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Mythos 2015 : Les femmes (minoritaires) prennent la parole !

Du 7 au 12 avril, le festival des arts de la parole Mythos reprend ses quartiers dans la capitale bretonne et sa métropole. Dix places vous sont offertes ici pour assister à des spectacles créés par des artistes féminines engagées et expressives.

Cette année, les femmes se font discrètes dans la programmation de Mythos. Toutefois, l’engagement des artistes présentes n’en est pas amoindri, et elles démontrent leur volonté de prendre la parole et de raconter, que ce soit dans « Please, continue (Hamlet) » de Yan Duyvendak & Roger Bernat, dans « Le grand frisson » de la compagnie des Femmes à barbe ou encore dans « Les résidents » d’Emmanuelle Hiron.
PLACES À GAGNER
• Décris-Ravage, d’Adeline Rosenstein : 4 places
Adeline Rosenstein attise déjà toutes les curiosités avec son théâtre documentaire, « Décris-Ravage », qui mêle témoignages d’artistes occidentaux ayant vécu en Israël ou en Palestine à des pièces de théâtre historiques traitant des mêmes événements. C’est avec originalité, espièglerie et humour qu’Adeline Rosenstein s’empare du sujet du conflit israélo-palestinien pour poser le débat, sans jamais éviter les questions inconfortables, les tensions.
2 places à gagner pour la représentation du mercredi 8 avril, 18h, au théâtre de la Parcheminerie, Rennes
2 places à gagner pour la représentation du jeudi 9 avril, 20h30, au théâtre de la Parcheminerie, Rennes.
• Voyage extra-ordinaire, de La grosse situation : 2 places
Le trio de La grosse situation propose une déambulation imaginaire à l’occasion d’une représentation unique de « Voyage extra-ordinaire ». Alice Fahrenkrug, Bénédicte Chevallereau et Cécile Delhommeau sont définies comme comédiennes, auteures, metteures en scène, escaladeuses, botanistes, raconteuses d’histoire, chanteuses d’occasion, bricoleuses du quotidien et exploratrices chevronnées. Rien que ça. Ou tout ça pour emmener un groupe de volontaires dans un voyage vers l’imprévu.
2 places à gagner pour la représentation du jeudi 9 avril, 21h, au Campement Dromesko, St-Jacques-de-la-Lande.
• Sianna (+ Set&Match) : 2 places
Déjà repérée lors de Bars en Trans en décembre dernier, Sianna est une révélation sur la scène rap. Ses inspirations sont variées : du r’n’b au rap français en passant par la soul et le blues afro-américain, la jeune artistes livre ses rimes avec énergie et dynamisme. Habituée à partager la scène avec d’autres artistes urbains, la rappeuse se présentera seule devant le public de Mythos et promet une explosion d’émotions.
Ce soir-là, elle partagera non pas la scène mais l’affiche avec le groupe r’n’b Set&Match, au ton décalé et raffiné.
2 places à gagner pour le concert du vendredi 10 avril, 20h30, à l’Antipode MJC, Rennes.
• Yael Naïm (+ récit de Nicolas Rey & Mathieu Saïkaly) : 2 places
La réputation de Yael Naïm n’est plus à faire. D’Israël à Paris, ses chansons voyagent au fil des langues et des pays et l’artiste est de celles qui chantent avec insolence et cruauté, de celles qui savent que l’art n’a pas grand chose à voir avec la politesse. Avec son compagnon, David Donatien, qui signe les arrangements, ils instaurent une ambiance particulière et entrainent le public dans une sorte de doux rêve dont il est difficile de s’extirper mais agréable de s’y glisser.
Avant le concert, découvrez « Et vivre était sublime », une histoire née de la rencontre entre deux hommes et deux univers, l’écrivain Nicolas Rey et le musicien Mathieu Saïkaly.
2 places à gagner pour la soirée récit-concert du vendredi 10 avril, 20h30 (récit) et 22h30 (concert), dans le parc du Thabor, Rennes.
Pour gagner vos places, soyez les premiers à nous contacter à l’adresse redaction@yeggmag.fr, en précisant la représentation qui vous intéresse (avec date et heure).
Merci de nous préciser votre nom, prénom, adresse et mail.


C’est cette capacité à unir divers univers qui participe à leur succès amplement mérité. Ils sont Iraniens, Irakiens et Turcs. Ils sont kurdes, connaissent les musiques de leur pays et sont réunis par la volonté de célébrer la diversité et la richesse des chants et styles de leur peuple. Un peuple comptant des dizaines de millions de personnes éparpillées dans quatre pays frontaliers dont les situations et régimes politiques sont loin d’être semblables.
Leur objectif, c’est celui de sensibiliser à l’esprit de toutes les musiques traditionnelles kurdes, mêlées les unes aux autres, mélangées à d’autres genres orientaux, et alliées à la culture occidentale. L’ensemble fonctionne sans difficultés. Véritable initiation et découverte du patrimoine d’un peuple effacé de la carte géographique, entre autre. Pourtant, dans leurs musiques, ils expriment la gaieté, la joie, la jubilation, le plaisir et la fête. Avec force et sourires.
Les châteaux de sable, un titre en référence à la chanson de Brassens, à l’image de quelque chose qui se construit et se déconstruit, à l’enfance. Parce que ce film aborde tous ces points. À travers le personnage principal, interprété par Emma de Caunes, le scénario tisse des situations émotionnellement intenses autour de différents questionnements, notamment l’après-couple, le deuil et la difficulté à faire un choix.
Un point sur lequel elle s’accorde avec Olivier Jahan, absent pendant 15 ans de la réalisation de long-métrage. « J’étais catalogué sélectionneur de la Quinzaine des réalisateurs, et puis j’avais fait un premier film qui n’avait pas trop marché… À une époque, on acceptait que le premier film ne fonctionne pas très bien et on accompagnait les jeunes artistes, maintenant c’est fini. Je suis arrivé à une période où ce n’était plus possible. Donc difficile de faire un deuxième film. », confie-t-il.
L'école, Françoise Ancquetil la connaît bien. « Il y a la grande Histoire, moi j'ai ma petite histoire avec l'école, confie-t-elle, au début de sa conférence « L'école est finie ? ». Je suis arrivée à 14 mois dans la cour d'école. » Orpheline, elle a été adoptée par un couple, tous les deux directeurs d'école ; sa mère dirigeait l'école des filles d'un village proche de Rennes et son père, l'école des garçons, au même endroit.

