Célian Ramis

Retour à l'école pour les élus rennais

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Ville de Rennes
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Lundi 15 avril, le Conseil municipal prenait des allures de cours de récréation au moment d'aborder la réforme des rythmes scolaires.
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Lundi soir, le 15 avril, Gwenaële Hamon, adjointe au maire chargée de l’Education et de la Jeunesse, a présenté au conseil municipal l’aménagement des temps éducatifs – 4 jours et demi par semaine dès la rentrée 2013 - dans les écoles rennaises.

L’application de la réforme Peillon, qui prévoit l’aménagement de la semaine à 4,5 jours, ne fait pas consensus ce soir-là au sein du conseil municipal. Gwenaële Hamon rappelle les nouvelles modalités des rythmes scolaires, appliquées dès la rentrée 2013 : du lundi au jeudi – excepté le mercredi après-midi – les élèves auront classe de 8h45 à 12h et de 14h15 à 16h15 ; la journée se terminant à 16h pour le vendredi.

« L’allongement de la matinée a été décidé ainsi car il s’agit du temps d’apprentissage le plus propice à la concentration », explique l’élue. La pause méridienne se verra allongée de 15 minutes « pour apaiser le temps de restauration et de développer des partenariats nouveaux ». Par partenaires nouveaux, elle entend des associations et des maisons de quartier afin de proposer des ateliers aux enfants qui restent manger à la cantine, « en adaptant la nature des activités pour mieux préparer le retour au calme nécessaire au temps d’apprentissage ».

Un million d’euro est prévue pour l’application de cette réforme, dont 400 000 euros pour les partenaires associatifs.

Pour Bruno Chavanat, leader de l’opposition Union pour Rennes Capitale, il est essentiel de se concentrer sur l’intérêt de l’enfant. « Vous proposez des journées qui commencent 15 minutes plus tard et qui finissent 15 minutes plus tôt. Elles sont à peine raccourcies ! », déclare-t-il, avant de souligner que l’allongement de la pause méridienne sera « accidentogène », que l’évaluation faite par les équipes éducatives à l’école Trégain (l’école était en phase test pour la semaine des 4,5 jours) démontre qu’il ne s’agit pas d’un temps reposant et qu’il sera difficile de proposer une offre diversifiée (pour les activités du soir) sans prévoir de nouveaux équipements de quartier « pour éviter la concentration ».

Au nom d’Alliance Citoyenne, Fabrice Marzin souligne que « c’est une chance pour Rennes d’avoir déjà expérimenté des temps scolaires différents ». Mais il craint un grand cafouillage lors de la prochaine rentrée : « Il y a un flou qui persiste à 5 mois de la rentrée. Nous serons donc très vigilants en septembre ».

Pour lui, il aurait été pertinent de poursuivre les discussions avec les acteurs concernés, comme le font d’autres villes en s’alignant sur la réforme en 2014. Ce à quoi Gwenaële Hamon répond que des réunions ont eu lieu avec les directeurs d’école, les directeurs académiques, les parents d’élèves, les enseignants et le tissu associatif. L’élue en charge de l’Education précise que deux réunions sont prévues dans chaque école afin de préparer et d’organiser les temps périscolaires.

Célian Ramis

Allez directement en prison, ne passez pas par la case départ ! (mais faites la queue)

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Une soirée rennaise dans une prison désaffectée - l'ancienne prison des hommes, jacques Cartier - c'est plutôt original et ça nous plait. Visite insolite.
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Dazibao avait « Cartier libre » jeudi dernier ! Plus de 5000 personnes ont pu visiter l’ancienne maison d’arrêt pour hommes grâce à cette soirée organisée par le CRIJ, en partenariat avec l’association Génépi à l’occasion du Printemps des prisons.

Imposante. C’est sûrement ce qui définit le mieux cette soirée Dazibao. De la station de métro Jacques Cartier à l’ancienne prison, la foule est déjà agitée avant d’être calmée par les dizaines de mètres de file d’attente qui borde le mur du centre pénitentiaire.

Les visiteurs frémissent d’impatience à l’idée de pouvoir découvrir le bâtiment qui se cache derrière ce grand mur. En effet, rares sont les occasions de visiter une prison. Et pas n’importe laquelle puisqu’elle a fait, en partie, l’objet d’un documentaire de Catherine Rechard, Le déménagement, lors du transfert des détenus de cette maison d’arrêt implantée près du centre ville et l’actuelle prison, installée à Vezin-le-Coquet.

La soirée Dazibao, habituellement fréquentée par un public jeune, a attiré d’autres visages, d’autres générations, jeudi dernier. Les étroits couloirs des différentes ailes du centre pénitentiaire étaient remplis de visiteurs, curieux de découvrir cette structure souvent fantasmée. Vidée depuis 2010, la prison Jacques Cartier vue de l’intérieure est imposante.

Des cellules de 9m2, pouvant accueillir plusieurs détenus, des portes étriquées, des petits couloirs et des étages qui semblent entassés les uns sur les autres… difficile d’imaginer les conditions de vie au sein de ces locaux. D’autant que l’importante fréquentation de ce jeudi soir déforme notre vision et notre ressenti.

