexagone !
« L’artistique n’a pas de genre »
« Dans la culture, on produit des modèles. Quel message et quelle image transmet-on à travers ce constat alarmant ? », s’interroge Carole Lardoux, directrice artistique du Carré Sévigné, à Cesson. Elle est entourée d’une petite quinzaine de personnes, toutes réunies pour la création d’une association H/F en Bretagne : « C’est une action forte que le ministère a placé dans ses priorités en disant « L’artistique n’a pas de genre » ».
Mi-octobre, certains membres de ce futur collectif, se retrouvent dans les locaux de Spectacle vivant en Bretagne – dont la conseillère artistique Sarah Karlikow fait partie de l’association -, préparent les statuts administratifs, réfléchissent à la manière d’approcher et d’intéresser la presse à ce sujet « pour tous, pas seulement pour les femmes » et organisent leur première assemblée générale qui aura lieu le 5 novembre « certainement à Rennes mais le lieu n’est pas encore défini », précise Florence Chénel.
Leur rôle : constituer l’association, poser les bases, donner les moyens (financiers) et s’organiser pour que ce soit le travail de tous. « Ce n’est pas l’asso de quelques unes. On part de notre propre sensibilité, on met le projet sur les rails. Mais après chacun doit s’accaparer l’idée et l’appliquer dans son domaine », ajoute Marine Bachelot, auteure et metteure en scène, membre du collectif Lumières d’août à Rennes.
L’assemblée générale du 5 novembre sera l’occasion de faire l’état des lieux, basé sur des chiffres effrayants* et de se demander : « C’est quoi la question de l’égalité dans le milieu des arts et de la culture ? »
+ d’infos sur le mouvement HF Bretagne à retrouver dans le numéro 19 de YEGG, sur yeggmag.fr dès le 5 novembre 2013.
* Les chiffres clés, tirés des rapports de Reine Prat, 2006 et 2009
84% des théâtres co-financés par l’Etat sont dirigés par des hommes
89% des institutions musicales sont dirigées par des hommes
97% des musiques que nous entendons dans nos institutions ont été composées par des hommes
94% des orchestres sont dirigés par des hommes
85% des textes que nous entendons ont été écrits par des hommes
86% des établissements d’enseignement artistique sont dirigés par des hommes


Trois manches vont se succéder jusqu’à la victoire du clan des Tecnicos. Il faudra une heure, et des sacrés coups dans la gueule et dans le dos, à Casandro El Exotico - « le clo clo mexicain, roi de la prouesse technique et lutteur exotique, glamour et paillettes » en majestueux justaucorps rose brillant et au brushing irréprochable – et à Mascara Dorada – « celui qui cumule 4 titres de champion du monde en même temps, qui est le fils de la déesse du vent » et qui brandit fièrement le drapeau breton à son arrivée – pour venir à bout des deux monstres de la lucha libre qui forment le clan des Rudos (écrit en rouge sur l’arrière du slip de Dragon Rojo Jr). Une victoire qui ne sera pas facile à remporter.
Entre sifflements et acclamations, les luchadores se confrontent en face à face ou en duo, cherchant chaque occasion de faire le show mais aussi une opportunité de soumettre son adversaire par une prise de leur choix ou en le clouant au sol, minimum 3 secondes, les deux solutions pour mener son clan à la victoire.
La cumbia, symbole d’un métissage de cultures à l’origine, était à l’honneur vendredi 11 octobre au Grand Soufflet. Dans le chapiteau, installé place du Parlement, la température est montée rapidement grâce à Captain Cumbia y El Piru.
Surnommé « Le Eastern Desperado » de Paris, il mixe cumbia originelle – qui vient des chants des esclaves africains en Colombie, des maracas et flûtes indiennes et de la poésie espagnole – à des styles divers tels que le ska, la dub ou encore l’électro, laissant penser au collectif Chinese Man pour certaines musiques.
Quai d’Orsay est une adaptation de la bande-dessinée, de Christophe Blain et Abel Lanzac, du même nom. Bertrand Tavernier y ajoute sa vision personnelle, change l’ordre de certaines scènes, amplifie l’importance du personnage de Marina et apporte quelques nouveaux éléments – tels que la rédaction des questions et des réponses pour les députés à l’Assemblée nationale.
L’idée est partie d’une rencontre entre la compagnie Théâtre Quidam, spécialisée dans le théâtre de proximité et Rachel Jouvet, victime de violences conjugales. Cette femme, issue du monde du spectacle, a subi pendant 2 ans les menaces et les coups de son ex-compagnon, avant que celui-ci tue son beau père et soit incarcéré dans une prison parisienne. De là en résulte une pièce.
Et si on la pratiquait sur des musiques actuelles, ça changerait la donne ? C’est parti, la chanson « Sur la planche » de La Femme commence. Le cours de stretch aussi. Dans la salle de gym d’ICR Fitness Club, à Rennes, Maxime Joret mène la danse lors du stage de pole dance – proposant des initiations, des cours de technique (acrobaties) ou encore de chorégraphie – organisé par Gold & Pole Rennes.


Mercredi 14 août, 21h. Les derniers courageux effectuent des longueurs dans la piscine des Gayeulles, à quelques mètres de la fosse plongée dans laquelle est installé le studio photo de l’association Ouitisch. Le moment est venu, après deux ans de réflexion et de travail autour de leur projet !
Hier à 16h30, au quartier Colombier dans le centre ville de Rennes, le public des Tombées de la Nuit a découvert la performance artistique de la bruxelloise Gwendoline Robin, intitulée « De Terre et de Feu ». Un spectacle de 25 minutes où l’artiste a mêlé sonorité cristalline (avec des tubes de verre écrasés au sol), mouvements chorégraphiques (autour d’un volcan de terre chargé d’explosifs) et détonations brutales.
YEGG : D’ailleurs en ce moment, vous travaillez sur une nouvelle création dont vous avez présenté la maquette à Roubaix. En quoi consiste l’exercice d’une maquette ?