Publier et oublier, deux mots en référence à Rien de grave, roman dans lequel elle raconte comment Raphaël Enthoven, son premier mari, l’a délaissée pour Carla Bruni.



Après 15 minutes de performance, la krumpeuse laisse place aux neuf danseuses de Paradox-Sal, réunies autour de l’Afro-house par le chorégraphe Ousmane « Baba » Sy. Une à une, elles rejoignent la scène et exécutent, dos au public, des pas de base harmonieusement synchronisés à mesure que la musique résonne dans l’Opéra. De l’ensemble émane l’esprit de Fighting Spirit, une création singulière qui va mêler l’œuvre collective à l’individualité de chaque performeuse mais également à l’individualité de chaque danse urbaine.
Tout dans Fighting Spirit opère comme un boomerang. Les corps, utilisés comme unique et simple moyen d’expression, libèrent toute forme de pression. La combattivité des performeuses circule dans la salle comme un tourbillon infernal, voué à confronter la violence à la douceur du discours. Des rythmes afros et r’n’b ainsi que des techniques de danse parfaitement maitrisées, avec légèreté, fluidité et condensé de rage et puissance, se dégagent une alternance équilibrée entre grâce, sensualité et force guerrière.

Le jour où elle reçoit le scénario de ce qui deviendra son nouveau film, elle se laisse séduire sans réticence aucune par ce serial killer avec lequel elle compatie, pour la première fois, et avec le chat et « son air de va te faire foutre ». Ce serial killer, c’est Jerry, un psychotique aux allures de benêt bien cadré dans sa petite vie à Milton et très investi dans son nouveau boulot au service emballage d’une usine de baignoires. Le chat, c’est Mr. Moustache, un animal de compagnie arrogant et cynique, à l’accent écossais. Il est accompagné de Bosco, un chien un peu pataud et surtout très raisonnable, à la voix grave et lourde.
L’histoire est cocasse, l’humour grinçant et le casting succulent. Ryan Reynolds se glisse avec aisance semble-t-il dans le rôle du serial killer dépassé par les événements, et surtout par ses émotions incontrôlables et son libre arbitre dont il est mal affublé. « Il a le regard inquiétant, le sourire juvénile et enfantin, on lui donnerait le bon dieu sans confession », s’exalte Marjane Satrapi.

Présenté dans le cadre du festival Travelling Oslo, le film Melody est un délice. Rien n’est fait pour mettre le spectateur à l’aise, ni même pour l’épargner. Les émotions sont indissociables des respirations haletantes de la salle qui vibre au rythme de l’histoire. Une histoire a priori simple, au départ. D’un côté, Melody, une jeune femme de 28 ans, née sous X, décidée à ouvrir son salon de coiffure mais démunie financièrement et dans l’incapacité de se voir accepter un prêt. De l’autre, Emily, une femme d’affaires, la quarantaine passée, qui vit en Angleterre, décidée à avoir un enfant toute seule mais démunie biologiquement et dans l’incapacité de tomber enceinte.
Et de ce mal-être, Melody en est imprégnée et ne s’en sépare quasiment jamais, comme incapable de lâcher prise tant qu’elle ne sait pas d’où elle vient et qui elle est. Dans le regard maternel d’Emily, elle trouve parfois réconfort et apaisement. Pourtant, leur relation se base sur un déséquilibre et celle qui, au départ se trouve être la dominante de par son pouvoir financier, prendra le rôle de la dominée, livrée à la seule volonté de celle qui porte son enfant.
« La conspiration des poissons est un bon livre. Pire : « excellent », « génial », « le livre de l'année »... Pourquoi pas le livre du siècle pendant qu'on y est ? Du Proust dans un bocal, du Balzac à l'eau du robinet, du Molière en écailles... » Sur les planches du théâtre de l’ADEC ce vendredi 30 janvier, Yvan Dromer, directeur du lieu, déclame face au public la critique que l’auteur Olivier Arrighi a rédigé sur le nouveau roman de Sabine Revillet, un ouvrage qui n’a jusque-là pas été publié, ni même écrit. Et pourtant, les critiques affluent depuis des mois !
Sur la scène du théâtre de l’ADEC, Yvan Dromer met un point final à la critique d’Olivier Arrighi : « La littérature est un art comme les autres où « le regardeur fait l’œuvre ». Plus précisément : c’est le lecteur qui fait le livre. Pour preuve : il n’y aurait pas de livres sans lecteurs et plus il y a de lecteurs, plus il y a de livres. » Il ne croit pas si bien dire : durant sa résidence dans le quartier de Bourg-L’Évêque, Sabine propose aux habitants, petits et grands, de coécrire avec elle La conspiration des poissons. « Pour l’instant, il s’agit d’un texte à construire. On fait un peu les choses à l’envers mais en bout de course, tout le monde en aura écrit un petit bout ! » précise-t-elle.