Célian Ramis
Terres-Neuvas aux Champs Libres : une histoire d'hommes ?

Le musée de Bretagne des champs libres et le musée d’art et d’histoire de Saint-Brieuc présentent une exposition en parallèle, d’octobre à avril sur les Terre-neuvas, ces pêcheurs qui partaient de longs mois en mer, en Atlantique nord. Le sujet semble empreint de virilité et ne laissant aucune place aux femmes, et pourtant…
En deux parties, l’exposition sur les Terre neuvas sera visible du 19 octobre 2013 au 19 avril 2014 : l’une à Rennes, l’autre à Saint Brieuc, avant de déménager à St Malo et Granville en juin 2014. Elle présente en deux volets, l’aventure de la pêche à la morue sur les côtes de Terre-neuve.
Des marins bretons et normands s’embarquaient pendant plusieurs mois pour profiter des réserves halieutiques, c’est-à-dire des richesses en poisson du Canada. Les conditions de vie sommaires, les techniques de pêche, le contexte socio-économique de l’époque ( etc …), sont autant de sujets abordés dans le cadre de l’exposition.
Un contexte masculin
Aux champs libres sont exposés cinq siècles de pêche morutière à travers un parcours qui reprend une démarche d’histoire sociale. Le quotidien de ces hommes est dévoilé à travers de nombreux objets, photos et documents. L’univers des marins est très bien restitué grâce à une scénographie efficace visuellement qui plonge le spectateur dans les eaux froides de Terre-Neuve, du labrador ou encore de Saint Pierre et Miquelon, à la recherche de morue. Les enfants sont les bienvenus grâce à la mise en place d’interactions et d’objets numériques.
À Rennes, il s’agit presque exclusivement de pêcheurs, même si, occasionnellement, des femmes ont pu embarquer pour aider à sécher ou à saler la morue.
Si la gente féminine se fait discrète dans le contenu de l’exposition, c’est une directrice, Céline Chanas, au musée de Bretagne qui a coordonné le travail en amont de l’exposition. Elle signale que lorsqu’ils ont commencé à travailler, le simple mot Terre-neuvas suffisait à réveiller une mémoire familiale chez ses interlocuteurs. Le recrutement des marins se faisait très loin à l’intérieur des terres, parfois même jusqu’à Rennes.
C’est pourquoi en Bretagne, le souvenir des Terre-neuvas est un sujet de mémoire très présent, qui alimente parfois des fantasmes. Céline Chanas a été accompagnée dans sa démarche par la directrice du musée d’art et d’histoire de Saint Brieuc, Elisabeth Renault, et par la conservatrice du musée du Vieux Granville, Michèle Chartrain.
Une réalité féminine
Le deuxième volet, présenté à Saint-Brieuc, est axé sur un thème précis: « Le temps de l’absence ». Il traite des personnes restées à terre, et notamment des épouses des marins. La littérature et l’art ont consacré l’image de la veuve éplorée ou celle de la femme scrutant l’horizon dans l’attente d’une voile de bateau. Ces images d’Épinal sont reprises, complétées par des faits précis.
Loin d’attendre au bout du quai en s’abîmant les yeux dans les flots de l’Océan, les femmes de marins maintenaient une activité professionnelle pour subvenir aux besoins de la famille. Pêcheuses à pied, lavandières, agricultrices, couturières, ouvrières dans les usines de conditionnement du poisson… les métiers ne manquaient pas.
Au-delà de leur activité professionnelle, elles s’occupaient également de la maison, des enfants; ce qui ne leur laissait que peu de temps pour attendre le retour des Terre-neuvas sur la jetée. Mais dans ce cas peut-on parler d’une libération des femmes avant l’heure de leurs consœurs? Pas complètement. Certes les épouses de marins étaient libres du contrôle d’un mari, pas de celui de la famille qui pesait encore sur leurs épaules.
L’exposition vient rappeler le rôle et la place des femmes, trop souvent occultés par les exploits ou les tragédies des marins.
Terre-Neuve/Terra-Neuvas bénéficie de deux volets très complets, qui fonctionnement de manière autonome. La visite des deux musées apporte néanmoins une meilleure compréhension du sujet dans sa globalité.