Si les visiteurs n’avaient pas l’autorisation d’accéder aux étages – car des textes confidentiels étaient encore affichés sur les murs – ils pouvaient en revanche participer aux différentes animations proposées par le CRIJ et profitaient de la musique des différents groupes. L’association Génépi organisait des petits jeux pour en apprendre plus sur l’univers carcéral.

Fanny Bouvet fait le grand saut

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Fanny Bouvet, jeune plongeuse rennaise, est sélectionnée aux Jeux Olympiques de Londres. Portrait.
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C’est à la piscine de Bréquigny que nous avons rencontré Fanny Bouvet, jeune plongeuse sélectionnée pour les Jeux Olympiques de Londres (27 juillet – 12 août). On vous raconte.

Deux plongeoirs sont installés au bout de la piscine. Un périmètre délimite la zone de plongeon afin d’éviter que les visiteurs ne s’approchent de trop près. A peine les épreuves du Bac (série S) terminées, Fanny Bouvet est déjà de retour dans le grand bain. Pendant une heure et demi, elle va enchainer les plongeons. On la sent tendue. « Elle est renfermée, concentrée », explique son entraineur, Frédéric Pierre.

De son côté, elle nous précise que « ça fait longtemps que je ne me suis pas entrainée. Je dois retrouver mes repères, mes appuis ». En effet, quinze jours d’examens, plus le temps de révision légèrement perturbé par les sollicitations médiatiques… cela fait beaucoup pour la jeune fille. Il faut dire que le reste de l’année n’a pas été bien plus calme puisqu’elle a enchainé les compétitions. Notamment la Coupe du monde en février, à Londres.

« Pour être sélectionné, il y a deux étapes : être dans les 12 premiers aux Championnats du Monde de Shanghai l’été dernier ou être dans les 18 premiers à la Coupe du Monde de Londres. Moi j’étais 7e au rattrapage car il y a une histoire de quota… c’est compliqué tout ça ! », rigole-t-elle.

En tout cas, Fanny est contente et soulagée. Mais elle est consciente de la masse de travail que cela représente. Elle s’entraine donc trois heures par jour. Des exercices sur le trampoline pour l’échauffement, une bonne série d’acrobaties en partant du plongeoir et une séance de muscu pour terminer !

Wahou, les JO !

Petite, Fanny a rêvé de ce moment. Savait-elle qu’elle y arriverait à 18 ans ? Et dans le domaine du plongeon ? Pas sûr. Car la demoiselle a testé plusieurs sports avant se lancer pleinement dans celui qui lui permet aujourd’hui d’accéder aux JO. « Avec une maman dans le milieu de la gym acrobatique, j’ai vite baigné là-dedans », explique-t-elle.

Elle fera donc de la gym acrobatique, de la natation, du tennis ou encore de la danse. En parallèle du plongeon puisqu’elle commence à 7 ans et demi : « J’étais comme tous les enfants, je voulais tout faire ». Mais lorsqu’elle fait de la natation, elle n’attend qu’une seule chose : la fin du cours pour pouvoir profiter du plongeoir. Elle intègre donc le cercle Paul Bert, club dans lequel elle est toujours. Sa sélection aux JO relève d’« un exploit », selon son entraineur.

Pour la plongeuse, c’est un rêve de petite fille qui se réalise : « Comme tous les sportifs, je rêvais de JO. Alors j’ai essayé de me donner les moyens d’y arriver ». Déterminée, elle ne lâche pas son objectif. « A 14 ans, j’ai su que je pourrais le faire, mais j’avais bien conscience que ce serait compliqué », précise-t-elle. Compliqué oui surtout quand des blessures lui barrent la route, comme celle aux ligaments croisés lors d’un entrainement sur le trampoline. Elle remontre très vite en selle, enfin sur le plongeoir plus exactement, et se sélectionne pour les JO.

La tête sur les épaules

Si son rêve se réalise aujourd’hui, Fanny garde tout de même la tête froide. Aller au JO, c’est bien oui mais il faut aussi penser à l’avenir. Elle ne sait pas combien de temps elle plongera. Mais elle sait qu’à la rentrée, elle intégrera des études de kiné à Rennes. Ce qui ne réjouit pas particulièrement son entraineur qui la voyait peut-être déjà à Paris, à l’Institut National des Sports et de l’Education Physique – INSEP (« à savoir que sur les 5 français sélectionnés en plongeon, Fanny est la seule à ne pas suivre de formation à l’INSEP », nous précise Frédéric Pierre).

Mais la plongeuse en a décidé autrement et semble profiter de l’instant présent. Elle se réjouit de participer à cette immense compétition : « ça va être une expérience sportive très enrichissante. Sur le plan humain aussi d’ailleurs. On va voir plein de monde, c’est chouette ». Elle sait déjà à peu près ce qu’elle présentera comme plongeons (cinq pour les filles, six pour les garçons). Elle souhaite faire de son mieux, « faire un truc bien quoi » mais ne rêve pas. Son but n’est pas la médaille d’or. « Je me dis simplement que je n’ai rien à perdre ».

La Rennaise d’adoption (née à Versailles) se prépare maintenant pour les Championnats de France (qui se dérouleront en banlieue parisienne, les 7 et 8 juillet) ainsi que pour els Championnats d’Europe junior (qui auront lieu en Autriche du 11 au 16 juillet). Le 3 août, Fanny plongera dans une certaine piscine londonienne, face aux meilleurs plongeurs du monde. On lui souhaite bon courage !

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