Célian Ramis
B.Ballin Girlz : le basket au féminin


Samedi 22 juin, l’association B.Ballin Girlz a organisé un tournoi de basket exclusivement féminin. YEGG s’est rendu sur place pour rencontrer la présidente de l’association Lauriane Songué, et prendre, par la même occasion, la température de cet événement particulier.
Initialement prévu à Beaulieu, le tournoi a finalement prit ses aises à l’espace des Deux Rives, faute de soleil. Si le temps n’était pas au beau fixe à l’extérieur, l’ambiance, elle, était survoltée à l’intérieur. Lauriane Songué, présidente de l’association B Ballin Girlz, et à l’initiative de l’événement, avait le sourire.
Tout a parfaitement fonctionné, pour cette première édition. « Pour moi, la réussite des basketteuses aux JO a été un élément moteur. Cela a créé une dynamique pour le basket féminin. Dynamique sur laquelle on s’est appuyé pour créer cet événement », confie Lauriane avant d’ajouter : « on a créé ce tournoi pour répondre à une demande. Les filles en avaient marre de devoir toujours jouer contre des garçons. De plus, lors des tournois mixtes, on sent souvent qu’on n’est pas à notre place ! ».
Avec 16 équipes inscrites, soit plus de 60 joueuses au total, les filles ont répondu à l’appel. Toute la journée, les matchs se sont enchaînés, par équipe de trois sur un panier. « En plus de proposer un tournoi exclusivement réservé aux femmes, on voulait également faire découvrir une nouvelle discipline, le 3 contre 3 qui sera d’ailleurs une nouvelle discipline olympique à partir de 2016 », précise la présidente de l’association.
« On ne fait pas ça pour l’argent »
Concours de dunk (une des manières les plus spectaculaires de marquer un panier au basket-ball, ndlr), show de danse, accueil chaleureux, proposition de restauration, tout était réuni pour que les participantes et les spectateurs se sentent à l’aise.
Et cela n’était pas dû à un quelconque hasard, mais à une vraie volonté affichée par l’organisatrice : « On ne fait pas ça pour l’argent, mais pour le plaisir. On veut que les gens s’amusent, que ce soit convivial, que tout le monde passe un bon moment ». B.Ballin Girlz n’a pas œuvré que pour les femmes avec ce tournoi. « On est en partenariat, avec Le ballon du bonheur (une association qui vient en aide aux enfants des pays en voie de développement à travers le sport ndrl). C’est important pour nous d’agir pour la bonne cause », confie Lauriane.
Après quelques heures de compétition, la journée s’est terminée aux alentours de 18h pour les amatrices, avec la grande finale, et la création d’une vidéo regroupant toutes les participantes pour envoyer un message de soutien aux joueuses de l’équipe de France actuellement à l’Euro. A 20h, ce fut au tour des professionnelles de faire leur entrée sur le parquet, dont Lauraine Tony (lire notre article Girlz en basket, publié le 20 juin 2013) pour un match de gala. Pour une première, ce fut réussi et il est fort à parier qu’une deuxième édition sera proposée l’an prochain.


Celle qui se cache derrière sa frange et ses lunettes rondes explique : « Ca fait sourire, ça amuse, ça interroge. C’est marrant ! » Et ce n’est pas par hasard qu’elle a décidé de courir les rues, avec son pinceau et sa colle, à la recherche de pans de mur pour y afficher ses dessins, « des culottes que je fais au marqueur sur du papier kraft ». A l’origine de ce street art culotté, un projet à réaliser pour l’école des Beaux-Arts, début 2013, sur le thème des « traversées dans l’espace ».
Originaire de Cayenne en Guyane, la joueuse du club de l’Avenir de Rennes, se tourne rapidement vers le basket. Passion qui lui vient de son père basketteur amateur. Comme de nombreuses sportives elle a des modèles : « Sandrine Gruda (désignée meilleure joueuse européenne en 2009, ndlr) est l’une des joueuses qui m’inspire, mais la plupart de mes idoles sont dans le basket masculin, notamment, Kobe Briant (double champion olympique entre autre, ndlr)». 
Avant d’être écrivain, Christine Claude a exercé bien des métiers : aide géomètre, secrétaire de labo, traductrice, femme de ménage, serveuse… Ou encore baby-sitter pendant un an et demi aux Etats-Unis « à l’époque de Nixon et de la guerre du Viet-Nam ». Puis elle s’est tournée vers le théâtre mais a estimé ne pas avoir la fibre pour ce milieu car « trop insoumise ».



« Un doux reniement » est une immersion théâtrale pour 1 personne, une pièce qui met le spectateur au centre de la représentation. Le principe est simple : équipé d’un casque audio, le participant prend le rôle de Paul Fradontal. Un jeune homme parti en train, à l’enterrement d’une vieille amie, Lucie Steiner. Sur son chemin, il croise des spectres, joués par 3 comédiens, dans 3 espaces différents et se laisse porter par ses souvenirs.

Sophie Pondjiclis est une grande dame de l’opéra. Diplômée du conservatoire national supérieur de musique de Paris à 22 ans, 1er prix au concours international de chant de Tréviso, cette mezzo-soprano côtoie très tôt le monde de la musique classique. « J’ai commencé le piano à 5 ans », explique-t-elle, avant de souligner : « J’avais déjà ma voix dès l’âge de 11 ans ». De là, elle intègre rapidement les plus grandes écoles de musique et devient l’une des plus jeunes élèves des établissements prestigieux qu’elle fréquente, au point de devoir falsifier son âge pour y entrer. Aujourd’hui, elle joue sur les plus grandes scènes européennes : la Scala de Milan, l’Opéra Garnier de Paris, le Grand théâtre de Genève, l’opéra de Zurich et prend les traits de différents personnages lyriques parmi les plus célèbres de ces derniers siècles, telle que Carmen, qui sera son premier rôle. Mardi prochain, c’est le personnage de Flora qu’elle interprètera, à l’opéra de Rennes. Une courtisane provocatrice, qui revisitée par le metteur en scène Jean-Romain Vesperini, se veut un brin jalouse et malveillante. Un rôle fort, en italien, que Sophie Pondjiclis connait bien puisqu’il fait parti de son répertoire. Pour cette française d’origine grecque, La Traviata une « histoire d’amour contrariée », qui décrit « un monde terriblement attaché aux apparences ». Une œuvre qui inspire la quête « de l’instant présent » et dont elle se sent « privilégiée d’être partie prenante ».



Mohamed Hamidi, réalisateur et co-scénariste, Alain-Michel Blanc, co scénariste et Tewfik Jallab, acteur principal étaient réunis jeudi soir au Gaumont pour échanger autour du film Né quelque part. Un film dans lequel il est question d’identité, de filiation et de racines.
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