Lui est à la guitare. Elle à l’accordéon. Ensemble, ils forment un joli duo dont la musique est synonyme de douceur, de quiétude. Assis sur les gradins ou sur le sol, les spectateurs, dociles, se laissent envoûter par la magie de ce moment, par la magie du voyage dans lequel nous entrainent les deux compagnons.
Puis c’est la rumba qui rythme notre périple dans cette Afrique qui prend parfois des airs de Cuba. Si « la rumba se joue normalement à plusieurs guitares et avec des percussions », les spectateurs participent, en frappant des mains, pour pallier leur absence de ces instruments. L’ambiance est familiale, l’humeur joviale.




Son personnage, inspiré des films de gangsters et des comédies musicales qu’il chérit tant, est exubérant, a une dégaine de mafieux gominé, enchaine clowneries et mimes, et part dans des trips délirants, qui lui vaudront de se retrouver entièrement nu à un certain moment du spectacle, pour le plus grand plaisir des dames, d’abord surprises puis très enthousiastes – certaines mettront plusieurs minutes à s’en remettre.
Cette nouvelle édition du Grand Soufflet nous invite à voyager à travers la musique mexicaine. Après avoir présenté plusieurs spectacles de cumbia, le festival a proposé aux Rennais un autre style : la musique tejano, dite aussi Tex-Mex.
Douceur, sourire et plaisir partagé sont les maitres mots de ce concert qui a du mal à attirer la foule. Pourtant, les festivaliers qui ont répondu présents sont bel et bien sous le chapiteau, prêts à danser, gentiment, dans la fosse ou simplement à apprécier les rythmes et le lyrisme latin dont nous font part les quatre musiciens de Los Aztex.
Pour cette première tournée bretonne, « vous avez le droit de crier, de siffler, de taper des mains, de taper des pieds, explique Frédérique Doré, présidente de l’association Binic Burlesque Festival. Messieurs, vous pouvez siffler. Mesdames, vous n’avez rien à dire ».
Les artistes sont belles, pulpeuses pour la plupart, voire bien en chair, dévoilent avec élégance leurs généreux atouts et affichent de larges sourires face à un public ravi et enthousiaste. Les unes et les autres se dénudent tour à tour dans des numéros d’exception. Entre Lada Redstar, l’atout charme allemande, Loulou D’Vil, la brunette sauvageonne finlandaise, Miss Anne Thropy, la terriblement charnelle belge et Lolly Wish, la belle blonde pulpeuse belge également, le show est sensuel, provocant et pétillant.
Doucement, les stars du burlesque enlèvent leurs gants, avec les mains ou la bouche, dézippent leurs robes, déboutonnent leurs corsets, dégraffent leurs soutien-gorges, retirent leurs portes jarretelles et bas. On découvre alors, petit à petit, les différentes parties de leurs corps, qui à la base sont dissimulés sous des costumes moulants, resserrés au niveau de la taille laissant entrevoir des hanches larges.
Mardi 15 octobre, à 18h, Amandititita se produisait sur la scène du Grand Soufflet. Sous le chapiteau, installé place du Parlement, la chanteuse mexicaine rencontrait, pour la première fois, son public français.
Musicalement, elle nous emmène dans un milieu underground qui mêle cumbia et électro. Surnommée, la « reina de l’anar-cumbia », elle est une artiste controversée dans son pays natal, le Mexique.





Trois manches vont se succéder jusqu’à la victoire du clan des Tecnicos. Il faudra une heure, et des sacrés coups dans la gueule et dans le dos, à Casandro El Exotico - « le clo clo mexicain, roi de la prouesse technique et lutteur exotique, glamour et paillettes » en majestueux justaucorps rose brillant et au brushing irréprochable – et à Mascara Dorada – « celui qui cumule 4 titres de champion du monde en même temps, qui est le fils de la déesse du vent » et qui brandit fièrement le drapeau breton à son arrivée – pour venir à bout des deux monstres de la lucha libre qui forment le clan des Rudos (écrit en rouge sur l’arrière du slip de Dragon Rojo Jr). Une victoire qui ne sera pas facile à remporter.
Entre sifflements et acclamations, les luchadores se confrontent en face à face ou en duo, cherchant chaque occasion de faire le show mais aussi une opportunité de soumettre son adversaire par une prise de leur choix ou en le clouant au sol, minimum 3 secondes, les deux solutions pour mener son clan à la victoire.